Montpellier : Le Musée Lattara tente de percer le secret des scribes

EXPOSITION Après l'écriture étrusque, le site archéologique s'intéresse jusqu'en janvier aux écritures de l'Egypte ancienne...

Nicolas Bonzom

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Une statue de scribe.
Une statue de scribe. — N. Bonzom / Maxele Presse

Jusqu’au 2 janvier prochain, le site archéologique Lattara (musée Henri-Prades) à Lattes ( Hérault) tente de percer le secret des scribes, à travers un parcours inédit à travers les mystérieuses écritures de l’Egypte ancienne.

L’exposition, qui débute samedi, transporte les visiteurs du IVe siècle avant notre ère, quand l’écriture est apparue sur les rives du Nil, au 24 août 394, date où fut découverte la dernière inscription hiéroglyphe connue.

Trois modes d’écriture

« Après le succès de notre exposition sur l’écriture étrusque, nous abordons avec l’exposition A l’école des scribes une deuxième facette de l’écriture méditerranéenne : celle de l’Egypte ancienne, confie Diane Dusseaux, directrice du musée. Le thème de l’Egypte ancienne avait déjà fait l’objet de deux expositions majeures, il y a quelques années. »

A travers les couloirs sombres (et frisquets, conditions de conservation des pièces obligent), 70 œuvres, en majeure partie prêtées par le musée du Louvre (Paris), mais aussi provenant de collections universitaires ou privées, présente l’usage des hiéroglyphes, mais aussi de deux autres modes d’écriture de l’Egypte ancienne souvent méconnus du grand public : le hiératique et le démotique.

Une stèle ornée de hiéroglyphes.
Une stèle ornée de hiéroglyphes. - N. Bonzom / Maxele Presse

Les scribes, une catégorie de la population essentielle

Pendant plus de trois millénaires, les trois écritures ont été employées conjointement par les Egyptiens, chacune ayant des fonctions différentes : le hiératique servait à écrire les documents de la vie courante jusqu’à l’apparition du démotique, au VIIe siècle avant notre ère, qui l’a remplacé. Le hiératique s’est alors cantonné aux écrits religieux et funéraires, conjointement aux célèbres hiéroglyphes.

Tout au long du parcours, l’exposition salue le travail des scribes, dont l’art était au centre de la société égyptienne ancienne. « Les scribes étaient une catégorie de la population rattachée au roi, qui faisait véritablement tourner les rouages de l’administration », note Laure Bazin Rizzo, ingénieur de recherche, qui a participé à l’élaboration de l’exposition.

Le cahier d’exercices d’un apprenti scribe

Parmi les pièces les plus remarquables de cette exposition événement, le musée présente une sorte de « cahier d’exercices » d’un apprenti scribe, où l’écriture est un peu hésitante, ainsi qu’un manuel scolaire, présentant des modèles d’écriture.

Le cahier d'exercices d'un apprenti scribe.
Le cahier d'exercices d'un apprenti scribe. - N. Bonzom / Maxele Presse

A voir aussi, la stèle de Merneith, datant d’environ 3000 avant notre ère, retrouvée au Sud de l’Egypte, et qui marquait l’emplacement d’une tombe, ou des papyrus contenant des formules magiques, fabriqués au VIIe siècle avant notre ère.

A découvrir dès samedi, jusqu’au 2 janvier, au musée Henri-Prades à Lattes. Tarif : de 2,50 à 4 euros. Ouvert le lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 10h à 12h et de 13h30 à 17h30 et le samedi et le dimanche de 14h à 19h.