Abattoir d'Alès: Le parquet ouvre une enquête, les éleveurs inquiets

AGRICULTURE La Chambre d’agriculture note que la fermeture de la structure pourrait se répercuter sur le prix de la viande…

Nicolas Bonzom

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Extrait de l'enquête sur abattoir d'Alès.
Extrait de l'enquête sur abattoir d'Alès. — Association L214

L’enquête de l’association L214 sur l’abattoir d’Alès (Gard), publiée ce mercredi, continue de faire parler d’elle. La publication d’une vidéo choc, montrant des actes de cruauté envers des animaux et des méthodes non-conformes aux normes européennes, a poussé le maire, Max Roustan, à fermer l’établissement à titre conservatoire.

Enquête préliminaire sur des «faits d'acte de cruauté, mauvais traitements sur animaux»

Selon l'AFP, le parquet d'Alès (Gard) a ouvert une enquête préliminaire sur des «faits d'acte de cruauté, mauvais traitements sur animaux» à l'abattoir de la ville.

Dans un communiqué, le parquet a précisé que cette enquête était ouverte après le dépôt d'une plainte par une association dénonçant les conditions d'abattage des animaux dans cet abattoir. L'association a diffusé une vidéo montrant des mauvais traitements, ce qui a entraîné mercredi la fermeture à titre conservatoire de l'abattoir.

Abattoir d’Alès: Comment en est-on arrivé à de telles infractions à la loi?

Un outil « essentiel »

Ce jeudi, les éleveurs se disent inquiets quant à l’avenir de la structure. Dans un communiqué, la Chambre d’agriculture du Gard indiquent que les agriculteurs « sont les premiers concernés par le bien-être de leurs animaux et soucieux des conditions dans lesquelles ils sont abattus. Ils n’avaient pas connaissance d’exactions dans l’abattoir d’Alès. (…) Si des abus ont eu lieu sur des animaux, les responsabilités doivent être établies et les responsables sanctionnés. »

Cependant, l’organisme note que l’abattoir est un outil essentiel de leur activité. « La disparition des moyens locaux d’abattage et de préparation des viandes entraînerait des surcoûts que les consommateurs ne sont pas prêts à payer et donc les agriculteurs incapables de supporter », note la Chambre.

La fermeture de l’abattoir pourrait ainsi se répercuter sur les prix à la vente.