Laurent Nicollin.
Laurent Nicollin. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

FOOTBALL

Ligue 1: «On a été cocus», estime Laurent Nicollin à propos de Rolland Courbis

Le président délégué du MHSC n'a pas digéré les conditions du départ de Rolland Courbis. Il lui serrera la main samedi par politesse, mais ne mâche pas ses mots pour autant...

« J’ai besoin de me reposer. » Cette petite phrase de Rolland Courbis, pour justifier sa démission juste avant la trêve de décembre, les Montpelliérains l’auront en tête samedi lors de la réception de Rennes. « Quand il m’a dit ça, je pensais qu’il trouverait autre chose, comme une sélection. Pas un club français. Pour quelqu’un de fatigué, il a très vite rebondi », s’étonne Laurent Nicollin, président délégué du MHSC au micro du Club Sers sur France Bleu Hérault, interrogé notamment par 20 Minutes. Le repos de l’ancien coach de Montpellier a duré au total 20 jours…

« Tant que je serai président, Rolland Courbis ne sera plus jamais entraîneur ou autre chose »

Ce départ précipité, les rumeurs qui l’ont précédé et la signature dans la foulée à Rennes, sont restés en travers de la gorge des Montpelliérains, supporters et dirigeants. « On a été cocus dans l’histoire », reprend Laurent Nicollin, remonté contre celui qui avait fait le forcing en vain pour une prolongation de contrat. « Il a été vexé, mais j’ai bien fait de ne pas le prolonger parce qu’il aurait fini par nous dire qu’il était fatigué. Ça nous aurait coûté beaucoup plus d’argent. »

Dos au mur, Montpellier a su rebondir avec Frédéric Hantz. « Tant que je serai président, Rolland Courbis ne sera plus jamais entraîneur. Ou autre chose, puisqu’il voulait être mon conseiller ou conseiller du président à la place de Michel Mézy. Il voulait la totale. » C’est pourtant Mézy qui l’avait fait venir au MHSC, la première fois en 2007… Alors, Laurent Nicollin lui « serrera la main par politesse samedi », mais il n’oubliera pas. « Je ne regrette qu’une chose : quand j’ai fait une réunion avec les joueurs, ils étaient prêts à le lâcher, conclut Laurent Nicollin. Si on avait pris Hantz avant, on serait peut-être européens. »

Avec 24 points en 14 matchs (contre 22 en 19 matchs pour Courbis), le bilan de l’Aveyronnais plaide en sa faveur…