Ligue 1: Ce que risque Bryan Dabo devant la commission de discipline après ses propos sur l'arbitre

FOOTBALL Le milieu de terrain de Montpellier avait estimé en direct à la télévision après le match que l'arbitre de Montpellier - Caen avait été nul. Ses excuses suffiront-elles ?...

Jérôme Diesnis

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Montpellier's French midfielder Bryan Dabo (R) vies with Nantes' French forward Jules Iloki (C) and Nantes' Malian midfielder Birama Toure during the French L1 football match between MHSC Montpellier and Nantes on November 07, 2015, at the la Mosson Stadium in Montpellier, southern France.  AFP PHOTO / PASCAL GUYOT
Montpellier's French midfielder Bryan Dabo (R) vies with Nantes' French forward Jules Iloki (C) and Nantes' Malian midfielder Birama Toure during the French L1 football match between MHSC Montpellier and Nantes on November 07, 2015, at the la Mosson Stadium in Montpellier, southern France. AFP PHOTO / PASCAL GUYOT — AFP

« Je n’ai pas l’habitude de râler, mais ce soir, c’était un arbitre nul ». Pour cette dédicace à François Letexier contre Caen (1-2) du 23 janvier, Bryan Dabo passe devant la commission de la discipline de la Ligue de Football Professionnelle ce jeudi.

La commission n’a pas pour habitude de laisser passer ce genre de propos. La sanction est proportionnelle à la gravité de l’injure. Pour avoir hurlé à la porte du vestiaire des arbitres, « On s’est fait niquer, enculé ! » en mars, après Marseille-Lyon (0-0), Dimitri Payet avait été suspendu deux matchs.

Dabo s’est excusé

Plus médiatique encore, le fameux « je n’ai jamais un arbitre aussi pourri dans ce pays de merde », après Bordeaux-Paris (3-2), avait entraîné une suspension de quatre matchs pour Zlatan Ibrahimovic. Cette saison, c’est une déclaration teintée de misogynie de David Le Frapper à l’encontre de Stéphanie Frappart qui avait valu à l’entraîneur de Valenciennes une suspension de quatre matchs (dont deux avec sursis).

Bryan Dabo sera peut-être sauvé par ses excuses proférées à la télévision, après la victoire à Ajaccio (4-0). « J’en profite pour m’excuser par rapport à l’arbitrage. J’ai réagi à chaud. Même si on estime que l’arbitrage, des fois, n’est pas à la hauteur, j’ai un message à faire passer. Mon fils regarde le foot, je n’aimerai pas qu’il s’exprime comme je l’ai fait ».

Les excuses sont bienvenues pour le corps arbitral. Quel sera leur impact sur la commission de discipline ? Comme le glissait Laurent Blanc dans l’affaire (plus ennuyeuse celle-ci) Serge Aurier : « J’ai côtoyé dans cette nouvelle génération beaucoup de personnes qui passent leur temps à s’excuser. Avant de s’excuser, il faut réfléchir à ce que l’on fait. »

Il jouera à Angers

La commission de discipline peut prononcer une sanction prévue par les règlements de la FFF. En cas de propos blessants à officiel, le tarif prévu est au maximum de trois matchs de suspension. Quatre pour des propos injurieux. S’il était suspendu, le milieu de Montpellier le serait à compter de lundi. Sa participation au déplacement à Angers n’est donc pas remise en cause.