Gard: La Churascaia, boîte mythique, fête ses 50 ans

SORTIES Créée en 1965 dans la Camargue, La Churascaia a animé pendant des années les soirées sur le littoral. Fermée depuis un an, elle rouvre épisodiquement…

Jerome Diesnis

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La Churascaia rouvre ce samedi pour fêter ses 50 ans lors d'une soirée exceptionnelle
La Churascaia rouvre ce samedi pour fêter ses 50 ans lors d'une soirée exceptionnelle — NJP Photography / La Charascaia

C’est l’anniversaire d’une boîte pas comme les autres. La Churascaia – pour tout le monde « La Chu » (prononcez : « La Chou ») – rouvre ses portes samedi soir et jusqu’à dimanche au petit matin. Le temps de fêter ses 50 ans. « Le président a reçu énormément de courriers de personnes qui s‘émouvaient de la fermeture de La Chu. Alors, de temps en temps, elle rouvre pour des soirées spéciales », explique Christian Pelatan. Un homme aux mille et une vies… comme son patron.

Car la boîte, située à Aigues-Mortes, appartient à Louis Nicollin, qui l’a rachetée à Jean Lafont, en même temps que les terres et la manade de taureaux. Christian Pelatan gère aujourd’hui ses extraordinaires collections privées… après avoir été, pendant vingt ans, de 1965 à 1985 (et quelques escapades) le DJ vedette de cette institution.

Merci l’hôtesse de l’air !

« En 1965, il n’y avait qu’une dizaine de boîtes en France, reprend-il. On était en avance sur notre temps. Grâce à une hôtesse de l’air, on récupérait les disques des groupes de rock ou des artistes de rythm’n blues qui cartonnaient aux États-Unis. On les avait six mois avant tout le monde. »

Il sera derrière les platines, avec trois autres DJ’s : Corti/BenJ/Capri. Chacun dans son époque, remise à jour et remixée pour cette grande occasion. La fête, des guest stars…. La Chu, c’était un truc à part, un îlot festif dans la Camargue. L’histoire, qui s’est un peu égarée ces dernières années, va-t-elle recommencer ?

Signée Ricardo Bofill

Après son incendie causé par un court-circuit électrique, la Churascaia avait été refaite par l’architecte catalan Ricardo Bofill. Celui-là même auquel Georges Frêche confia la création d’un nouveau quartier à Montpellier : Antigone.