Montpellier: Les taxis manifestent par solidarité

MANIFESTATION Les chauffeurs se sont contentés de montrer leurs muscles lors d'une opération escargot. Mais UberPop n'est pas encore présent dans l'Hérault...

Jérôme Diesnis

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Pas de blocus, mais une opération escargot pour les taxis de Montpellier et une occupation symbolique (sans filtrage) de l'aéroport
Pas de blocus, mais une opération escargot pour les taxis de Montpellier et une occupation symbolique (sans filtrage) de l'aéroport — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Le mouvement de grogne des taxis en France a modérément touché Montpellier. A cela une raison toute simple : UberPop, au centre du courroux des professionnels, n’est pas encore présent dans l’Hérault.

Mais en soutien de la profession « et parce qu’on a des inquiétudes sur l’avenir », souligne André Garcia, président de la fédération des exploitants taxis de l’Hérault, entre 70 et une petite centaine d’entre eux (sur les 230 professionnels référencés), selon le syndicat, s’est mobilisée ce jeudi à Montpellier.

« Ça pourrait se durcir si la loi n’est pas respectée »

Deux opérations escargots, l’une sur l’A9 entre les échangeurs est et ouest, l’autre entre la gare et l’aéroport, ont perturbé le trafic. « Il y avait environ trois kilomètres de retenue sur l’autoroute », selon Vinci Autoroute. Si la classe politique dans sa majorité soutient les artisans, ce n’est pas forcément le cas des utilisateurs.

A l’aéroport en revanche, l’opération est restée symbolique. Contrairement à une rumeur propagée sur les réseaux sociaux, les taxis se sont contentés de garer leurs véhicules autour du rond-point d’accès à l’aérogare, sans bloquer ni même filtrer la circulation. « On a occupé l’espace public. Le mouvement sera durci dans les jours à venir si l’État français ne fait pas respecter la loi », prévient André Garcia.