Revivez le procès des paris suspects. Le procureur réclame 3 mois de prison avec sursis pour les frères Karabatic

JUSTICE Le sixième jour de procès était consacré aux plaidoiries des parties civiles puis aux réquisitions...

Jerome Diesnis

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Nikola Karabatic, au procès des paris suspects le 22 juin 2015, au tribunal correctionnel de Montpellier
Nikola Karabatic, au procès des paris suspects le 22 juin 2015, au tribunal correctionnel de Montpellier — Jérôme Diesnis / Maxele Presse
  • Ce lundi, c’est le sixième jour du procès des paris suspects, qui se tient jusqu’au 26 juin au tribunal correctionnel de Montpellier.
  • Seize personnes sont prévenues, accusées d’avoir parié sur la défaite à la mi-temps de Cesson/Montpellier, en mai 2012, dont Nikola Karabatic, et son frère Luka. Poursuivis pour escroquerie ou complicité d’escroquerie pour avoir sciemment influencé le cours du match, tous encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.
  • Place aux plaidoiries des parties civiles, puis aux réquisitions du procureur : Thierry Herzog (La Française des Jeux), Marie-Elisabeth Bagdi (Fédération Française de Handball), Benjamin Peyrelevade (Ligue Nationale de Handball), Michèle Tisseyre (MAHB), puis le procureur Patrick Desjardins vont se succéder à la barre…

18h39 : Le Direct est terminé

On se retrouve demain pour la septième journée du procès des paris suspects. Jusqu’au 26 juin, les audiences seront consacrées aux plaidoiries des avocats de la défense. Merci de nous avoir suivis. Le direct reprend ce mardi sur 20minutes.fr, à partir de 9 heures, pour la reprise des débats. Bonne fin de journée à tous...

18h31 : Me Tisseyre (avocate du club de Montpellier) "beaucoup auraient mieux fait de parler"

La réaction de Michèle Tisseyre, avocate du club de Montpellier (section professionnelle et association), partie civile dans ce dossier : « J’observe que le procureur a fait un travail considérable d’analyse de son dossier. Il a pointé beaucoup de choses assez parlantes. Les réquisitions tiennent compte de son sentiment par rapport à l’implication des gens et leur niveau de responsabilité prise ou lue. Je pense que beaucoup auraient mieux fait de parler. C’aurait été beaucoup plus simple et plus honnête. On aurait évité de partir sur des choses monumentales et démesurées par rapport à ce que l’on voit d’habitude dans ce genre d’enceinte. Le club prend acte, c’est au tribunal de trancher. »

Michèle Tisseyre, avocate du club de Montpellier, partie civile au procès / Jérôme Diesnis - Maxele Presse

18h26 : Me Phung (avocat de Nikola Karabatic) : « On est dans le grand n’importe quoi. »

Jean-Robert Nguyen Phung (avocat de Nikola Karabatic) : « J’ai entendu à trois reprises le procureur dire que l’on ne reproche pas aux joueurs d’avoir truqué le match. Il s’est donc déroulé de façon tout à fait normale. Je pose donc la question que faisons-nous ici ? On est dans le grand n’importe quoi. On demande 20.000 euros contre Luka qui reconnaît avoir parié, ce que ne fait pas Nikola, qui nie de son côté avoir parié, mais auquel on demande 30.000 euros. Tout simplement parce que Nikola gagne plus d’argent que Luka. C’est beau comme démonstration juridique. C’est fondé, pertinent, intelligent, efficace… Le procureur n’a demandé la relaxe de personne, n’a dit que le doute ne devait bénéficier à personne. Pendant trois ans, il a roulé ces gens dans la farine. Il a eu des mots très durs envers Nikola Karabatic, j’aurai des mots très durs à son encontre. J’espère que le tribunal fera la part des choses »

Jean-Robert Nguyen Phung, avocat de Nikola Karabatic - Jérôme Diesnis/Maxele Presse

18h: L'audience est levée et reprendra ce mardi à 9h.

Retrouvez dans quelques instants la réaction des avocats de la défense et des parties civiles.

17h57 : Le réquisitoire du procureur a duré 3h30.

17h52 : "Votre décision fera jurisprudence"

Avant de prononcer ses réquisitions, le procureur s’est adressé au président d’audience Paul Baudoin : « Vous allez devoir prononcer des peines. Vous n’avez pas à juger des délinquants récidivistes, mais des personnes qui, à un moment de la vie, ont commis par faiblesse un délit. Le tribunal ne doit pas banaliser ces faits. Votre décision est extrêmement attendue et fera jurisprudence. Il y aura un avant et un après la décision que vous allez prendre. Vous ne devez pas oublier que l’enjeu de la sanction est l’exemplarité. Vous devez individualiser les peines en fonction des ressources et de l’implication de chacun, de la participation de chacun au trucage. »

17h47 : La totalité des réquisitions du procureur

Luka Karabatic : Le procureur réclame une peine de 20.000 euros d’amende et 3 mois d'emprisonnement avec sursis.

Jennifer Priez : 7.500 euros d’amende.

Géraldine Pillet : 7.500 euros d’amende.

Nikola Karabatic : 30.000 euros d’amende et 3 mois d'emprisonnement avec sursis.

Enzo Di Guardo : 10.000 euros d’amende.

Mickaël Robin : 10.000 euros d’amende et 3 mois d'emprisonnement avec sursis.

