Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées: Le Front national ne rentrera pas dans les lycées

EDUCATION Tous les représentants de la région dans les conseils d'administration des lycées seront issus de la majorité de gauche, excluant de facto le Front National qui réclamait d'y figurer...

Jerome Diesnis

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Les élus de la région Languedoc-Roussillon- Midi-Pyrénées réunis en commission permanente dans l'hémicycle à Montpellier
Les élus de la région Languedoc-Roussillon- Midi-Pyrénées réunis en commission permanente dans l'hémicycle à Montpellier — BOUTONNET Laurent/LRMP

Le Front national ne sera pas représenté dans les lycées de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. La majorité de gauche a décidé, en commission permanente réunie à Montpellier, de ne nommer que des élus de son bord politique au sein des conseils d’administration. « C’est la majorité qui représentera la région, puisque c’est elle qui porte une politique régionale d’éducation, de formation », explique Carole Delga, présidente (PS) de la collectivité.

Pourvoi en cassation

Les élus de la majorité ont attendu le verdict du tribunal administratif, saisi par le Front national, sur l’urgence à désigner les représentants de la région au sein des organismes extérieurs. « Ce sont les conseillers de la majorité qui seront les interlocuteurs des enseignants et des personnels de direction. L’éducation est l’une de nos priorités, l’un des piliers de la République. C’est le programme de la région qui y sera débattu et les valeurs de la région qui y seront portées », reprend Carole Delga.

Deuxième force politique en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le FN s’estime victime de discrimination. Fort de 40 élus, le groupe demande une représentation proportionnelle à son poids dans l’hémicycle, parmi les 758 membres désignés par la région pour la représenter dans les organismes extérieurs. Notamment dans les lycées.

Débouté par le tribunal administratif sur le volet discrimination, le Front National a décidé de se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. Il a également annoncé sa décision de saisir de nouveau la justice pour sa non-représentation dans les lycées. « Nous avons l’onction démocratique, souligne France Jamet (FN). Le suffrage universel nous a donné toute légitimité pour siéger. Nous devons pouvoir exercer notre mandat et être respectés en tant qu’élus ».

La CGT Educ’action Montpellier s’est réjouie dans un communiqué de cette décision. Le syndicat « considère que ce parti politique, aux racines idéologiques racistes et xénophobes, ne doit pas pouvoir exercer son pouvoir de nuisance dans les lycées ». De leur côté, Les Républicains (23 sièges) n’ont pas réagi à cette décision de la majorité régionale.