Béziers: Le match de rugby dérape, l'entraîneur écope d'un an de prison avec sursis

FAITS DIVERS Dans cette rencontre de Fédérale 3 entre Vendres/Lespignan et Gruissan, une bagarre générale à l'issue de la rencontre avait failli se terminer en tragédie pour l'un de joueurs audois...

Jérôme Diesnis
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Une équipe de rugby. Illustration
Une équipe de rugby. Illustration — SIPA PRESS

Un entraîneur du club de rugby de Vendres/Lespignan (près de Béziers), Jérémie G., a été condamné ce lundi par la Cour d’appel de Montpellier à 12 mois de prison avec sursis, cinq ans d’interdiction d’exercer des activités d’entraîneur et trois ans d’interdiction de fréquenter une enceinte sportive. Il a été reconnu coupable de coups et insultes à caractère racial.

Sa peine est moins lourde qu’en première instance quand le tribunal de grande instance de Béziers l’avait condamné le 26 juin à deux ans de prison dont un an ferme, une interdiction définitive d’exercer le métier d’entraîneur et 5 ans d’interdiction de fréquenter les stades.

Un joueur de Vendres/Lespignan, Thibaut P., reconnu coupable de violences et injures raciales qu’il a toujours niées, a pour sa part été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et l’interdiction de fréquenter les enceintes sportives pendant 1 an.

Tout part du refus de se serrer la main

Les faits remontent au 11 janvier. Ce jour-là, une violente bagarre avait éclaté à l’issue du match de fédérale 3 (cinquième division) opposant Vendres/Lespignan aux voisins Audois de Gruissan. A l’issue de ce derby toujours tendu, un joueur du collectif héraultais, battu 7-3 à domicile, avait refusé de serrer la main à ses adversaires, entraînant le pugilat.

Dans l’altercation, le pronostic vital de l’un des joueurs de Gruissan, victime d’un coup de pied en pleine tête alors qu’il était à genoux, avait été engagé. Ses blessures avaient entraîné 41 jours d’interruption de temps de travail. La liste de ses dommages corporels était longue pour celui qui fut nourri à la paille pendant deux mois avec cette agression : fractures du nez, du plancher orbital, de la mâchoire, enfoncement de la tempe et sept dents cassées.

La clémence de la Cour d’appel tient certainement au changement de défense de l’entraîneur. Après avoir nié en bloc sa responsabilité devant le TGI de Béziers, il avait reconnu sa participation le 28 septembre. « J’ai donné un coup de pied. Je me suis enfermé dans le mensonge parce que j’avais honte pour moi, ma famille », avait-il expliqué à l’audience. Des aveux tardifs que la Cour d’appel a appréciés. L’audience concernant les intérêts civils a été fixée au mois de janvier.