Procès des paris suspects: Revivez la première journée des plaidoiries de la défense...

JUSTICE Après le réquisitoire du procureur ce lundi, les avocats des prévenus se sont exprimés devant le tribunal correctionnel de Montpellier ce mardi...

Nicolas Bonzom

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Nikola Karabatic et Mladen Bojinovic.
Nikola Karabatic et Mladen Bojinovic. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Ce mardi, c'était le septième jour du procès, qui se tient jusqu’au 26 juin.
  • Seize personnes sont prévenues, accusées d’avoir parié sur la défaite à la mi-temps de Cesson/Montpellier, en mai 2012, dont Nikola Karabatic, et son frère Luka. Poursuivis pour escroquerie ou complicité d’escroquerie pour avoir sciemment influencé le cours du match, tous encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

Merci de nous avoir suivis, et bonne soirée !

16h55 : L'audience est levée, et reprendra demain, mercredi à 9h. Vous pourrez suivre la journée en direct sur 20minutes.fr, marquée par la plaidoirie des avocats des frères Karabatic et de leurs compagnes. Le jugement, lui, sera rendue avant la mi-juillet.

16h51 : L'avocate de Ayoub Chah demande la relaxe pour son client.

16h42 : « Il n'a rien à se reprocher, il a joué pour un joueur, il n'y a pas là l'ombre d'une infraction pénale ! », note l'avocate de Ayoub Chah.

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16h34 : « M. Chah et Samuel Honrubia sont très amis, comme deux doigts de la main, note l'avocat de M. Chah. C'est la fin de l'année, on a envie d'avoir de l'apport financier... (...) Dès le 9 mai, il va y avoir une discussion entre eux sur le fait de parier.  »

16h31 : « M. Chah a parié, parce que c'est un parieur. Il a dit jouer au moins deux fois par mois aux enquêteurs. M. Chah connaît parfaitement bien les règles du handball, il est un proche de Samuel Honrubia... »

16h29 : Qui est Ayoub Chah ?

A l’époque des faits, Ayoub Chah finissait ses études de kinésithérapie. Quelques semaines plus tard, il était parti s’installer à la Réunion. Selon l’enquête, c’est lui qui a passé pour 7.000 euros de prises de jeu au Totem, le 12 mai 2012, entre 9h57 et 10h05. Il est présenté comme un ami de Samuel Honrubia. En garde à vue, il avait reconnu prendre les paris à hauteur de 3.000 euros pour le compte de Samuel Honrubia et 4.000 euros pour le compte de Dragan Gajic. Il avait évoqué la notion de « top départ » donné à 10h pour parier. Il est revenu sur ses déclarations devant le juge d’instruction en expliquant que s’il avait joué à 10h précisément, c’était uniquement le fait du hasard.

16h25 : Me Maryse Pechevis, avocate de Ayoub Chah, prend la parole. « Quite à faire un show judiciaire, on aurait pu louer l’Arena, on aurait eu un peu plus de place. C’est un peu comme si j’avais vécu le procès du Carlton… Dans ce procès, malgré la pression médiatique, le tribunal n’a trouvé aucune preuve contre Dominique Strauss-Kahn, et a prononcé la relaxe. » Son jardinier lui aurait dit « J’espère qu’ils vont s’en sortir ces jeunes, parce qu’ils ne méritent pas ça », note l’avocate.

16h23 : L'audience reprend.

15h58 : La plaidoirie de l'avocate d'Issam Tej est terminée. Elle demande la relaxe. L'audience est suspendue et reprendra à 16h10.

