Pyrénées-Orientales: Avalanche de protestations contre le projet de fusion des stations de ski

MONTAGNE Un collectif s’oppose au projet de fusion des stations de ski des Pyrénées, Font-Romeu, Les Angles et Puymorens. Il évoque une catastrophe écologique et un projet démesuré…

Jerome Diesnis

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Font-Romeu,en février 2012
Font-Romeu,en février 2012 — Raymond Roig afp.com

La résistance s’organise autour du projet de grand domaine skiable entre les stations de Font-Romeu, Les Angles et Puymorens. Présenté il y a trois mois, le projet doit relier les trois stations catalanes afin d’en faire l’un des plus grands domaines skiables des Pyrénées.

Dix-sept associations et 130 membres sont réunis autour du collectif d’opposants. Parallèlement, une pétition aurait recueilli 2.700 signatures en un mois.

L’annonce de la fusion avait suite à un double coup de semonce. Un rapport de la Cour des comptes a tout d’abord émis de sérieux doutes sur la capacité de survie des stations de ski de moins de 5 millions de chiffre d’affaires. Là dessus, l’enneigement tardif a entraîné une saison touristique morose.

60 millions d’euros à financer par les collectivités

Selon Michel Poudade, le maire des Angles, le futur domaine skiable s’étendrait sur 150 km. Les maires des trois communes mettent en avant les retombées économiques pour toute la région. « L’activité ski représente 5.000 emplois en Cerdagne-Capcir et plus de 250 millions de chiffre d’affaires induits », évoquent les édiles

Les opposants lui rétorquent son coût (le chiffre de 50 à 60 millions d’euros est avancé, à financer en grande partie par les collectivités territoriales) et surtout son impact écologique. « Ces vallées vont être traversées par 7 km de remontées mécaniques, 30 km de pistes, des canons à neige, des travaux de déforestation… c’est une catastrophe écologique », évoque Christian Blanc, l’ancien maire des Angles à la tête du mouvement.

« Nous sommes des amoureux de la montagne, nous ne ferons pas n’importe quoi et entamerons des concertations avec tous », lui rétorque Philippe Loos, maire de Puymorens. Le bras de fer commence à peine…