Revivez le procès des paris suspects. La défense réclame la relaxe des prévenus... Les avocats des frères Karabatic plaideront ce jeudi...

JUSTICE Après le réquisitoire du procureur lundi, les avocats des prévenus s'expriment devant le tribunal correctionnel de Montpellier...

Jérôme Diesnis

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Nikola Karabatic et Mladen Bojinovic.
Nikola Karabatic et Mladen Bojinovic. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Ce mercredi, c'est le huitième jour du procès, qui doit se tenir jusqu’au 26 juin.
  • Seize personnes sont prévenues, accusées d’avoir parié sur la défaite à la mi-temps de Cesson/Montpellier, en mai 2012, dont Nikola Karabatic, et son frère Luka. Poursuivis pour escroquerie ou complicité d’escroquerie pour avoir sciemment influencé le cours du match, tous encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

Lors de ce huitième jour d’audience, il a été beaucoup question de Brice Robin, l’ancien procureur de la République de Montpellier. Les avocats des prévenus ont dénoncé l’enquête préliminaire du parquet et l’instruction menée par le juge. La défense s’est également évertuée à tempérer le témoignage de Patrice Canayer - qui avait émis des doutes sur la volonté de son équipe à se livrer à fond - en y opposant celle des autres acteurs du match appelés à la barre la semaine derrière.

En se retrouve ce jeudi à partir de 9h sur 20minutes.fr pour les plaidoiries de Jean-Robert et Jean-Marc Nguyen Phung, ainsi que Michaël Corbier. Tous trois représentent les intérêts de Nikola et Luka Karabatic, ainsi que Jennifer Priez et Géraldine Pillet.

Merci de nous avoir suivis.

15h55 : La plaidoirie de Loïc Guérin est terminée. Il a lui aussi demandé la relaxe de son client. L’audience est suspendue et reprendra ce jeudi avec les plaidoiries très attendues des avocats de Luka et Nikola Karabatic et leurs compagnes.

15h44 : « Il n’y a strictement rien concernant mon client »

Loïc Guérin (avocat de Primoz Prost) : « Dans l’expertise technique des téléphones, il n’y a strictement rien concernant mon client : pas de SMS, pas de courrier électronique, pas d’effacement des données, pas de changement de téléphone. »

15h40 : Loïc Guérin (avocat de Primoz Prost) : « On nous dit que si Dragan Gajic a raté le dernier tir de la première mi-temps qu’on appelle un immanquable, c’est parce qu’il a triché. Mais au contraire ! Il restait dix secondes à jouer avec trois buts de retard. S’il a triché, il doit marquer pour lever la suspicion puisque ce but ne change rien au fait que Montpellier ne soit mené à la mi-temps ».

15h37 : Loïc Guérin (avocat de Primoz Prost), évoquant le réquisitoire du procureur : « On n’est plus capable de vous démontrer les éléments de la triche, on parle de gestion de retard. En politique, on parlerait d’éléments de langage. »

15h36 : Loïc Guérin (avocat de Primoz Prost) : « On vous demande une condamnation pénale, quel que soit le quantum, avec ça (il montre l’ordonnance de renvoi). C’est un peu juste. C’est même trop juste »

15h13 : Loïc Guérin (avocat de Primoz Prost) : « Dans ce procès, on n’a pas la recette des différents ingrédients de l’escroquerie »

15h07 : « On lui a jeté son sac à la figure »

Loïc Guérin (avocat de Primoz Prost) : «Si Monsieur Prost avait gardé le silence, aujourd’hui m’ont intuition me dit qu’il ne serait pas sur ce banc mais sur ce parquet. Au moment où il avoue avoir parié, il sait qu’il va perdre son travail, qu’on va presque physiquement lui jeter son sac à la figure. Il s’est retrouvé dans une panade incroyable, sans indemnité de chômage, avec la seule porte de sortie de retourner en Slovénie. Il avoue, de grâce, qu’on en tienne rigueur. Le véritable aveu, c’est l’échec de l’accusation à amener une condamnation».

14h56 : C’est au tour de Loïc Guérin, avocat de Pimoz Prost, de plaider pour son client.

