Gard : A la faveur d'un hiver très doux, les gariguettes sont en avance

FRUITS Certains producteurs des Costières ont pu récolter cette variété de fraise un peu plus tôt que d’habitude cette année…

Nicolas Bonzom

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Des gariguettes, sur un étal à Montpellier.
Des gariguettes, sur un étal à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

Les gariguettes ont ramené leurs fraises un peu plus tôt que d’habitude cette année dans la région. La variété la plus produite en France (environ un tiers des 55.000 tonnes de fraises produites chaque année) et la plus consommée par les Français a débarqué sur les étals des maraîchers avec une ou deux semaines d’avance. « Ce n’est pas pour déplaire aux amateurs. Ils sont nombreux ! », confie un marchand de fruits à Montpellier.

C’est notamment le cas pour certains producteurs des Costières : dans ce terroir, situé au Sud de Nîmes ( Gard), qui va de Beaucaire à Vauvert, où la gariguette est reine, les cueillettes ont commencé un peu plus tôt que d’habitude pour certains.

« Elles sont magnifiques »

« Elles sont arrivées chez nous avec un peu plus d’une semaine d’avance, confie Olivier Dumont, producteur de gariguettes, à Saint-Gilles. C’est vrai que l’hiver fut assez clément, il a fait très doux. Les plantes n’ont pas eu à souffrir du froid. Elles ont poussé cette année dans des conditions très favorables, avec ce qu’il faut de soleil mais des températures pas trop chaudes… C’est parfait pour nous ! »

Côté saveurs, la gariguette n’a pas à rougir… Même un peu en avance, la reine des fraises tient ses promesses : « Elles sont magnifiques, reprend Olivier Dumont. Elles sont équilibrées, avec un niveau d’acidité élevé, et assez de sucre pour compenser. »

Environ 5 euros la petite barquette

Un peu plus au Nord, du côté de Beaucaire, la situation n’est pas la même. Ici, la récolte a commencé ce jeudi matin, pour Ludovic Arce, producteur au Mas de la Tapie. « On vient de commencer, explique le Gardois. C’est à peu près la date à laquelle nous commençons d’habitude… C’est vrai que du côté de Saint-Gilles, ils ont peut-être eu une meilleure exposition qu’ici… Mais quoi qu’ils en soient, les premières que nous avons goûtées sont délicieuses. Elles sont parfumées à souhait. » Même constat de qualité chez Laurent Ducurtil, à Beaucaire aussi, qui devrait débuter la récolte « lundi matin ».

Côté prix, il faut compter entre 5 et 5,50 euros les 250 grammes. Un petit luxe, quand on sait que les fraises espagnoles sont bien souvent vendues dans les rayons des supermarchés à moins d’1 euro la barquette. Le goût en moins, disent les producteurs…