15h37 : « Oui, Issam Tej, c’est quelqu’un qui joue., oui. Il n’est pas accroc. Mais il ne joue pas le handball, il sait qu’il ne peut pas… Il joue au Loto-Foot » L’avocate d’Isaam Tej s’adresse à Mladen Bojinovic et assure qu’elle ne se souvient plus comment il s’appelle… « Je n’arrive plus à me souvenir de votre nom, pardonnez-moi… »

15h34 : En termes de loi sportive, l’avocate d’Issam Tej note que son client « a été condamné dans un premier temps, puis a été relaxé. La Ligue de handball a estimé qu’il n’y avait aucune preuve à sa charge. »

15h21 : Issam Tej, handballeur tunisien, pivot du MAHB depuis 2006, est présenté comme un parieur « compulsif ». Lors d’une conférence de presse avant le début du procès, Rémy Lévy, président du club de Montpellier, a répété que son contrat serait rompu si jamais le tribunal correctionnel le condamnait. Issam Tej était présent le 12 mai 2012, à Rennes, pour disputer le match Cesson/Montpellier. Issam Tej assure qu’il a joué le match à fond, ce que ne contredit pas le rapport d’expertise, et nie avoir parié.

Issam Tej et son avocate, lors d'une pause d'audience. Jérôme Diesnis / Maxele Presse.

15h20 : L'avocate de Issam Tej s'exprime à présent. Il s'agit de Me François Delran, avocate au barreau de Nîmes.

15h19 : L'avocat de Chokri M'Rassi a terminé sa plaidoirie.

15h13 : « Chokri M'Rassi est innocent », clame tout simplement son avocat.

15h05 : L’avocat de Chokri M’Rassi note que tout démontre que son client n’a jamais voulu se cacher, qu’il a parié comme il pariait d’habitude. « Il a un comportement d’un homme qui n’a rien à se reprocher », note Me Thierry Richard.

15h03 : L’avocat de Chokri M’Rassi note que son client a parié, et qu’il a retiré ses gains à un seul endroit. Et qu’il n’est pas allé à l’autre bout de la France pour le faire, et qu’il n’avait que ses propres tickets, contrairement à d’autres.

Précision : L’avocat de Chokri M’Rassi qui plaide ce mardi après-midi est Me Thierry Richard et non pas Me Pierre-Henry Blanc.

14h52 : Ce matin, Issam Tej, proche de Chokri M'Rassi, qui joue toujours au MAHB, s'est exprimé face à la presse. « Ce sont des accusations qui n'ont pas de sens, note Issam Tej. Je n'ai pas parié, je n'ai pas triché, je n'ai pas truqué le match. Je suis confiant, tout ceci n'a pas de sens. »

Issam Tej, à son arrivée au tribunal correctionnel de Montpellier, lundi. Jérôme Diesnis / Maxele Presse.

14h50 : Chokri M'Rassi était, au moment des faits, le président d'un petit club de handball dans le Gard, et proche de Issam Tej, joueur du MAHB, qui a joué le match contre Cesson le 12 mai 2012. L'enquête a prouvé que l'homme avait parié la somme de 7.500 euros sur la défaite à la mi-temps de Montpellier.

14h48 : L'avocat de Chokri M'Rassi assure que son client n'a rien à voir avec toute cette histoire. Le procureur a requis 25.000 euros d’amende à l'encontre de cet homme.

 

14h44 : L'avocate de Yann Montiege a terminé sa plaidoirie et demande la relaxe de son client. Place à présent à Me Pierre-Henry Blanc, avocat de Chokri M'Rassi.

14h36 : « Si on n'a rien vu sur ce match, c'est peut-être qu'il n'y a rien à voir ! »

L'avocate de Yann Montiege, Me Marion Menage : « Je vous livre ma théorie sur ce dossier. Elle vaut ce qu'elle vaut. Je pense qu'on part simplement d'une initiative individuelle, sur deux personnes, elles en parlent, puis elle se répand sur d'autres personnes... (...) On a le droit de se mettre d'accord avec des copains pour parier à la même heure ! Ce n'est pas une escroquerie. Je suis persuadé que pour certains, c'est un hasard total... Pour d'autres, c'est une entente... (...) Après, si on parle d'escroquerie, il faut prouver que le match est truqué... Un arbitre n'a rien vu, les joueurs, les entraîneurs, les experts, le commentateur... Personne n'a rien vu. Peut-être qu'on ne voit rien, parce qu'il n'y a rien à voir ! »