Primoz Prost (au second plan), lors du procès des paris suspects au tribunal correctionnel de Montpellier - Jérôme Diesnis/Maxele Presse

14h50 : Gilles Gauer demande la relaxe d’Enzo di Guardo

Gilles Gauer (avocat d’Enzo di Guardo) : « Trop vite et peu légalement, le parquet a affirmé que tous les individus étaient ficelés, qu’ils avaient un comportement de délinquants parce qu’ils ont utilisé le droit de se taire. En menant des réquisitions à géométrie variable. En changeant de thèse à la lecture du match. En nous disant au final que des personnes qui ont échappé à la poursuite sont tout de même coupables. En remplaçant les exigences par l’idée d’aberration. Il y a un délit à prouver. L’aberration ne prouve pas le délit qui en l’espèce n’existe pas. Pour cette raison, je demande la relaxe pour monsieur Enzo di Guardo. »

14h35 : L’avocat s’appuie sur le code pénal et de nombreuses jurisprudences pour expliquer que le délit d’escroquerie n’est applicable ni pour Enzo di Guardo ni pour aucun des autres prévenus.

14h26 : « L’élément intentionnel n’existe pas »

Gilles Gauer (avocat d’Enzo di Guardo) : « Enzo di Guardo a-t-il connaissance de la supposée entente pour supprimer l’aléa ? Il sait que l’équipe n’est plus motivée, elle a gagné le championnat, l’invincibilité n’est plus un enjeu, un certain nombre de cadres ne veulent plus se blesser parce qu’elle part aux Jeux Olympiques. Et depuis une semaine, les joueurs soulèvent davantage de verres que de fontes depuis qu’ils sont champions de France. Il le sait parce qu’il est l’ami de Luka Karabatic. Mais ce qu’il ne sait pas c’est qu’il y aurait une entente pour perdre. Vous ne le prouvez pas, monsieur le procureur. L’élément intentionnel n’existe pas. »

14h20 : Gilles Gauer (avocat d’Enzo di Guardo) : « L’accusation s’est effondrée sur la notion d’aléa. A l’audience, nous avons vu un match dont nul n’est capable de dire s’il est vraiment truqué. Vous reconnaissez que l’infraction ne se voit pas. Vous faites le contraire de Saint-Thomas. Vous croyez ce que vous ne voyez pas. »

14h16 : « Votre argument sur l’entente d’équipe ne peut pas être retenu. »

Gilles Gauer (avocat d’Enzo di Guardo) : « Votre argument sur l’entente d’équipe ne peut pas être retenu. Vous nous dites "S’ils ne sont que quatre prévenus à avoir joué le match, c’est que le parquet a adopté une présomption d’innocence élargie." Cette notion n’existe pas. Votre entente d’équipe, elle ne tient pas parce que vous ne pouvez pas considérer comme coupable des gens pour lesquels il n’y a même pas de mise en examen. »

14h14 : Gilles Gauer (avocat d’Enzo di Guardo) : « Il n’y a pas eu d’entente préalable de nature à supprimer l’aléa du match. Il n’y a pas d’élément intentionnel. Le fait de parier ne peut pas constituer le délit d’escroquerie. »

14h13 : Gilles Gauer (avocat d’Enzo di Guardo) : « Je ne vais pas nier que les paris sont simultanés et concernent des sommes très importantes. Je pose seulement une question : est-ce que l’aberration constitue une escroquerie ? »

14h12 : Gilles Gauer (avocat d’Enzo di Guardo) : « Quel est le sujet, et l’unique sujet du dossier ? Monsieur le procureur de la République, après avoir entendu les explications des experts, de l’entraîneur, nous a dit que le procès n’était pas un procès tiré du match. »

14h10 : Gilles Gauer (avocat d’Enzo di Guardo) : « Je m’intéresserai uniquement au fond, car nous ne fuyons pas le fond du débat. »

14h10 : Gilles Gauer, avocat d’Enzo di Guardo, prend le premier la parole.

Gilles Gauer est avocat au barreau de Montpellier. Le procureur Patrick Enzo di Guardo a requis 10.000 euros d’amende à l’encontre de son client.

Gilles Gauer, avocat d’Enzo di Guardo. Jérôme Diesnis/Maxele Presse

14h09: L’audience reprend. Cet après-midi encore est consacré aux plaidoiries des avocats de la défense.

