Montpellier: Un imam assigné à résidence soupçonné de fraude à la Caf

FAITS DIVERS Une perquisition au domicile de l’imam de la mosquée Aicha, menée dans le cadre de l’état d’urgence, a éveillé l’intérêt de la Caf et des services fiscaux…

Mikaël Libert
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L'imam de la mosquée Aicha, à Montpellier, est soupçonné de fraude à la Caf.
L'imam de la mosquée Aicha, à Montpellier, est soupçonné de fraude à la Caf. — Google Maps

Fraudeur présumé. Mohamed Khattabi, l’imam de la mosquée Aicha, à Montpellier, est visé par une enquête de la Caisse d’allocations familiales (Caf) et des services fiscaux pour des fraudes présumées aux prestations sociales révèle le Midi Libre.

Assigné à résidence

Au départ, l’homme intéressait plutôt les services de renseignement. D’ailleurs, il avait été assigné à résidence dans le cadre de l’état d’urgence décrété après les attentats à Paris, le 13 novembre. Soupçonné de tenir un discours radical, l’imam avait aussi fait l’objet d’une perquisition à son domicile de Saint-Georges-d’Orques.

Allocations perçues indûment ?

Si, au cours de cette perquisition, les policiers n’ont guère trouvé d’éléments prouvant un supposé discours radical, ils ont en revanche découvert des documents qui ont intéressé la Caf et le Fisc. L’homme de foi toucherait une allocation pour adulte handicapé (AAH) et son épouse, elle, percevrait une allocation parent isolé. En effet, elle serait déclarée comme vivant dans un appartement séparé du domicile de l’imam. Cependant, selon les enquêteurs, non seulement elle n’y résiderait pas, mais ils soupçonnent son mari de sous-louer ce même appartement.