Perpignan: Les jeunes qui avaient terrorisé les passagers d'un TER maintenus en prison

JUSTICE Ils s’étaient emparés le 18 novembre du micro du contrôleur pour proférer des menaces de mort et réciter des prières et des chants en arabe…

Nicolas Bonzom

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Un TER, en gare de Montpellier.
Un TER, en gare de Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

Les trois jeunes, qui s’étaient emparés le 18 novembre dernier du micro du contrôleur dans le TER Béziers-Perpignan pour terroriser les passagers, ont comparu devant le tribunal de Perpignan ce lundi après-midi.

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Cinq jours après les attentats à Paris

Agés de 19 à 23 ans, tous de nationalité française, ils avaient proféré des menaces de mort, et ont récité des prières et des chants en arabe, accompagnés par deux jeunes filles, avant de s’échapper, puis d’être interpellés, cinq jours après les attaques terroristes survenues à Paris.

Ils avaient notamment demandé aux passagers de poser leurs téléphones portables à terre. Le train a dû être arrêté à Salses-le-Château (Pyrénées-Orientales) et les passagers mis en sécurité. Les filles ont été mises hors de cause.

Maintenus en détention

Leur procès a été renvoyé au 9 décembre prochain à 9 h, note France 3. Ils seront maintenus en détention provisoire d’ici-là. Ils comparaîtront pour « infractions d’apologie d’un acte de terrorisme » et « tentatives d’extorsion avec menaces de mort ».

Ils ont tous les trois déjà été condamnés à plusieurs reprises. Le plus âgé fait l’objet de neuf condamnations pour vol. Samedi dernier, souligne France 3, il a agressé un gardien de prison qui voulait le changer de cellule, en le blessant à l’épaule.

Un autre, qui possède un commerce au Maroc, aurait tenu des propos en faveur des attentats de Paris sur les réseaux sociaux. Les policiers ont retrouvé sur son téléphone mobile des photos d’armes.