Montpellier: Le procès de l'ancien propriétaire de Ciam, le lion de Poussan, repoussé au 14 janvier

JUSTICE Cet Héraultais avait adopté l’animal de 14 mois, dans son jardin. En novembre, la fondation 30 Millions d’amis le lui avait enlevé, sur ordre de la préfecture...

Nicolas Bonzom

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Ciam.
Ciam. — Fondation 30 millions d'amis

Loin de Ciam, « son » lion, Anthony devait être jugé ce jeudi après-midi devant le tribunal correctionnel de Montpellier. Cet Héraultais de 36 ans, père de famille, s’est vu enlever le 3 novembre dernier le fauve qu’il détenait dans une cage de fortune, beaucoup trop petite selon les associations, dans sa maison, à Poussan. Le procès a été repoussé au 14 janvier prochain.

Il menaçait de mettre fin à ses jours

L’animal, en bonne santé, a été récupéré par 30 Millions d’amis et est aujourd’hui au milieu des siens, dans un centre spécialisé en Belgique. Sommé de rendre le fauve aux autorités, l’homme avait menacé de mettre fin à ses jours. Il l’avait adopté pour sa femme, qui en était passionnée.

« Actuellement, ma femme est en train de passer une capacité pour détenir Ciam. On paie 2.800 euros de cours pour ça. Ma femme, c’est sa passion, elle aime les fauves. En France, on ne peut pas s’exprimer. On ne nous laisse pas le temps de faire les choses. Je ne veux pas qu’on m’enlève Ciam. J’y tiens. Quand j’ai récupéré Ciam, il était maigre, on voyait les côtes. Aujourd’hui, il va bien. (…) Il mange, il est heureux. », confiait-il, avant qu’il ne reçoive la visite des gendarmes.

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Il encourt deux ans de prison

Devant le tribunal, il devra s’expliquer de la provenance de ce jeune lion. « Nous avons très peu d’éléments sur sa provenance, indiquait Arnaud Lhomme, chargé des enquêtes à 30 Millions d’amis, à 20 Minutes, le 4 novembre. Le propriétaire a donné plusieurs versions (…) D’abord, il a dit l’avoir eu par un particulier, sans savoir qui, puis il a dit l’avoir acheté 14.000 euros dans un cirque, puis il a dit l’avoir simplement récupéré en Belgique… Les trois façons d’avoir eu ce lion sont totalement illégales. »

Pour détention illégale d’un fauve, il encourt une lourde amende et deux ans de prison. Il devra également répondre de détention d’une carabine et d’un pistolet, et d’usage, production et détention de cannabis, qu’il faisait visiblement pousser… tout près de la cage de Ciam.