VIDEO. Montpellier: Un couple soupçonné de préparer un attentat kamikaze en garde à vue

TERRORISME Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête le 17 décembre...

D.B.

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Strasbourg le 05 novembre 2014. Illustration. Une voiture de la police nationale.
Strasbourg le 05 novembre 2014. Illustration. Une voiture de la police nationale. — Gilles Varela

Une Française de 23 ans convertie à l’islam et son compagnon de 35 ans, tous deux originaires de Montpellier, sont en garde à vue depuis lundi soir dans une enquête antiterroriste menée à Paris.

Achat sur Internet d’un faux ventre de femme enceinte

Ils avaient été initialement placés en garde à vue pour apologie de terrorisme dans une enquête menée localement, selon une information de Midi Libre. Le quotidien affirmait ce mercredi matin qu’un attentat avait été déjoué à Montpellier lundi. Selon des informations reprises par Europe 1, cette convertie radicalisée, mariée religieusement à un Franco-Malien, a été repérée après un achat sur Internet d’un faux ventre de femme enceinte.

Cet accessoire, qu’elle avait transformé afin de le rendre indétectable par les portiques de sécurité, pouvait servir à un attentat suicide. Elle affirme pour sa part qu’elle voulait s’en servir pour des vols à l’étalage, mais les enquêteurs n’en croient rien.

De nombreux documents de l’EI trouvés sur son ordinateur

Un récent héritage de plusieurs milliers d’euros la met à l’abri du besoin, et son profil extrêmement radicalisé en fait un personnage très inquiétant, affirme Midi Libre.

La jeune femme avait ainsi à plusieurs reprises affirmé à des proches sa volonté de partir en Syrie faire le djihad. Son ordinateur recelait aussi de nombreux documents de propagande de l’Etat Islamique, et il a permis d'établir qu'avaient été consultées des photos de jihadistes, ou effectuées des recherches sur la fabrication d'engins explosifs, selon la source proche du dossier citée par l'AFP.

Le service antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête le 17 décembre pour faire toute la lumière sur cette affaire. Sollicité par l'AFP, il se refuse à tout commentaire tant que les gardes à vue sont en cours.