Hérault: Les violences physiques sont en hausse dans le département

DELINQUANCE Sur un an, la hausse est de 7%, et de plus de 30% sur quatre ans...

Nicolas Bonzom

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Un gendarme (illustration).
Un gendarme (illustration). — XAVIER VILA/SIPA

Les violences aux personnes sont en hausse dans l’Hérault. Ce lundi, la préfecture a dévoilé son bilan annuel de la délinquance. Les statistiques montrent que les atteintes à l’intégrité physique grimpent de 7 % en 2015 par rapport à 2014, et de 30 % entre 2011 et 2015, soit 2.462 faits de plus.

Une augmentation qui s’explique par la forte recrudescence des violences physiques non crapuleuses, qui progressent de 16,18 % en un an, et qui sont essentiellement le fait de violences constatées dans le cadre familial.

Des violences liées aux difficultés sociales

« Ce sont des violences qui sont souvent liées à des difficultés sociales, entre deux conjoints, ou entre parents et enfants, confie Jean-Philippe Lecouffe, commandant de la région de gendarmerie. Notre intervention est compliquée dans le cadre familial, où il faut souvent éloigner le membre violent. »

Les bagarres de fin de soirée pèsent également fortement dans l’augmentation des violences physiques. « Dans notre région, elles sont très difficiles à contenir, notamment l’été, au moment des fêtes votives, où l’alcoolisation mène souvent à des bagarres », reprend le commandant de gendarmerie.

L’impact du plan Vigipirate

Les violences dites « crapuleuses », qui entraînent souvent sur un vol, sont en revanche en chute de 18,32 % sur un an. Le plan Vigipirate et l’état d’urgence, déclenchés après les attentats, y sont peut-être pour quelque chose. « Il y a eu un impact, explique Jean-Michel Porez, directeur de la sécurité publique. La présence accrue de forces de l’ordre a quelque peu "gêné" les délinquants. » La gendarmerie évoque même un « effondrement » des courbes de la délinquance après les attentats de novembre dernier.

Quant aux atteintes aux biens (cambriolages, vols…), elles sont en baisse de 5,56 % de 2014 à 2015 et de 9,57 % sur quatre ans.