Nîmes: Jusqu'à 6 mois de prison ferme pour les pro-corridas violents

tauromachie Parmi les 18 aficionados, le tribunal correctionnel a distingué les plus virulents qui avaient la volonté de blesser, notamment avec une lance anti-incendie…

C.D. avec AFP
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Des militants anti-corrida devant le palais de justice de Nîmes le 14 janvier 2016
Des militants anti-corrida devant le palais de justice de Nîmes le 14 janvier 2016 — PASCAL GUYOT AFP

Jusqu’à 6 mois de prison ferme. Les 18 aficionados qui comparaissaient pour des violences commises en 2011 contre des militants anti-corrida, dans les arènes gardoises de Rodilhan ( Gard), ont entendu jeudi les peines prononcées par le tribunal correctionnel de Nîmes.

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Une amende pour le maire

Un seul des prévenus, un éleveur de taureau qui avait affirmé ne pas avoir participé aux violences, a été relaxé. Le maire de Rodilhan Serge Reder (Divers droite) a lui écopé d’une amende de 1.500 euros.

Un seul militant anti-corrida, Jean-Pierre Garrigues, président du Comité radicalement anti-corrida (Crac Europe), était poursuivi, en tant qu’organisateur d’une manifestation non autorisée. Absent pendant le procès et à l’annonce du délibéré, il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende.

Les condamnations annoncées par le président Jean-Pierre Bandiera, ont été conformes, voire supérieures pour certaines, aux réquisitions.

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Fumigènes rouge-sang

Le 8 octobre 2011, des dizaines d’activistes anti-corrida s’étaient enchaînées au centre des petites arènes de Rodilhan en déclenchant des fumigènes rouge-sang, avant de scander, le poing levé, « abolition ! » ou « la torture n’est pas notre culture ». Ils avaient été frappés alors qu’ils étaient au sol, entravés, et avaient été évacués avec brutalité par des aficionados venus assister à la finale de « Graine de Toreros ».

Le procureur Alexandre Rossi avait distingué, parmi les 18 prévenus pro-corrida, « les plus virulents », notamment ceux qui ont eu « la volonté de blesser » avec une lance anti-incendie placée « à bout touchant » sur la tête d’un manifestant anti-corrida entravé.