14h30 : « Baptiste Bonnefont dit qu'il était malade et qu'il avait prévenu le kiné, note l'avocate de Yann Montiege. Mais le joueur a insisté pour aller jouer, pour être l'un des premiers à aller jouer... »

14h25 : L’avocate s’en prend violemment à Patrice Canayer…

« Oui, j’ai une dent contre Patrice Canayer [entraîneur du MAHB], note l’avocate de l’ancien kiné. Mon client a été jeté comme un malpropre. M. Montiege voulait se rapprocher des employeurs, et leur expliquer… Quand il est revenu au club, il n’avait plus d’accès Internet. (…) M. Canayer l’a purement et simplement mis à la porte. Je lui ai dit d’aller travailler quand même le lundi… On ne voulait pas, en plus, se prendre un abandon de poste dans la figure ! Ce fut très compliqué à gérer. »

« Le kiné ne sait pas avant qui va rentrer sur le terrain ! Yann Montiege n’était pas au courant avant, ce n’est pas vrai… Et ce n’est pas vrai qu’il aurait laissé rentrer Baptiste Bonnefont avec une gastro pour affaiblir l’équipe… (…) Je pense que Patrice Canayer a été vexé. Je pense que son ego en a pris un coup… »

14h16 : « Quand on court, on est face à soi-même »…

« Quand on court pendant un footing, on est face à soi-même, on se retrouve face à soi, et il a décidé de tout retirer. C’est tout », note l’avocate de Yann Montiege.

14h14 : « Si ce matin-là, il n’était pas passé devant un distributeur de billets, il ne serait pas là aujourd’hui, note l’avocate de Yann Montiege, Me Marion Ménage, du barreau de Pontoise. C’est aberrant. »

14h12 : Le procureur a requis 15.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis pour Yann Montiege.

 

14h09 : Il a retiré tout son argent pendant son footing…

Yann Montiege était présent lors du déplacement du MAHB à Cesson, match qui fait l’objet de ce procès. Il connaissait mieux que personne l’état physique de l’équipe, note l’enquête. L’homme a du s’expliqué sur des retraits en numéraire. Il assure qu’il n’a pas parié. Sauf que… Le 12 mai, au matin, pendant son footing, il retire tout l’argent sur son compte, pour ne plus utiliser sa carte bancaire. « Je me suis levé tôt, j’ai fait un footing. J’ai alors retiré des sous. Avec mon épouse, on voulait changer notre façon de gérer nos comptes, ça me travaillait énormément. »

 

14h07 : « Yann Montiege est un cas un peu particulier dans ce dossier, note son avocate. Ce n’est ni un joueur, ni un entraîneur. Ni un médecin. Ce n’est qu’un kiné, sans offense aucune à la profession. »

14h06 : L'audience a repris avec l'avocate de Yann Montiege, l'ancien kiné du MAHB.

Rendez-vous à 14h.

11h47 : L’avocat de Nicolas Gillet demande la relaxe de son client. L’audience est suspendue et reprendra à 14h. Vous pourrez suivre la suite des plaidoiries ici même, en direct.

11h44 : « Monsieur le procureur a demandé une sanction beaucoup trop sévère ! 80.000 euros d’amende ! Ce n’est pas possible. C’est une amende que l’on demande à l’encontre des plus grands escrocs, dans de grandes affaires, et encore ! C’est simplement un gérant de bureau de tabac à Prades-le-Lez ! Il a juste joué, et s’est adonné à sa passion… »

11h41 : « L’accusation nous dit "Tout le monde qui joue au même moment, c’est fort de café !"… Lui, Nicolas Gillet, il ne s’en préoccupe pas de tout ça. Il a eu une intuition, et il joue, c’est tout. »

11h39 : « Cela ne fait pas de lui un coupable, Monsieur le président ! », note l'avocat de Nicolas Gillet.

