Régionales 2015: Le pari perdu de Philippe Saurel en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées

ELECTIONS Le maire de Montpellier atteint de justesse les 5% de suffrages exprimés en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées. Eliminé, il appelle à s'opposer au FN au second tour...

Jerome Diesnis

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Philippe Saurel, devant la Croix occitane
Philippe Saurel, devant la Croix occitane — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Après avoir consulté ses douze autres têtes de liste, ce lundi à Toulouse, Philippe Saurel (DVG), éliminé au premier tour des élections régionales, a décidé de ne pas soutenir ouvertement Carole Delga.

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Faire barrage au Front national

S’il ne donne pas de consigne de vote, il appelle en revanche à faire barrage au Front National. « Dans leur diversité, les "Citoyens du Midi" restent des hommes et des femmes libres, explique-t-il dans un communiqué de presse. Nous ne sommes pas propriétaires de leurs voix mais la progression du Front National nous alarme. Elle confirme notre analyse et conforte notre détermination à s’opposer à lui avec la plus grande fermeté, dimanche prochain. »

 

Avec seulement 5 % des suffrages exprimés, Philippe Saurel (DVG) n’a pas réussi son pari. Le maire de Montpellier et président de la métropole espérait atteindre les 10 % des voix et peser sur le second tour voire le troisième (l’élection du président de la région) en se présentant comme la seule alternative acceptable à la fois par la gauche et la droite face au Front national de Louis Aliot. C’est raté. Il a payé un réel manque de visibilité en Midi-Pyrénées.

5 % à 50 voix près

Le candidat divers gauche passe d’extrême justesse la barre des 5 % des bulletins exprimés, à 50 voix près précisément. Si ce score lui permet de rembourser ses frais de campagne, il constitue également sa première défaite dans une élection, que ce soit aux cantonales ou aux municipales, depuis son entrée en politique. « Mais le mouvement Citoyen du Midi que je mène n’a que huit mois d’existence, tente-t-il de tempérer. Faire cinq points dans la région, c’est deux fois plus que certains partis existants depuis 30 ans. »

Le score est pourtant loin de ses attentes et se situe dans la fourchette la plus basse qu’il avait imaginée et que les sondages lui prêtaient. « Saurel paie son statut de candidat permanent », lui reprochent d’une seule voix les membres de l’opposition municipale PS (Michaël Delafosse), FN (Audrey Lledo) ou Républicains (Alex Larue).

En tête à Montpellier

« Nous ne sommes pas un parti, nous n’avons pas de financement, pas de section, d’organisation, pas de leader national, se défend le maire de Montpellier. Et en plus, nous avons pris au milieu de la campagne un événement terrible (les attaques terroristes à Paris) favorable aux partis déjà constitués. »

Seule consolation, son score à Montpellier. Le maire y termine en tête avec 24,10 % des suffrages exprimés. « La mission est accomplie sur Montpellier, la métropole et quelque part sur le département de l’Hérault où nous tenons le choc (avec 13,28 % des voix) », évoque Philippe Saurel.