Montpellier: Quatre cousins s'inspirent de la recette de leur grand-père pour lancer leur marquisette

VITICULTURE Ce vin pétillant, baptisé César Thibon, est commercialisé à Montpellier et fabriqué dans un domaine en Ardèche…

Nicolas Bonzom

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La marquisette César Thibon.
La marquisette César Thibon. — Marquisette César Thibon

C’est un breuvage qui risque bien de s’arracher d’ici quelques semaines, sur les plages privées : la marquisette César Thibon. Mis au point par quatre cousins, ce vin blanc pétillant s’inspire de la recette de leur grand-père, qui préparait la boisson dans le plus grand secret avant chaque grand événement familial.

Depuis son lancement le 15 octobre dernier, quelque 6.000 bouteilles de 25 et 75 cl ont été écoulées, et 15.000 nouvelles ont été fabriquées il y a quelques semaines.

« Il y a autant de marquisettes qu’il y a de familles et de villages »

« C’est une boisson traditionnelle qui se boit dans les baptêmes, les communions ou les mariages, comme la soupe de champagne, confie Matthieu Thibon, qui s’attelle avec Charlotte Cézar à commercialiser le produit. Mais il y a autant de marquisettes qu’il y a de familles et de villages. Il y a cinq ans, au cours d’un repas familial, je me suis dit ''Pourquoi pas mettre notre marquisette en bouteilles ?'' C’est parti comme ça. »

Epaulés par des cousins vignerons d’Ardèche, Simon et Audrey Biscarat, les Montpelliérains Matthieu Thibon et Charlotte Cézar, se sont enfermés pendant de longues semaines dans une cuisine, pour mettre la recette du papi au goût du jour : un subtil mélange de vin blanc, de vin pétillant, de limonade, d’agrumes et de rhum. Et ce petit je-ne-sais-quoi qui fait la différence… « Nous ne sommes que trois à connaître la recette exacte de notre marquisette », sourit Matthieu Thibon.

Acidité et amertume

La boisson, qui compte 9,5 % d’alcool, est 100 % naturelle, notent les associés. « Elle est particulièrement appréciée par les femmes de 25 à 45 ans, mais est consommée par tous, reprend le petit-fils du créateur de la recette. Quand on la boit, l’impression est d’abord très fraîche, fruitée et citronnée, légèrement acide. En deuxième palais, on ressent une certaine amertume, avec le rhum, le citron et l’orange. Traditionnellement, on la sert en apéritif. Mais beaucoup la serve pour accompagner les desserts. »

Du côté de Simon et Audrey Biscarat, du domaine de Cassagnole à Berrias-et-Casteljau, qui accueille la production de la marquisette, c’est une toute nouvelle aventure qui s’ouvre. « C’est tout nouveau pour nous, confie Audrey Biscarrat, qui produit blanc, rouge et rosé en Ardèche. C’est une boisson qui est fabriquée pour les grands événements, mais personne n’avait encore eu l’idée de la commercialiser. »

« Elle est produite ici sur le domaine, note la vigneronne, avec un vin blanc issu d’un assemblage de trois cépages, du Chardonnay, du grenache et de la Clairette. » La César Thibon, à consommer avec modération, est disponible dans une trentaine de points de vente, autour de Montpellier, dans l’Hérault, le Gard et en Ardèche.