On se retrouve à 14h pour la suite du direct. Les avocats de dix prévenus de ce procès-fleuve ont déjà plaidé. Tous ont demandé la relaxe de leurs clients. Il en reste six, dont les plus attendus, ceux de Nikola et Luka Karabatic et leurs compagnes.

11h07 : L’audience est suspendue et reprendra à 14h. Elle s’est achevée sur une plaidoirie très sévère d’Isabelle Monsenego, conseil de Mladen Bojinovic, à l’encontre du MAHB, l’ancien employeur de son client. Le MAHB s’est constitué partie civile et réclame 1,2 million d’euros au titre de préjudice aux 16 prévenus.

11h06 : « Le MAHB n’a pas les moyens de sa politique »

Isabelle Monsenego (avocate de Mladen Bojinovic) : « Ce club n’a pas les moyens de sa politique, vit des subventions publiques et son préjudice résulte de son manque de trésorerie chronique depuis 2011. »

11h03 : « Le MAHB s’est fait hara-kiri »

Isabelle Monsenego (avocate de Mladen Bojinovic) : « Le contrat de Brother a été immédiatement remplacé par Louis Nicollin qui a mis 200.000 euros. Et M.Lévy (président du MAHB) dit qu’il a retrouvé 900.000 euros. Donc il n’y a pas de préjudice. Le préjudice, ils l’ont fait eux-mêmes, ils se sont fait hara-kiri. »

11h01 : « Karabatic a été donné pour 100.000 euros à Aix »

Isabelle Monsenego (avocate de Mladen Bojinovic) : « Quand on achète Karabatic à Kiel, on l’achète 1,2 million. Quand il vient de Barcelone à Paris, il est acheté 2 millions d’euros. Nous, on le donne pour 100.000 euros à Aix. Le préjudice vous le faites vous-mêmes en faisant une rupture conventionnelle de contrat. »

10h57 : « En juin 2012, le club est en situation de cessation de paiement »

Isabelle Monsenego (avocate de Mladen Bojinovic), au sujet du MAHB : « En juin 2012, nous sommes en état de cessation de paiement, nous devons de l’argent à l’Urssaf, aux impôts, aux fournisseurs. En octobre 2012, il a y une opportunité extraordinaire de limiter ses charges. Prost avoue, on le licencie et on ne le remplace pas. »

10h55 : «Avec Patrice Canayer, on a une espèce de schizophrénie»

Isabelle Monsenego (avocate de Mladen Bojinovic) : « Un premier rapport de la Cour des comptes en 2011 dit qu’il faut faire des économies. Or, aucune mesure n’est prise, bien au contraire. Ces rapports montrent qu’il y a deux contrats de travail pour M. Canayer à temps plein, ce qui est totalement illégal selon la Cour des comptes et le droit du travail. Il augmente sa rémunération sans cesse, alors que le club est en difficultés. Pour moi, il n’est pas un salarié du club, il est le club. C’est lui qui décide de tout. On a une espèce de schizophrénie. »

10h53 : Luc Abratkiewicz a plaidé la relaxe de Mladen Bojinovic en tentant de démonter le réquisitoire du procureur. Isabelle Monsenego de son côté s’en prend au club de Montpellier qui s’est constitué partie civile et réclame 1,2 million de dommages et intérêts.

10h52 : « Le MAHB a une perte cumulée de 1,172 million d’euros quand l’affaire éclate »

Isabelle Monsenego (avocate de Mladen Bojinovic) : « Il y a des non-dits. Le tribunal doit comprendre la situation du MAHB quand l’affaire éclate. Le 30 juin 2011, on accuse une perte importante de 500.000 euros. Au 30 juin 2012, nous avons un chiffre d’affaires de 5 millions mais une perte cumulée de 1,172 million d’euros. »

10h49 Isabelle Monsenego (avocate de Mladen Bojinovic) : « Je ne peux pas laisser M.Canayer subodorer que le 17 septembre 2012 il ne voit rien et qu’il est normal d’être mené à la mi-temps, puisqu’en face les équipes veulent se payer Montpellier. Dire le 10 octobre 2012 qu’il n’a vu aucune tricherie et finalement revenir introduire un doute sportif sur le trucage du match. »

10h48 : Isabelle Monsenego (avocate de Mladen Bojinovic) : « A l’époque des faits, ni le règlement de la ligue, ni le règlement de la fédération ne sanctionnaient le fait de parier dans des lieux physiques. Le règlement a été modifié en juin 2012. Nous n’avons pas été devant le tribunal administratif parce que Mladen Bojonovic m’a dit : "J’ai parié, ce n’est pas bien". »

10h44: C'est au tour d'Isabelle Monsenego, également avocate de Mladen Bojinovic, de plaider.

