Hérault: Ciam, le lion de Poussan, a-t-il été acheté 14.000 euros dans un cirque ?

ANIMAUX L’ancien propriétaire du fauve, récupéré par la Fondation 30 millions d’amis, a donné plusieurs versions sur sa provenance…

Nicolas Bonzom

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Ciam.
Ciam. — Fondation 30 millions d'amis

D’où vient Ciam, le lion de Poussan ? Ce mercredi, peu d’informations circulaient sur la provenance de ce fauve de 14 mois, resté sept mois dans une cage de fortune, auprès d’un maçon de 36 ans, qui s’en était entiché.

« Je ne l’ai pas acheté, parce que c’est illégal »

L’homme, qui avait menacé de mettre fin à ses jours si l’animal lui était pris, a gardé Ciam dans le plus grand secret, avant que sa présence n’éclate au grand jour. Sa femme est une « passionnée de fauves » avait-il confié, samedi, tandis que les gendarmes de Mèze avaient tenté de récupérer l’animal.

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« J’ai eu l’opportunité qu’on me donne un fauve, soulignait l’Héraultais à Midi Libre. On me l’a donné. Je ne l’ai pas acheté, parce que c’est illégal d’acheter un animal sauvage. (…) Quand j’ai récupéré Ciam, il était maigre, on voyait les côtes… » De son côté, la gendarmerie a assuré à 20 Minutes ce mercredi qu’elle n’avait « aucune information » sur sa provenance. Il est vrai que l’homme est resté secret sur ce sujet…

Un cirque ? Un particulier ?

Alors, d’où vient Ciam ? « Nous avons pour l’instant très peu d’éléments sur la provenance de ce jeune fauve, note Arnaud Lhomme, chargé des enquêtes à la Fondation 30 millions d’amis, qui a récupéré et transféré l’animal vers un centre en Belgique. Le propriétaire a donné plusieurs versions, en très peu de temps, et on ne sait pas vraiment quelle est la bonne. D’abord, il a dit l’avoir eu par un particulier, sans savoir qui, puis il a dit l’avoir acheté 14.000 euros dans un cirque, puis il a dit l’avoir simplement récupéré en Belgique… Les trois façons d’avoir eu ce lion sont totalement illégales. On en saura plus quand l’enquête aura un peu avancé… »