Montpellier: La mairie s'attaque à la prolifération des deux-roues motorisés dans l'Ecusson

TRANSPORTS Dans le cœur de Montpellier, motos et scooters sont de plus en plus nombreux, et des plaintes de commerçants et de riverains ont été enregistrées par la ville…

Nicolas Bonzom

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Aux halles Castellane, à Montpellier.
Aux halles Castellane, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

Les deux-roues motorisés ont-ils « envahi » l’Écusson ? Bien qu’il soit presque entièrement piéton, le centre de Montpellier est emprunté par un tas de motos et autres scooters qui n’ont, normalement, pas vraiment le droit d’y rouler.

Et lorsqu’ils ne circulent pas, les deux-roues stationnent un peu où ils peuvent, en squattant un bout de trottoir ou un garage à vélos… Un phénomène auquel la ville a décidé de s’atteler, face à des plaintes de riverains et de commerçants.

Une étude pour de nouveaux parkings

« J’ai demandé à la Tam [qui s’occupe des transports et des parkings dans la métropole] de mener une étude, pour déterminer des endroits où nous pourrions installer des parkings dédiés aux deux-roues motorisés, explique Philippe Saurel (divers gauche), maire de Montpellier. Les résultats devraient m’être communiqués d’ici dix jours. »

Motos, et scooters seraient donc priés de quitter notamment le tour des halles Castellane pour en dégager l’entrée, et le trottoir, près du bureau de poste de la Comédie, pour se garer exclusivement sur ces places.

Les motards en colère vigilants

Quant à la police municipale, dont 47 agents (sur 180) seront bientôt entièrement dédiés au centre-ville, elle va redoubler de vigilance sur le comportement des deux-roues dans l’Écusson, explique l’élu.

De son côté, la fédération française des motards en colère de l’Hérault (FFMC 34) n’est pas opposée à ces propositions. Mais, elle restera elle aussi très vigilante. « Que la mairie veuille sortir les deux-roues motorisés de l’Écusson, on veut bien le comprendre, même si nous préférons les zones partagées, où deux-roues et piétons cohabitent, avec une limitation de vitesse à 10 ou 20 km/h », note Jean-Michel Sénéchal, son coordinateur.

« En ce qui concerne les nouveaux parkings dédiés, il faut qu’ils soient évidemment gratuits et sécurisés. Et suffisamment proche de l’Écusson : si on doit laisser son deux-roues à l’autre bout de Montpellier, cela ne sert à rien ! » La FFMC s’oppose en revanche à la vidéoverbalisation, que le maire a évoquée en réunion publique le 6 février dernier, pour punir les usagers de deux-roues indélicats.