VIDEO. Loi Travail : Tensions entre lycéens et policiers à Montpellier, une trentaine d'interpellations

MANIFESTATION La quasi-totalité des établissements étaient bloqués ce jeudi matin. Selon la police, une centaine de casseurs se sont mêlés au cortège. De nombreux dégâts sont à déplorer…

Nicolas Bonzom

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Tensions sur l'esplanade, à Montpellier.
Tensions sur l'esplanade, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

La matinée fut très tendue à Montpellier. Dès 7h du matin, des lycéens en colère contre le projet de loi Travail ont bloqué la quasi-totalité des accès des établissements de la ville, empêchant la tenue normale des cours. Les tensions ont été plus les vives devant le lycée Jean-Mermoz, à Antigone, et le lycée Georges-Clémenceau, à Gambetta, à Montpellier, où les CRS ont testé de disperser la foule de manifestants.

Un feu allumé devant le lycée Clémenceau, à Montpellier.
Un feu allumé devant le lycée Clémenceau, à Montpellier. - N. Bonzom / Maxele Presse
Tensions devant le lycée Clémenceau, à Montpellier.
Tensions devant le lycée Clémenceau, à Montpellier. - N. Bonzom / Maxele Presse

Devant Clémenceau, où un feu a été allumé à partir de poubelles, les CRS, lançant la charge contre la foule, ont fait reculer les manifestants vers Saint-Denis.

Face-à-face sur l’esplanade

Vers 11h, la foule a rejoint le centre-ville, laissant derrière eux des vitres cassées, des poubelles retournées et des stations de bus ou de tramway saccagées.

Le cortège s’est dirigé sur l’esplanade, où le face-à-face entre policiers et manifestants fut très tendu. D’un côté, des jets de pierre ont fusé contre les CRS et les passants, tandis que les policiers répliquaient en utilisant du gaz lacrymogène.

Tensions sur l'esplanade, à Montpellier.
Tensions sur l'esplanade, à Montpellier. - N. Bonzom / Maxele Presse
Une lycéenne devant les CRS, à Montpellier.
Une lycéenne devant les CRS, à Montpellier. - N. Bonzom / Maxele Presse

Des casseurs dans le cortège

Par mesure de précaution, l’ensemble des lignes de tramway ont été arrêtées, et le Polygone et des nombreux commerces ont fermé leurs portes.

Des scènes de tension et d’affrontements qui ne sont pas du goût de la grande majorité des manifestants. Ceux que nous avons interrogés regrettent que des casseurs se soient mêlés au cortège. Ils seraient une centaine selon la police.

« La réponse policière a été disproportionnée »

« Nous ne sommes pas là pour casser, mais pour faire passer un message, explique Ella, 17 ans, lycéenne Clémenceau. Cela ne fait que décrédibiliser le mouvement… Ce que l’on veut montrer aujourd’hui, c’est que nous sommes contre le projet de loi Travail. On se bat pour notre avenir. »

« La réponse policière a été disproportionnée, assure Lena, lycéenne de 1re à Montpellier. C’est une foule de mineurs qui manifeste, et on envoie des gaz lacrymogènes. J’étais assise par terre, les mains en l’air, et me suis fait gazer… »

Peu avant 13h, la police avait procédé à une trentaine d’interpellations. Les manifestants tentaient alors de gagner la préfecture.