Attentats à Paris: A Montpellier, les messages déposés sur la Comédie seront archivés

HOMMAGES Les nombreux mots d'amour et les fleurs déposés depuis les événéments du 13 novembre ont été enlevés de la statue des Trois-Grâces, mercredi...

Nicolas Bonzom

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Les messages n'ont cessé d'affluer pendant deux mois à Montpellier.
Les messages n'ont cessé d'affluer pendant deux mois à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

Mais où sont donc les fleurs, les bougies, et les très nombreux messages qui ont été déposés autour des Trois-Grâces sur la Comédie, à Montpellier, depuis les attentats du 13 novembre ?

Un élan émotionnel immense

Depuis ce mercredi, plus rien. Près de deux mois après les tragiques événements à Paris, la mairie a décidé de collecter les messages déposés par les Montpelliérains, pour les conserver précieusement aux archives municipales

« A Montpellier, l’élan émotionnel a été immense, les messages d’amour n’ont cessé d’affluer, et même ce mercredi, il y avait encore des bouquets de fleurs fraîches, souligne Nicole Liza (divers), élue déléguée aux archives. Tout cela appartient au patrimoine de la ville, et il était important de pouvoir conserver ces messages, pour les consulter dans des années. »

Une extrême précaution

Ce mercredi après-midi, des archivistes ont donc procédé à une collecte de ces messages, ces post-it, ces paroles de chansons, ces poèmes, ces dessins, ou ces objets décorés. Et ce, avec une extrême précaution, avec des gants et des linges absorbants qui permettent d’empiler les papiers sans les abîmer. « Ce travail de collecte était très émouvant, nous étions tous remués », reprend l'élue.

Et le travail est loin d’être terminé. « A présent, il faut les trier et les classer, pour que chacun puisse y accéder facilement, confie Nicole Liza. Mais d’abord, ils vont être mis en quarantaine, pour voir si aucun ne contient des parasites ou des champignons qui pourraient contaminer d’autres documents... »

Si vous possédez des documents, qui ont trait à ces événements, vous pouvez d'ailleurs les déposer aux archives, ou dans les médiathèques de la métropole. Quant aux fleurs, pour la plupart fanées, elles ont dû être, malheureusement, jetées.