Montpellier: Le parc Montcalm, «le Central Park» du Clapas ?

URBANISME La ville a levé le voile sur le projet qu’elle souhaite développer sur le parc Montcalm et l’EAI, rachetés à l’Etat en 2012…

Nicolas Bonzom
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Le parc Montcalm, à Montpellier.
Le parc Montcalm, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

Rachetés par la mairie de Montpellier à l’Etat en 2012 pour 19 millions d’euros, le parc Montcalm et les terrains de l’ex-école militaire d’infanterie (EAI) n’ont pas cessé, depuis, de déchaîner les passions. Des collectifs et des associations sont notamment montés au créneau pour dénoncer son urbanisation, et le passage de la 5e ligne du tramway.

Depuis, rien, ou presque, n’a bougé. Samedi, lors d’une réunion publique, le maire de Montpellier, Philippe Saurel, a dévoilé le projet de la ville pour ces quelque 36 hectares. Un projet qui sera concrétisé d’ici 2027 pour un coût d’environ 23 millions d’euros, soit dix de plus que prévu. 20 Minutes fait le point sur l’avenir du parc et de l’EAI.

  • Pas de tramway. Contrairement aux souhaits de l’ancienne équipe municipale et communautaire, Philippe Saurel a définitivement enterré l’idée de faire passer la 5e ligne du tramway dans le parc. « Même pas en lisière », confie le maire. Une décision qui satisfait pleinement l’association Arfa, qui s’est battue pendant des mois contre l’intrusion du tramway au sein du parc : « Nous ne sommes pas opposés à la 5e ligne, mais contre son passage sur Montcalm, indique Joëlle Laluc. Il faut dire que c’était juste pour faire plaisir aux promoteurs immobiliers... » L’association n’est cependant pas opposée à ce que le tramway passe « un peu plus loin ».
  • Priorité aux activités sportives. Les pratiques sportives et de détente sont au centre du projet pour le parc Montcalm (environ 23 hectares), qui va être entièrement préservé. « Montcalm, ce sera le Central Park de Montpellier ! », avance même Philippe Saurel. « Il y a de bons équipements sportifs, comme la piste d’athlétisme ou les terrains de basket, explique Joëlle Laluc, de l’association Arfa. Il y a un évident manque d’entretien, sur lequel il faudra se pencher… Et il faudrait ajouter, par exemple, des toilettes sèches. » L’accent sera porté sur la végétalisation du parc.
  • Des logements. Côté EAI, 1.900 logements environ sortiront de terre, dont des habitations étudiantes, et un quart de logements sociaux : une première partie sera livrée en 2019. A la rentrée 2020, un tout nouveau groupe scolaire composé d’une quinzaine de classes, ouvrira également ses portes. « Il n’y aura aucune tour qui pourrait dénaturer ce paysage verdoyant », a cependant assuré, ce samedi, Philippe Saurel.