Ligue 1: Le retour à Montpellier de Morgan Sanson, entre logique sportive et financière

FOOTBALL Rolland Courbis a évoqué sa titularisation face à Guingamp comme un choix guidé par le terrain et la trésorerie. Pourtant la situation de Montpellier devrait empêcher ces calculs…

Jerome Diesnis

— 

De retour de blessure, Morgan Sanson est réintégré petit à petit dans l'équipe de Montpellier.
De retour de blessure, Morgan Sanson est réintégré petit à petit dans l'équipe de Montpellier. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Faut-il faire jouer un joueur sous prétexte de faire grimper sa valeur marchande ? La phrase de Rolland Courbis après Guingamp (2-1), sur Morgan Sanson, le laisse à penser. « L’intérêt du club est d’avoir ce joueur en grande forme, autant sur le plan sportif que sur le plan financier. Appelons un chat un chat. »

Considéré comme l’une des plus grosses valeurs marchandes du club, le milieu de terrain est intégré petit à petit depuis le 21 novembre et son entrée en jeu contre Reims. Après sept mois d’indisponibilité due à une rupture du ligament croisé le 12 avril à Toulouse. Le montant des indemnités de son transfert est estimé à environ dix millions d’euros.

« Il ne partira pas dès cet hiver »

Que le coach lui donne du temps de jeu dans une démarche sportive est logique. Montpellier a tout à gagner à retrouver un Sanson au top de sa forme, l’un de ses meilleurs éléments depuis deux saisons. Et pour retrouver son niveau d’avant blessure, il doit jouer régulièrement.

Qu’il le fasse dans une démarche financière est prématuré. Montpellier a besoin de trésorerie pour boucler le budget. Le président Louis Nicollin l’a confirmé, même s’il « en mettra un peu de [s] a poche ». Ce qui rend le départ inéluctable de Sanson en fin de saison. « Mais pas cet hiver », prévient le président délégué Laurent Nicollin.

Avant de penser à l’avenir, le MHSC doit gérer le présent. Sa remontée est spectaculaire (treizième), mais sa position reste fragile. Deuxième meilleure équipe de L1 sur les onze derniers matchs, Montpellier n’a que trois points d’avance sur le premier relégable. L’urgence, c’est le maintien. Et ce sont bien les meilleurs du moment qui doivent jouer, pas les plus gros potentiels à la revente.