Maltraitances animales : L'abattoir du Vigan rouvre ses portes «partiellement» ce lundi

ANIMAUX Dans une vidéo, l'association L214 avait dénoncé des maltraitances sur les animaux, en février dernier...

Nicolas Bonzom
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L'abattoir du Vigan, fermé à titre conservatoire par le procureur d'Alès, le 23 février 2016
L'abattoir du Vigan, fermé à titre conservatoire par le procureur d'Alès, le 23 février 2016 — BORIS HORVAT AFP

L’abattoir du Vigan (Gard) rouvre ses portes ce lundi. Le 23 février dernier, une vidéo publiée par l’association L214 dénonçait les pratiques de cet établissement certifié « bio », quelques mois à peine après le scandale de l’abattoir d’Alès, à une soixantaine de kilomètres de là : des images avaient pointé du doigt des maltraitances, notamment des moutons, jetés violemment dans le couloir où ils refusent d’aller…

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La communauté de communes du Pays Viganais annonce que l’établissement, qui fait l’objet d’une enquête, va rouvrir ce lundi : « Compte tenu du travail mené avec les services de l’Etat et de l’enquête administrative, de la procédure disciplinaire en cours vis-à-vis de l’ensemble des agents concernés, et de la proximité des fêtes de Pâques, nous avons décidé la réouverture partielle de l’abattoir pour les seuls ovins et caprins ».

Extrait de la vidéo publiée par L214 dénonçant l'abattoir du Vigan (Gard).
Extrait de la vidéo publiée par L214 dénonçant l'abattoir du Vigan (Gard). - Capture d'écran

Des caméras vont être mises en place

Cette ouverture, qui vient soulager les éleveurs à quelques jours des fêtes de l’agneau pascal, n’a été possible, indique la communauté de communes, qu’après la mise en place de mesures particulières : « une vérification du matériel en intégralité avec une anticipation de la norme 2017 pour le matériel d’anesthésie électrique et une réintégration partielle du personnel sur qui il ne pèse aucune faute grave. »

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D’autres travaux vont être menés, comme l’adaptation du piège à bovins à grandes cornes, l’installation d’un système de surveillance anti-intrusion, couplé à l’installation de caméras, permettant de filmer l’activité, et une mission d’accompagnement par un bureau d’études spécialisé en éthologie pour une expertise sur le bien-être animal.