Montpellier: Rentrée sous tension dans les établissements scolaires

EDUCATION Un mouvement de grève affectera les écoles. Les tensions sont fortes également autour d'un projet de privatisation et de suppressions de postes d'agents d'entretien...

Jérôme Diesnis
— 
Un enfant dans une école maternelle, en septembre 2013.
Un enfant dans une école maternelle, en septembre 2013. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

C’était le 9 juillet. Au moment de partir en vacances, cinq organisations (CFDT, CGT, Unsa, FO et Sud) réunies en intersyndicale avaient promis «une rentrée caniculaire» au maire et ses adjoints. Ils ont tenu parole. Les responsables animation loisirs ont déposé le 27 août un préavis de grève pour ce mardi, jour de rentrée. Pour autant, la mairie assure que les temps de restauration scolaire, les temps d'activités périscolaires et d'accueil seront bien maintenus dans tous les établissements.

«Il ne faut pas pousser mémé dans les orties»

Ce mouvement de grève, entamé par une première journée de grève fin juin, crispe Philippe Saurel. «Il ne faut pas pousser mémé dans les orties», s’agace le maire (DVG) de Montpellier. L’augmentation salariale de 30 euros brut par mois votée en conseil municipal a été qualifiée «d’aumône» par les syndicats. «Vous voulez qu’on interroge les Montpelliérains là-dessus, que l’on fasse un référendum ? Ils ne connaissent pas l’état de la ville et de la situation en France, reprend l’édile, qui se dit pourtant ouvert à la discussion. Des aménagements et des discussions sont toujours possibles».

Cette rentrée sous tension s’accompagne d’un mouvement plus vaste, qui touche les personnels d’entretien. La majorité municipale prévoit la suppression de 153 postes et la privatisation d’une partie du service. Des solutions testées, dans un premier temps, dans l’école Malraux puis d’ici l’automne dans quatre des 123 établissements primaires de la ville. «Le 9 juillet, malgré un vote contre unanime des cinq organisations syndicales, l’administration a fait le choix du passage en force, refusant le report demandé par les partenaires sociaux, évoque l’intersyndicale. Ce mépris des agents et de leurs représentants fait de ce comté technique une simple chambre d’enregistrement.»

Le mouvement de grève de ces personnels en fin d’année scolaire n’est pour le moment pas reconduit. Mais la tension est vive entre syndicats et administration. «Nous avons établi un plan de travail. Ca ne veut pas dire que ça se fera de suite, ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir de négociations. C’est sur cette idée de plan de travail que tout le monde se met en grève. Derrière, il y a des manipulations internes qui ne sont que politiques, reprend Philippe Saurel. Montpellier est la ville championne de France de l’absentéisme. Je suis obligé de réagir. S’il n’y a pas de cohérence dans leur action, les syndicats seront en partie responsables de la situation.» Une rentrée sous tension…