Montpellier: La start-up Pradeo à l’assaut de l’Ouest américain

INNOVATION La seconde édition du programme d’accélération Ubi i/o conçu par Business France en partenariat avec BpiFrance touche à sa fin. Sur place, la start-up revient sur son aventure dans la Silicon Valley…

De notre envoyé spécial à San Francisco, Romain Lescurieux

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Stéphane Saad, cfondateur de la start up Pradeo
Stéphane Saad, cfondateur de la start up Pradeo — Ubi-io/BusinessFrance

De Montpellier à San Francisco. Avec Stéphane Saad, il n’y a qu’un pas. Cet entrepreneur fait partie des huit cofondateurs de start-up sélectionnées pour la seconde édition du programme d’accélération Ubi i/o conçu par Business France en partenariat avec BpiFrance qui se déroule depuis dix semaines à San Francisco. Sa boîte : Pradeo. « Du pur jus montpelliérain », s’exclame ce jeune homme de 28 ans avec son « accent qui s’entend même en anglais », rigole-t-il.

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Révéler tout ce que fait une application « en une minute »

Avec son frère, Clément, docteur en informatique et ancien professeur de sécurité à la faculté de Montpellier 2, ils commencent à développer le projet Pradeo en 2008, en anticipant les problèmes de sécurité liés aux applications sur mobile. Et ce, « avec des pépites de la faculté ». En 2010, avec l’aide d’une troisième personne, Vivien Raoul, Pradeo devient une entreprise qui intègre l’incubateur BIC (Business Incubateur Center). Et répond à une problématique qui « concerne tout le monde », dit-il. « Dans une application, il y a toute une partie qui est cachée. A partir de là, des actions peuvent être effectuées sans que l’utilisateur le sache : Récupération de photos, agenda, SMS, coordonnées bancaires etc »

Pour lutter, ils ont misé sur une technologie de pointe et ont développé une innovation technique. « En une minute Pradeo indique si une menace existe », détaille ce directeur des alliances stratégiques. Un anti-virus nouvelle génération qui révèle tout ce que fait une application et permet en un temps record de bloquer la menace. Vainqueur de nombreux concours, les cofondateurs ont levé en 2012, un million d’euros. Depuis ils ont équipé de nombreuses entreprises : La Poste pour ses 100.000 postiers, Sanofi, Radio France et nombreux particuliers via la version CheckMyApps. Et très prochainement Samsung. Mais désormais, les Etats-Unis sont aussi dans leur viseur.

« Début 2014, on a décidé de se tourner vers l’internationalisation. D’où la participation à ce programme à San Francisco », explique-t-il. Un moyen de mieux s’organiser, selon eux. Et pour Stéphane de prendre sa décision : s’installer dans cette ville pour gérer la branche américaine et une équipe de deux personnes. Mais le siège reste lui, à Montpellier. Stéphane espère y retourner dans deux ans.