Nikola Karabatic et Mladen Bojinovic (à d.). Nicolas Bonzom / Maxele Presse

10h43 : Luc Abratkiewicz (avocat de Mladen Bojinovic) : « Les gens qui aiment le sport n’en peuvent plus. Ils ne supportent plus ce dossier. Il faut siffler la fin du match, de ce match judiciaire aussi fou que stupide aussi coûteux qu’inutile. »

10h41 : «La relaxe de Mladen Bojinovic est évidente»

Luc Abratkiewicz (avocat de Mladen Bojinovic) : « Les faits d’escroquerie ne sont pas qualifiés. La relaxe de Mladen Bojinovic est évidente et doit être prononcée. La justice va passer et ne peut passer que dans un sens. Parce qu’il y a le doute, l’incertitude, l’aléa, l’infime aléa judiciaire. »

10h30 : «La parole de M. Canayer n’est pas parole d’évangile.»

Luc Abratkiewicz (avocat de Mladen Bojinovic) : « La parole de M. Canayer n’est pas parole d’évangile. Il fait la déclaration de trop quand il va voir les enquêteurs. Il dit Monsieur Christmann m’a dit qu’un joueur lui avait dit dans les vestiaires que Tej avait laissé filer le match. Christmann a dit qu’il n’avait jamais dit ça. »

10h28 : Luc Abratkiewicz (avocat de Mladen Bojinovic) : « Patrice Canayer manie l’art de la sémantique à un niveau qui excelle et qui s’apparente à la tricherie ».

10h24 : « A vous entendre, les deux arbitres, c’est Laurel et Hardy. Tout le monde est nul. Sauf Monsieur Canayer. »

Luc Abratkiewicz (avocat de Mladen Bojinovic) : « L’aléa altéré, truqué, modifié, il n’existe pas. Vous encensez Canayer, un surhomme. Quand Canayer parle, tous les autres mentent. Les deux arbitres, c’est Laurel et Hardy. Le journaliste est nul. Tout le monde est nul. Sauf Monsieur Canayer. »

10h22 : Luc Abratkiewicz (avocat de Mladen Bojinovic) : « Aucun des éléments que vous nous reprochez n’est répréhensible en soi. »

10h14 : Luc Abratkiewicz (avocat de Mladen Bojinovic), s’adressant toujours au procureur : « Vous avez une drôle de conception de la justice. Il va falloir que vous m’expliquiez ce qu’est la présomption d’innocence "au sens large". »

10h07 : « Votre conviction, on s’en fiche ! »

Luc Abratkiewicz (avocat de Mladen Bojinovic) : « Vous devez apporter la preuve. Votre conviction on s’en fiche. Je ne vois pas une démonstration. »

10h05 : Luc Abratkiewicz (avocat de Mladen Bojinovic) : « L’escroquerie est née le jour où un procureur de la République a décidé de faire une conférence de presse façon showman. »

10h03 : Luc Abratkiewicz (avocat de Mladen Bojinovic), s’adressant au procureur de la République : « Pour vous, Mladen Bojinovic est l’incarnation de l’escroquerie. Je dirais que vous n’êtes pas l’incarnation de la justice ! »

10h03 : Le procureur de la République Patrick Desjardins a requis 6 mois d’emprisonnement et 60.000 euros à l’encontre de Mladen Bojinovic qu’il considère comme l’élément central du dossier. C'est la réquisition la plus lourde pour un joueur.

10h03: C'est au tour de Luc Abratkiewicz, avocat de Mladen Bojinovic, de débuter sa plaidoirie.

