Nîmes : Le premier parc dédié au jeu vidéo pourrait ouvrir ses portes dans le Gard

ECONOMIE Le projet, porté par la chambre de commerce et d’industrie et des professionnels du secteur, n’en est pour l’heure qu’à ses débuts…

Nicolas Bonzom

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Une ébauche de ce que pourrait être le parc de jeux vidéo du Gard.
Une ébauche de ce que pourrait être le parc de jeux vidéo du Gard. — PJV 2020

Le Gard deviendra-t-il l’un des berceaux du jeu vidéo ? C’est en tout cas la volonté de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Nîmes, qui a lancé un projet de parc dédié au secteur dans le département. Il pourrait ouvrir ses portes à l’horizon 2020.

Ce serait le tout premier en France… et même peut-être dans le monde. Car pour l’instant, aucun parc de ce type n’a vu le jour. Seuls deux projets semblent déjà bien avancés : le mystérieux parc qu’Ubisoft pourrait ouvrir en Malaisie et celui de Nintendo, qui devrait s’installer dans le parc Universal à Osaka, au Japon.

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Une association pour récolter des soutiens

Henry Douais, président de la CCI, évoque un projet qui « tire la France et la région vers le haut », tandis que Jean-Loup Calini, son vice-président, parle d’un « aimant à entreprises ». Un projet qui pourrait également favoriser le tourisme dans le Gard.

Pour lancer son projet, la CCI s’est appuyée sur une étude, qui table que le parc, dont le lieu d’implantation exact n’a pas encore été défini, pourrait accueillir quelque 1,2 million de visiteurs par an. Pour mettre toutes les chances de son côté, une association, regroupant des professionnels du secteur, a été créée, PJV 2020. Sur son site Web, la structure propose d’adhérer, ou de soutenir gratuitement le projet.

Des compétitions e-sport, un musée, des attractions…

« Notre premier objectif, c’est de récolter un maximum de soutiens, pour que le public s’empare de cette idée de parc, et que l’on puisse démontrer que ce projet est aussi porté par la population, note Thomas Séguy, secrétaire de l’association et consultant en jeux vidéo. Ensuite, nous irons à la rencontre des professionnels du jeu. Une fois cette base constituée, nous partirons à la recherche de financements. »

Le parc, qui s’étendrait sur 20 à 25 hectares, pourrait accueillir des compétitions e-sport régulières, un musée du jeu vidéo, un espace dédié aux serious games (des jeux utilisés pour soigner ou éduquer), des conférences, des concerts, des attractions, une école, et une pépinière d’entreprises, qui accueillera de jeunes pousses en matière de jeux vidéo.

« Une véritable culture »

Comme c’est le cas au Futuroscope ou à Disneyland Paris, des hôtels et des restaurants dotés d’une architecture inspirée de la culture gaming pourraient également voir le jour.

« L’idée sera aussi de montrer au grand public que le jeu vidéo n’est pas la sous-culture que certains veulent bien nous faire croire, mais une véritable culture, avec une histoire, et un avenir prometteur, en termes économiques notamment », reprend Thomas Séguy.