Handball: Montpellier n'a pas fait le poids contre le champion d'Europe

HANDBALL Le Barça, c'est du lourd. Sans Michaël Guigou et globalement trop handicapé, le MHB avec ses jeunes a fait de son mieux. Insuffisant face à la meilleure équipe du monde (23-31)...

Jerome Diesnis

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Les Barcelonais de Cédric Sorhaindo ont géré le match à leur main contre le MHB
Les Barcelonais de Cédric Sorhaindo ont géré le match à leur main contre le MHB — PG Photography

Il fut un temps où Montpellier était capable de terrasser le plus grand club de l’histoire et ses neuf titres de Ligue des champions, dont le dernier en 2015. Les souvenirs, certes pas si vieux, n’ont plus cours. « Il ne faut pas oublier ce que Montpellier a traversé depuis trois ans », rappelle le manager Patrice Canayer.

Aujourd’hui, Lazarov (8 buts) and co sont intouchables pour une équipe dont la plus grande préoccupation est d’assurer une qualification en Coupe d’Europe la saison prochaine. Ligue des champions de préférence ; mais si c’est la Coupe de l’EHF, les finances du club apprécieront aussi.

« Près et loin à la fois »

Maintenu à distance de bout en bout, Montpellier a pris cher contre les Catalans (23-31), malgré un retour à moins deux, signé Ludovic Fabregas (15-17, 37e) en début de seconde période. Barcelone a alors immédiatement accéléré et géré le match à sa main… On est près et loin à la fois », détaille Michaël Guigou. « Ils ont les rotations, l’expérience. Nous sommes capables d’avoir un très gros niveau, mais on manque de régularité ». Montpellier est néanmoins en ballottage favorable pour la qualification en huitièmes de finale, à trois journées de la fin de la phase de poule.

Le manque de rotations, d’expérience… Surtout lorsque ce même Guigou, touché au genou contre Sélestat, ne prend finalement pas le risque de jouer. « Il y a trop de rendez-vous importants à venir ». En D1 notamment. Car la défaite la plus douloureuse de la semaine et la plus ennuyeuse, ce fut jeudi « contre St-Raphaël, reconnaît Fabregas. Barcelone, c’était un match pour se faire plaisir : on savait l’adversaire beaucoup plus fort que nous ».

« Du plaisir », Arthur Anquetil et Allan Villeminot en ont pris. « Énormément », glisse le second (3/8). Les deux jeunes du centre de formation ont beaucoup joué. On les reverra très vite, c’est certain.