11h34 : Un coup à faire ?

« Il faut quand même qu’il y ait un mobile !, note l’avocat de Nicolas Gillet. Son mobile, ce n’est pas l’argent. Il fait ça pour les sensations que lui procure le jeu… Il aime bien ces moments-là, où il attend le score… C’est tout. (…) Il n’a pas eu connaissance d’une éventuelle information ou d'une entente préalable. Il a eu une intuition. Il a du bon sens : il se dit que les Karabatic n’étaient pas là, que Montpellier avait son titre… Il s’est dit qu’il y avait un coup à faire. C’est tout. »

11h27 : « M. Gillet, il joue sur tous les sports, le football, les courses, le handball... Avec des sommes de 10.000 euros, 20.000 euros... Chacun joue en proportion de ses moyens. Cela peut choquer ici, mais c'est comme ça », note l'avocat de Nicolas Gillet.

11h23 : Bojinovic et Gillet, c’est David et Goliath !

« Mladen Bojinovic, c’est son copain, Nicolas Gillet. C’est David et Goliath, le grand et le petit, c’est comme ça. Ils se voient tous les jours. Ils sont frères. Ils prennent un café ensemble. Est-ce que c’est une preuve d’une entente frauduleuse ? » Le tribunal reproche au gérant du café de Prades-le-Lez d’avoir eu des informations de la part de son ami joueur pour parier sur la mi-temps du match Cesson/Montpellier.

Issam Tej et Mladen Bojinovic, dans le jardin du tribunal correctionnel de Montpellier, pendant la pause de l'audience, ce mardi. N. Bonzom / Maxele Presse.

11h10 : « On parle de montants effarants… Pas pour M. Gillet. Monsieur Gillet dispose de moyens importants liés à un héritage familial, note l’avocat de Nicolas Gillet. C'est un gros parieur, il l'assume. Est-ce que ça fait de lui quelqu'un qui aurait eu des informations liées au match ? C'est juste un garçon victime d'une addiction, c'est le jeu. » Le procureur a requis 80.000 euros d'amende et 6 mois d’emprisonnement avec sursis.

11h07 : Nicolas Gillet est le gérant du Café du Nord, à Prades-le-Lez, à quelques kilomètres de Montpellier. L’enquête a fait apparaître que l’homme a engagé deux paris, dans deux points de vente, dont le sien, pour un montant total de 25.000 euros, pour un gain de 72.500 euros. Il a reconnu avoir misé cette somme. Décrit comme riche, très proche de Mladen Bojinovic, avec lequel il partage l’amour des paris, et avec lequel il se comportait « comme un agent de joueur », note l’ordonnance de renvoi. Nicolas Gillet a déclaré aux enquêteurs n’avoir eu aucune information sur la façon dont se déroulerait le match Cesson/Montpellier.

11h05 : L'avocat de Nicolas Gillet va s'exprimer.

11h04 : L'audience reprend.

11h00 : Le jugement devrait être rendu d'ici la mi-juillet.

10h58 : L'audience va reprendre dans quelques minutes...

10h46 : L’avocat de Samuel Honrubia s’exprime.

« Ce dossier avait comme socle le fait que le match soit truqué, note Me Maisonneuve. Or, il apparaît clairement que ce match n’a pas été truqué. L’escroquerie ne peut pas exister. Les experts, dans leur rapport, ne sont pas arrivés à cette conclusion. Donc, pas de démonstration de match truqué, pas de démonstration d’escroquerie. Ce socle-là a été pulvérisé. »

L’avocat de Samuel Honrubia, face à la presse, ce mardi. N. Bonzom/Maxele Presse.

10h34 : L'avocat de Dragan Gajic retourne s'asseoir. Il a demandé la relaxe de son client. L'audience est levée et reprendra à 11h.

10h32 : « Vous croyez qu’il va mettre en jeu ce qu’il a construit à la force de son poignet, pour gagner quoi ? 11.000 euros sur ce pari ? Non… », note l’avocat de Dragan Gajic.

