Perpignan: Deux ans après leur disparition, les corps de Marie-José et Allison Bénitez restent introuvables

FAITS DIVERS L'avocat du frère de Marie-José demande aux juges d'instruction des fouilles dans le sous-sol de la maison de Perpignan...

Julie Rimbert

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Capture d'écran d'une photo du compte Instagram d'Allison Benitez, une candidate à l'élection de miss Roussilllon disparue en juillet 2013. 
Capture d'écran d'une photo du compte Instagram d'Allison Benitez, une candidate à l'élection de miss Roussilllon disparue en juillet 2013.  — DR

Deux ans après leur disparition, où sont les corps de Marie-Josée Benitez et d’Allison, sa fille ? Eric Barbet, le frère de Marie-Josée, réclame, par le biais de son avocat, de nouvelles investigations, selon La Dépêche du Midi. Depuis le début de cette affaire, les enquêteurs soupçonnent Francisco Benitez d’être à l’origine de la disparition criminelle de sa femme Marie-Josée et d’Allison, sa fille. Avant de se suicider en août 2013, 20 jours après le double assassinat, il soutenait qu’elles étaient parties à Toulouse.

Odeur pestilentielle venant du sous-sol

Les enquêteurs ont mené de nombreuses recherches pour retrouver le corps des deux femmes disparues en juillet 2013. La pinède de Port-Leucate a été fouillée, les plans d’eau sondés mais aucune trace des deux disparues. Pour relancer les investigations, la famille de Marie Josée, qui s’est portée partie civile dans cette affaire, demande de nouvelles fouilles pour localiser les corps, en particulier dans le sous-sol de l’immeuble de la rue Jean-Richepin où la famille vivait à Perpignan.

Leur avocat Philippe Capsié a sollicité fin janvier les nouveaux juges d’instruction pour que des recherches aient lieu dans ce sous-sol, idéal pour cacher des corps. Selon la famille de Marie-José, le bâtiment dispose d’un vide sanitaire en partie occupé par une ancienne fosse septique et une ancienne cuve de fuel. Ils assurent que la maîtresse espagnole de Francisco Benitez. Maria Teresa, qui a été hébergé dans l’appartement le 19 juillet, cinq jours après les disparitions, a déclaré « avoir senti une odeur insupportable dans la salle de bain, dont la base se trouve dans le vide sanitaire ».

Face à ces interrogations, Éric Barbet demande le rapprochement judiciaire des deux dossiers où serait impliqué Francisco Benitez, c’est-à-dire celui des disparues de Perpignan et celui de la disparition de la maîtresse du légionnaire, Simone de Oliveira, le 29 novembre 2004 à Nîmes.