Me Abratkiewicz, avocat de Mladen Bojinovic. Nicolas Bonzom / Maxele Presse

10h02 : Virginie Delhaye-Carenco demande la relaxe de Giuseppe Palumbo.

9h55 : Virginie Delhaye-Carenco: «Il n’y a aucun SMS échangé par Giuseppe Palumbo. Des appels très tard, seulement parce qu’ils s’appellent tous les soirs après la fin de son service. La téléphonie qui est un élément clé ne démontre rien pour lui. Il ne s’est pas préparé au passage de la justice, il n’a pas pris d’avocat, il n’a pas réinitialisé ou changé son téléphone. Il a le même depuis trois ans. Il n’a pris part à aucune concertation avec les joueurs. Il est allé parier tous les samedis matin comme il le fait depuis des années chez le même détaillant.».

9h45 : « Mladen Bojinovic est le frère qu’il n’a jamais eu. La fille et l’épouse de Giuseppe Palumbo trouvaient l’amitié à Mladen Bojinovic néfaste »

9h41 : Virginie Delhaye-Carenco : « Giuseppe Palumbo est une poussière dans ce dossier »

9h40 : C’est au tour de Virginie Delhaye-Carenco, avocate de Giuseppe Palumbo, de prendre la parole. Giuseppe Palumbo est le patron de la pizzeria «Chez Vincent» et un ami intime de Mladen Bojinovic qu’il considérait comme son frère.

9h38 : Marc Gallix (avocat de Mickaël Robin): « Bien évidemment, je vous demande la relaxe de Mickaël Robin. Il faut siffler la fin du match. »

9h33 : «William Accambray n’est pas là au procès. Pourtant il a fait un match épouvantable, mais, lui, n’a pas eu une amie qui a parié.»

9h31 : Marc Gallix : « Patrice Canayer a trouvé la performance de l’équipe tout à fait poussive, hormis celle de Mickaël Robin qui ne pouvait pas faire mieux ce jour-là. »

9h27 : Marc Gallix (avocat de Mickaël Robin): « Mickaël Robin a la particularité de n’avoir jamais parié. De ne pas avoir donné d’argent. De n’en avoir retiré aucun usage personnel. »

9h20 : « Le cas de M. Robin est un cas très particulier. Il a été mis en examen en août 2013, pratiquement un an après les autres. »

9h17 : Maître Marc Gallix demande que le club ne puisse se constituer partie civile : « La position du club est intenable sur un plan juridique. Elle est intenable sur le plan de l’éthique. Elle est irrecevable parce que nous sommes poursuivis pour escroquerie à La Française des Jeux. Il n’y a aucun lien direct. On peut concevoir le préjudice indirect, mais sa place n’est pas là aujourd’hui. »

Retour sur la totalité des réquisitions du procureur, lundi :

Luka Karabatic : 20.000 euros d’amende et 3 mois d'emprisonnement avec sursis.
Jennifer Priez : 7.500 euros d’amende.
Géraldine Pillet : 7.500 euros d’amende.
Nikola Karabatic : 30.000 euros d’amende et 3 mois d'emprisonnement avec sursis.
Enzo Di Guardo : 10.000 euros d’amende.
Mickaël Robin : 10.000 euros d’amende et 3 mois d'emprisonnement avec sursis.
Yann Montiège : 15.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.
Primoz Prost : 15.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.
Issam Tej : 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.
Chokri M’Rassi : 25.000 euros d’amende.
Dragan Gajic : 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.
Samuel Honrubia : 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.
Ayoub Chah : 7.500 euros d’amende.
Mladen Bojinovic : 60.000 euros d’amende et 6 mois d’emprisonnement avec sursis.
Nicolas Gillet : 80.000 euros d’amende et 6 mois d’emprisonnement avec sursis.
Giuseppe Palumbo : 20.000 euros d'amende.

9h10: Le procureur a requis trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende à l'encontre de Mickaël Robin.

Mickaël Robin, lors du procès des paris suspects au tribunal correctionnel de Montpellier - Jérôme Diesnis / Maxele Presse

9h08: L'audience débute avec la plaidoirie de Marc Gallix, l'avocat de Mickaël Robin, gardien du MAHB à l'époque des faits.

9h07: L'audience du procès des paris suspects a repris.