10h30 : « Il y a des soupçons, des coïncidences troublantes... Mais avez-vous des preuves que M. Gajic ait parié ? Non ! Vous avez même le contraire ! », assure l'avocat du joueur montpelliérain.

10h27 : Sur les contacts téléphoniques avec Dragan Gajic avec d'autres joueurs et leurs conjoints, son avocat invoque la sphère amicale...

10h17 : « Vous n’avez rien comme preuve objective dans ce dossier. Vous avez simplement l’explication d’un match moins bon… », note l'avocat de Dragan Gajic.

10h14 : Dragan Gajic a raté un penalty sur la première mi-temps... Un tir « immanquable », pour de nombreux observateurs. « Au football, des penaltys, on en rate, de tout temps, note l’avocat du joueur. Et ce n’est pas pour ça que l’on va accuser les joueurs malheureux de se faire acheter… Au handball, vous savez, la cage n’est pas bien grande. Oui, on peut rater un tir immanquable. »

10h11 : « A Montpellier, c'est vrai, on est peut-être un peu moins motivé, parce qu'on a le titre. Et puis, en face, on a des morts de faim, qui jouent leur vie sur ce match... », note Me Landon, avocat de Dragan Gajic.

10h08 : « Patrice Canayer, entraîneur du MAHB, lorsqu’il est entendu, n’émet pas une seule fois un soupçon sur un éventuel match truqué. Il donne des éléments objectifs qui expliquent une contre-performance relative de son équipe. Ce n’est pas parce qu’une équipe est leader du championnat qu’elle ne peut pas perdre… On peut être une très bonne équipe et un jour, très mal jouer. A six reprises, Montpellier a été mené à la mi-temps… »

Retour sur la totalité des réquisitions du procureur :

Luka Karabatic : 20.000 euros d’amende et 3 mois d'emprisonnement avec sursis.
Jennifer Priez : 7.500 euros d’amende.
Géraldine Pillet : 7.500 euros d’amende.
Nikola Karabatic : 30.000 euros d’amende et 3 mois d'emprisonnement avec sursis.
Enzo Di Guardo : 10.000 euros d’amende.
Mickaël Robin : 10.000 euros d’amende et 3 mois d'emprisonnement avec sursis.
Yann Montiège : 15.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.
Primoz Prost : 15.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.
Issam Tej : 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.
Chokri M’Rassi : 25.000 euros d’amende.
Dragan Gajic : 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.
Samuel Honrubia : 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.
Ayoub Chah : 7.500 euros d’amende.
Mladen Bojinovic : 60.000 euros d’amende et 6 mois d’emprisonnement avec sursis.
Nicolas Gillet : 80.000 euros d’amende et 6 mois d’emprisonnement avec sursis.
Giuseppe Palumbo : 20.000 euros d'amende.

9h57 : L'avocat de Dragan Gajic dénonce le comportement de la Française des jeux.

L’avocat de Dragan Gajic [pour lequel le procureur a requis 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis] assure que la thèse du trucage du match est totalement discréditée par le rapport des experts. L’homme, qui confie présider une société qui gère des courses de chevaux, souligne que « quand on a des masses de jeux aussi importantes, on bloque les jeux, cela a été fait, puis on se retourne vers ceux qui ont fait le match, la ligue, ou la fédération… Cela n’a pas été fait. Et puis surtout : on bloque les paiements ! Le dossier a été traité de façon invraisemblable... » 

Dragan Gajic et son avocat Frédéric Landon, quelques instants avant son audition, le 17 juin 2015 au tribunal correctionnel de Montpellier. Jérôme Diesnis / Maxele Presse.

9h54 : Dragan Gajic a prêté de l'argent à Samuel Honrubia...

