Montpellier: Face aux risques de hooliganisme, le manque de policiers entraîne le report du match

SPORT Les forces de l'ordre étant redéployées après les attentats, le match de Coupe de France Frontignan - Nîmes a été reporté, par craintes d'affrontement avec les Ultras de Montpellier...

Jerome Diesnis

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L'emblème de  Nîmes Olympique, à l'entrée des Costières
L'emblème de Nîmes Olympique, à l'entrée des Costières — Franck LODI/SIPA

Lattes-Montpellier - Angers en basket, Montpellier - Strasbourg en water-polo, Montpellier - Tours en volley… De nombreux matchs incluant des équipes montpelliéraines n’ont pas eu lieu ce week-end, suite à la décision de la majorité des ligues et fédérations françaises de reporter les matchs en soutien aux victimes des attentats.

A Frontignan, c’est bien le terrorisme qui a entraîné le report de l’opposition entre l’équipe locale de football et Nîmes olympique. Mais pas par solidarité cette fois. Dans toute la France, les attentats à Paris ont entraîné un redéploiement des forces de l’ordre. Y compris les policiers du commissariat de Sète et des collègues attendus en renforts (environ 200 personnes au total) qui devaient être affectés, dimanche en début d’après-midi, à cette rencontre de Coupe de France.

« Fight » redouté entre Nîmois et Montpelliérains

Le match était classé à risque au niveau 3 par la fédération française de football sur l’échelle des violences liées aux manifestations sportives (qui en compte 4). Les autorités craignaient des affrontements entre membres des clubs de supporters, les Gladiators (Nîmes) et… la Butte Paillade 91 (Montpellier). Les Ultras de chaque club entretiennent des relations exécrables, ayant déjà entraîné des débordements violents par le passé.

Samedi, en fin de journée, la mairie de Frontignan a expliqué dans un communiqué que les conditions de sécurité requises n’étaient plus suffisantes et le match reporté sine die. « On attend toujours la date du report. La logique voudrait que ce soit le week-end prochain, mais on n’a pour le moment aucune nouvelle de la fédération », souligne Xavier Ruchon, le secrétaire du club héraultais.

Pour éviter une inversion de la rencontre, Frontignan a procédé à des aménagements de son stade et fait appel à une société de sécurité. Mais le manque de forces de l’ordre a eu provisoirement raison de ces précautions, par crainte de débordements dans le stade et aux abords de la gare SNCF. « Il n’existe aucun autre moyen d’assurer la sécurité du public et des joueurs que d’interdire la tenue de cette manifestation », évoquait l’arrêté municipal. En attendant de trouver une date de report, avant le 4 ou 5 décembre, week-end prévu pour le huitième tour de l’épreuve…