Montpellier: Ils obligent un SDF à crier «Vive Daesh» et écopent de travaux d'intérêt général

JUSTICE Les deux Montpelliérains ont évité la prison. Pas un lycéen, qui devra purger dans une affaire similaire 18 mois de prison, dont douze avec sursis…

Jerome Diesnis

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Illustration justice. Code de procédure pénale.
Illustration justice. Code de procédure pénale. — G. VARELA / 20 MINUTES

Le tribunal correctionnel a condamné trois personnes pour apologie du terrorisme, jugées dans deux affaires distinctes mais similaires sur le fond, pour apologie du terrorisme.

C’est d’abord un lycéen de Léonard-de-Vinci qui a écopé de 18 mois de prison, dont 12 assortis de sursis, avec mise à l’épreuve, interdiction d’entrer en contact avec la victime et de se rendre au lycée. Le 16 novembre, alors que la France pleurait les 130 victimes des attaques terroristes à Paris, le lycéen avait lancé « On va tout faire péter », entendu par une autre élève. Convoqué dans le bureau du proviseur il y avait proféré des insultes et commis des violences, avant de revenir armé d’un couteau dans l’établissement d’où il était temporairement exclu.

Des photomontages mêlants croissant islamique et drapeau français

Le 8 décembre, deux Montpelliérains avaient crié « Allahou Akbar ! » au passage de militaires en patrouille devant le Polygone, dans le cadre de l’état d’urgence. Avant de demander à un SDF de s’époumoner « Vive Daesh » pour obtenir une cigarette. Dans l’ordinateur de l’un d’entre eux, les enquêteurs ont retrouvé des photomontages montrant la Tour Eiffel en train de s’écrouler dans la Seine et d’autres encore mêlant croissant islamique et drapeau français, relate Midi Libre. Ils ont évité la prison ferme demandée par le représentant du parquet et ont été condamnés à 140 heures de travail d’intérêt général.