Le 10 mai 2012, Dragan Gajic a retiré 4.000 euros en liquide. « J’avais rendez-vous le 14 mai, chez un notaire, pour une acquisition. C’est comme ça que l’on fait en Slovénie. Quand j’avais acheté un appartement en Slovénie, j’avais payé cash ». Le joueur a accepté de prêter l'argent à son « ami » Samuel Honrubia. « Je n’ai pas demandé à Monsieur Honrubia pourquoi il me demandait cet argent. J’étais gêné de lui demander pourquoi. Je lui ai simplement demandé de me ramener l’argent pour le lundi. Je lui ai fait confiance, c’est mon ami. »

9h53 : Dragan Gajic est un joueur professionnel slovène de Montpellier, l’un des meilleurs à son poste en championnat de France. Il est toujours salarié au MAHB, après avoir juré la main sur le cœur qu’il n’avait pas parié sur le match Cesson-Montpellier, le 12 mai 2012.

9h52 : Me Frédéric Landon, avocat de Dragan Gajic, qui n'est pas présent aujourd'hui à l'audience, va s'exprimer.

9h47 : « Je ne pense pas, monsieur le président, que vous puissiez dire que nous sommes sur le terrain de l’escroquerie », note l’avocat de Samuel Honrubia. L’avocat demande la relaxe de son client, et va se rasseoir.

9h45 : L’avocat de Samuel Honrubia refuse que l’on compare cette affaire à l’affaire OM/Valenciennes. « A l'époque, ce sont les joueurs sur le terrain qui avaient été payés pour laisser filer le match. Une partie d’entre eux avaient reconnu avoir reçu des sommes d’argent… On est totalement dans une autre histoire… »

L’affaire OM/Valenciennes, c’est quoi ?

9h40 : « Samuel Honrubia a reconnu très rapidement avoir parié, il a reconnu sa responsabilité, note son avocat, Me Maisonneuve. J’ai entendu devant ce tribunal Samuel Honrubia dire qu’il avait fait une faute, et qu’il regrettait cette faute. Il a eu une sanction disciplinaire, il a assumé. Son comportement me semble important à souligner… »

9h38 : Les joueurs Mickaël Robin, Issam Tej et Mladen Bojinovic sont bien là ce matin à l'audience.

9h36 : L’avocat dénonce la fameuse conférence de presse, qui a eu lieu peu de temps après que l’affaire ait éclaté. « C’était une conférence de presse guerrière, accusatrice, il ne s’agissait pas de faire le bilan de la procédure… », regrette l’avocat.

9h30 : Ce matin, les frères Karabatic et leurs compagnes ne sont pas venus...

9h24 : « Dans ce dossier, je ne comprends pas vraiment le rôle que l'on veut faire jouer à Samuel Honrubia, note l'avocat du joueur. (...) La télévision, objet du retrait [Samuel Honrubia a dit qu'il voulait acheter une télévision avec l'argent liquide retiré], c'est vrai, c'est prouvé, elle est bien là cette télévision. »

9h17 : « Vous devez établir que Samuel Honrubia connaissait le score à la mi-temps de Cesson/Montpellier au moment de parier », note l'avocat du joueur.

Samuel Honrubia lors d'un match entre la France et la Macédoine, le 10 janvier 2015. Georges Gobet / AFP.

9h13 : Le procureur a requis ce lundi pour Samuel Honrubia 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.

9h10 : Le joueur a emprunté 4.000 euros à Dragan Gajic, lors d’une séance dans une salle de sport. Il se trouve que le Slovène les avait sur lui, et les lui a prêtés. Si Samuel Honrubia a avoué avoir parié, Dragan Gajic le nie, et assure ne pas avoir demandé à son ami pourquoi il avait besoin de cet argent.

9h07 : Les avocats de l'ancien Montpelliérain Samuel Honrubia vont s'exprimer. L'affaire a éclaté alors qu'il venait d'arriver au PSG. Il a avoué avoir parié.

9h04 : L’audience va reprendre dans quelques minutes avec les plaidoiries des avocats de la défense.

Rendez-vous avant 9h30, ce mardi, pour suivre les plaidoiries en direct.