Coupe d'Europe: Paillaugue, alias «la Paille» a donné du poids à Montpellier

RUGBY Le MHR et son demi de mêlée au profil atypique reçoivent les Gallois de Newport ce samedi en demi-finale du challenge européen, la petite Coupe d’Europe…

Jerome Diesnis

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Benoît Paillaugue (à gauche au soutien de Jim Nagusa) est prêts à forcer le verrou de Newport
Benoît Paillaugue (à gauche au soutien de Jim Nagusa) est prêts à forcer le verrou de Newport — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

A le voir dans la rue, il n’a rien du morphotype du joueur de rugby. Il y a quelques années, Montpellier possédait dans le même effectif les extrêmes du Top 14 : le joueur le plus lourd, Philemon Toleafoa, le plus léger, Paillaugue, alias « la Paille », 1,72 m, 74 kilos tout mouillé.

A 28 ans, le demi de mêlée de Montpellier est l’un des éléments moteurs du MHR, qui surfe sur une exceptionnelle série de huit victoires et reçoit ce samedi (18h30) à l’Altrad Stadiumles Gallois de Newport en demi-finale du challenge européen.

Buteur déterminant, meilleur joueur de son équipe ces dernières semaines, Paillaugue est omniprésent. « Je vis ma meilleure saison. Je ne veux pas m’emballer car j’ai connu des moments difficiles, évoque le demi de mêlée. Parfois, la roue tourne. J’espère qu’elle a beaucoup tourné pour moi. »

Tensions avec Galthié

Il a tout connu. Le poste de capitaine, de temps en temps, essentiellement en challenge européen. Le banc, beaucoup. Notamment sous Fabien Galthié. Ex-numéro neuf, lui aussi, hyper exigeant, il n’a eu de cesse de mettre ses demis de mêlée sous pression. « On s’est dit les choses entre hommes », reconnaît Paillaugue. Les blessures, qui l’ont contraint à abandonner ses espoirs de polyvalence, lui qui se rêvait aux deux postes de la charnière à son arrivée en 2009.

Depuis, le petit a bien grandi. Au point de prolonger de deux ans son contrat, jusqu’en juin 2018.

Lui qui était passé par La Rochelle et Auch, que le Stade français a tenté de récupérer après l’avoir laissé filer. « Benoît est de loin le meilleur d’entre nous », affirme Jean-Marc, son père, demi de mêlée à La Rochelle et fils d’un autre numéro neuf, Max, vice-champion de France honneur en 1963 avec l’US Casteljaloux. Bon sang ne saurait mentir…