Régionales: Philippe Saurel (DVG) candidat en Midi Pyrénées-Languedoc Roussillon

POLITIQUE Le maire de Montpellier a officiellement fait acte de candidature ce lundi à l’élection en Languedoc-Roussillon - Midi Pyrénées, sans l’appui des partis politiques…

Jérôme Diesnis

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Philippe Saurel, quelques instants après l'annonce de sa candidature aux élections régionales de 2015
Philippe Saurel, quelques instants après l'annonce de sa candidature aux élections régionales de 2015 — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Quinze mois après son élection à la tête de huitième ville de France, Philippe Saurel (DVG) est candidat aux élections régionales de la région Languedoc-Roussillon - Midi Pyrénées. Le maire de Montpellier n’a encore présenté aucun de ses 183 colistiers. Mais ses armes seront identiques à celles qui lui ont permis de gagner la mairie : sa liste sera citoyenne, à l’écart des partis traditionnels.

Dans la foulée de la création de la métropole, Philippe Saurel a favorisé le développement du parlement des territoires, une instance de coopération sans structure administrative dédiée, composée d’une cinquantaine d’intercommunalités représentant 1.200 maires. Son but : peser dans la fusion avec Midi-Pyrénées dans le cadre de la grande région. C’est dans cette instance que Philippe Saurel a trouvé le soutien de nombreux élus locaux à son projet.

Cristalliser sur son nom les habitants du Languedoc qui craignent d’être dépecés

« Je ne suis pas un parti, je suis un artisan. J’aborde cette épreuve avec une grande humilité », soutient-il. Son credo, « préserver l’équité. Il faut un vrai projet de territoire. Dans la nouvelle façon de faire de la politique, figurent deux axes majeurs. La première est de préserver la relation qui nous lie avec Toulouse en dehors de toute officine politicienne : l’intérêt commun est de faire travailler ensemble deux grandes métropoles. L’autre est à construire dans les relations du triangle Toulouse, Montpellier, Barcelone »

Qu’il s’agisse d’EELV (Gérard Onesta), du PS (Carole Delga) ou des Républicains (Dominique Reynié), les candidats des principaux partis sont tous issus de Midi-Pyrénées, à l’exception du Front National (Louis Alliot, élu à Perpignan). Philippe Saurel tente un pari : celui de cristalliser sur son nom l’électorat du Gard, de l’Hérault et du Roussillon qui craint d’être dépecé dans la future réorganisation administrative.

Appel aux candidatures… par mail

Le président de la métropole de Montpellier sait qu’il aura du mal à convaincre l’électorat de Midi-Pyrénées, même si toute sa campagne sera basée sur le respect des équilibres ; même si le choix de Toulouse comme capitale « ne le choque pas ». Mais une « capitale économique, Montpellier étant une capitale administrative ». Il espère s’immiscer au deuxième, voire au troisième tour, si d’aventure il s’agissait de trouver une personnalité pour faire barrage au FN.

Il n’en est pas encore là. Sa prochaine étape consiste à trouver ses colistiers. Il invite pour cela les citoyens à faire acte de candidature… par mail (citoyensdumidi@gmail.com) afin de présenter ses compagnons de route fin octobre à Carmaux. « Là où mon père était réfugié pendant la guerre ». Là où Jean Jaurès fut élu député. Tout un symbole. Lorsqu’on lui demande s’il est socialiste (parti où il fit toute sa carrière avant d’en être exclu en 2014), il répond ostensiblement : « Oui, mais tendance Jean Jaurès, pas Cambadélis »…