Béziers: Ménard lance un appel à volontaires pour créer une «garde biterroise»

SECURITE Le maire a annoncé son intention de mettre en place le dispositif ce mardi matin...

Nicolas Bonzom

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Le maire de Béziers Robert Ménard, lors d'une conférence de presse dans sa ville le 5 mai 2015
Le maire de Béziers Robert Ménard, lors d'une conférence de presse dans sa ville le 5 mai 2015 — PASCAL GUYOT AFP

Une « garde républicaine » pourrait voir le jour à Béziers (Hérault). C’est Robert Ménard, le maire de la commune, élu en 2014 grâce au soutien du Front national, qui l’a annoncé.

Bénévoles et non armés

Composée d’anciens militaires, gendarmes, policiers ou pompiers, bénévoles et non armés, ces femmes et ces hommes, qui patrouilleront à pied dans les rues de la sous-préfecture héraultaise, obéiront à un statut de collaborateurs occasionnels du service public. Cette « garde » aura notamment un œil sur les écoles et les bâtiments publics. Elle sera équipée de moyens de transmission, pour alerter la police.

Un appel à volontaires

Robert Ménard lance donc un appel à volontaires. Une campagne d’affichage démarrera dans les prochains jours. Chaque candidat sera reçu au cours d’un entretien individuel avec le directeur de la police municipale et l’adjoint à la sécurité de la ville.

« Il est important que les Biterrois voient des gens dans la ville, en charge de leur sécurité s’il y a un problème », a souligné le maire de Béziers à France 3. L’opération devrait durer jusqu’à la fin de l’état d’urgence, instauré en France depuis les attaques terroristes du 13 novembre.

Un dispositif qui n'est pas du goût de la préfecture. Dans un communiqué, elle déplore que cette « garde » n’a fait l’objet « d’aucune concertation préalable avec les services de l’État, ni de délibération du conseil municipal de la ville. Enfin, elle fait référence à la notion de « collaborateur occasionnel du service public », cadre limité par la jurisprudence à des situations d’urgence, ou à un événement local exceptionnel, et donc aucunement adapté. » Le préfet de l’Hérault demande donc au maire de Béziers de renoncer à son initiative et dissuade les candidats de se porter volontaire.