Occitanie plébiscité comme futur nom du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

CITOYENNETE Parmi les cinq choix proposés, près de la moitié des 203.993 participants à la consultation ont placé Occitanie en tête. Pas sûr que les Catalans apprécient...

Jerome Diesnis

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Le drapeau occitan. Illustration.
Le drapeau occitan. Illustration. — Alexandre GELEBART/20MINUTES

La consultation citoyenne est sans équivoque : les 203 993 votants ont très largement placé le nom Occitanie en tête de leur choix pour le nom de la grande région.

Selon la méthode Condorcet, les contributeurs étaient appelés à classer de 1 à 5 les appellations : Occitanie est n°1 avec pas loin de la moitié des suffrages (44,90 %), soit 91 598 votants. Derrière, arrive Languedoc-Pyrénées avec 17,81 % des suffrages, puis Pyrénées-Méditerranée avec 15,31 %, Occitanie-Pays Catalan avec 12,15 %, et enfin Languedoc, avec 10,01 %.

Et les Catalans ?

Un vote qui se réfère à l’Histoire de la région : le mot Occitanie évoque aussi bien la langue d’Oc, que le drapeau et la culture régionale. « Occitanie arrive clairement en tête des suffrages, soulignait Carole Delga (PS), la présidente de la région. La notion de Pyrénées est également très forte. »

Malgré tout, ce sont les Catalans qui pourraient ne pas apprécier... Avec le nom Occitanie disparaît toute trace du Roussillon et des Pyrénées-Orientales. Ils ont manifesté jeudi matin à Perpignan pour réclamer que le territoire soit baptisé Occitanie-Pays Catalan. Un choix qui n’arrive que 4e, avec 12,51 %.

Une discussion

« Je veux que ce nom fédère l’ensemble des élus et des territoires, a noté Carole Delga. Certaines personnes peuvent se sentir exclues...  Je pense notamment aux Catalans. Je veux qu’ils se sentent considérés... Je suis prête à ouvrir une discussion avec eux... »

Pour accoler la notion de Pays-Catalan ou Pyrénées ? Difficile alors de comprendre la raison pour laquelle ils auraient dépensé autant de moyens et de temps. Quoi qu’il en soit, ce sont les élus qui doivent désormais se prononcer le 24 juin, en Assemblée plénière, sur le futur nom. Puis c’est le Conseil d’Etat qui tranchera d’ici le 1er octobre. Libre à lui de suivre les recommandations de la région.