Gard: Des taux anormaux de métaux lourds constatés chez 46 habitants d'anciennes cités minières

SANTE C'est l'Agence régionale de la santé qui a dévoilé l'information. Des enfants figurent parmi ces personnes...

N.B. avec AFP

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Un chercheur de l'ARS (illustration).
Un chercheur de l'ARS (illustration). — Torsten Blackwood AFP

C’est une information qui risque de faire grand bruit : des taux anormaux d’arsenic, de cadmium et de plomb ont été décelés sur 46 personnes, dont des enfants, vivant à proximité d’anciennes mines de fer et de zinc dans le Gard, révèle ce jeudi l’Agence régionale de santé (ARS).

L’organisme se base sur un dépistage, effectué sur la base du volontariat, auprès de 675 habitants de cinq communes concernées par d’anciennes activités minières (Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille, Générargues, Saint-Félix-de-Paillères, Thoiras et Tornac).

Prises de sang et analyses d’urine

« Quarante-six présentent des imprégnations en métaux lourds, à savoir l’arsenic, le cadmium et le plomb », supérieures aux valeurs de référence, indique la directrice générale de l’ARS, Monique Cavalier. « Mais pour l’instant on ne peut pas tirer de conclusion globale » sur un lien entre les imprégnations en métaux lourds et la pollution des sols à la suite d’une longue période d’activité minière, a-t-elle ajouté.

« Pour pouvoir tirer une conclusion globale, il faut une exploitation plus profonde et notamment les résultats des questionnaires sur les habitudes de vie et de consommation alimentaire des 675 personnes dépistées », a précisé une inspectrice de santé publique auprès de l’ARS, le Dr. Béatrice Senemaud. « Pour le moment, nous ne disposons que des premiers résultats biologiques, prises de sang et analyses d’urine, ayant permis d’identifier 46 personnes nécessitant un suivi et une surveillance médicale particulière. »

Ces personnes vont pouvoir bénéficier d’un suivi médical personnalisé, et une nouvelle campagne de dépistage va être mise en place à compter du 15 février.