Yann Montiège : 15.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.

Primoz Prost : 15.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.

Issam Tej : 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.

Chokri M’Rassi : 25.000 euros d’amende.

Dragan Gajic : 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.

Samuel Honrubia : 20.000 euros d’amende et 3 mois d’emprisonnement avec sursis.

Ayoub Chah : 7.500 euros d’amende.

Mladen Bojinovic : 60.000 euros d’amende et 6 mois d’emprisonnement avec sursis.

Nicolas Gillet : 80.000 euros d’amende et 6 mois d’emprisonnement avec sursis.

Giuseppe Palumbo : 20.000 euros d'amende.

17h40: Le procureur réclame trois mois de prison avec sursis pour Nikola Karabatic

Le procureur livre ses réquisitions. Il réclame 3 mois d'emprisonnement avec sursis et 30.000 euros d'amende pour Nikola Karabatic, 3 mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende Luka Karabatic notamment, 6 mois avec sursis et 60.000 euros d'amende pour Mladen Bojinovic

17h24: Après avoir évoqué Chokri M'Rassi, le procureur évoque Issam Tej, le seul joueur, avec Dragan Gajic, encore sous contrat avec Montpellier.

17h21 : « Vous aviez la carrure pour donner l’exemple à vos coéquipiers. »

Après avoir évoqué les explications du kiné de l’époque Yann Montiège qu’il juge aberrantes, le procureur évoque Primoz Prost, le seul joueur présent lors du match ayant avoué avoir parié. « Mais vous n’avez pas été au bout de votre logique. Vous n’êtes jamais sorti de cette équipe qui a commis une escroquerie. "Je ne vous dirai pas pourquoi j’ai parié à la mi-temps, pourquoi la personne qui a parié pour moi l’a fait à 10h, qui est cette personne". En disant cela au tribunal, vous n’êtes pas sorti de cette équipe. C’est dommage, car vous aviez la carrure pour donner l’exemple à vos coéquipiers. Vous l’aviez fait au moment où vous aviez quitté le club en faisant vos excuses. Vous nous dites ouvertement, "oui je vous mens, je ne dis pas la vérité et je ne souhaite pas faire différemment". »

17h11 : « La fuite dans la presse a bénéficié à la défense »

Le procureur fait la liste des prévenus qui ont effacé les communications dans les jours qui ont précédé ou suivi le 12 mai 2012. « Dans ce dossier, lorsque les téléphones ont été saisis, la quasi-totalité des prévenus avait déjà fait en sorte, soit de réinitialiser son portable, soit d’effacer les messages, soit de donner de mauvais codes pour ne pas y accéder, soit de changer de portable. Les personnes ont fait en sorte que la lecture des SMS ne soit pas possible. La fuite dans la presse a bénéficié à la défense. Chacun a pu faire les actions nécessaires pour effacer tout ça. »

17h01 : «On est au-delà de ce qui est admissible pour un tribunal!»

Le procureur Patrick Desjardins évoque ensuite Dragan Gajic. «Aussi énorme que ça puisse paraître, Dragan Gajic est quelqu’un qui a gagné sans avoir parié et se balade avec des tickets gagnants dans la poche sans le savoir. On est au-delà de ce qui est admissible pour un tribunal. Il a marqué des buts ce soir-là. Il a su aussi ne pas en marquer. Sa présence sur le parquet de joueur impliqué était la clé du succès de l’opération. On ne reproche pas aux prévenus d’avoir truqué le match avec des faux gestes, mais d’avoir géré la défaite.»

Dragan Gajic et son avocat Frédéric Landon - Jérôme Diesnis / Maxele Presse

16h51: Le procureur à Samuel Honrubia : «On est à la limite du ridicule, ce sont des mauvais trafiquants de stups qui racontent ce genre d’histoire, Monsieur, ceux qui n’ont plus rien à dire et qui pensent avec leur mauvais niveau d’instruction que le tribunal va les croire»

«Comme la mise de Samuel Honrubia de 3.500 euros ne suffisait pas, il va prendre sur lui le pari de 4.000 euros de Dragan Gajic. Pourquoi ? Parce que pendant le match, c’est Dragan Gajic qui rate le penalty, c’est lui qui rate un immanquable avant la mi-temps. Pour tenir ce raisonnement, on en arrive à des raisonnements qui frôlent l’incohérence. Je retire les 3.500 euros pour acheter une télé, mais finalement il l’achétera un mois plus tard en partie en liquide. Il aimerait bien avoir 4.000 euros supplémentaires à parier et là, tenez-vous bien, ça tombe bien: Dragan, la veille, avait retiré 4 000 euros. Il les lui a prêtés en lui disant "j’en ai besoin pour le 14 mai". Mais jamais il n’aurait pu lui rendre puisque le 12 et le 13 étaient un week-end. Alors, non seulement cette somme ne lui a pas été remise dans les temps, mais finalement Samuel Honrubia ne lui a pas remis en numéraire, mais en partie en tickets gagnants! L’explication est toute autre! Ca n’a pas de sens, on est à la limite du ridicule. Ce sont de mauvais trafiquants de stups qui racontent ce genre d’histoire, Monsieur, ceux qui n’ont plus rien à dire et qui pensent avec leur mauvais niveau d’instruction que le tribunal va les croire.»

16h50 : «Samuel Honrubia est champion olympique et champion du monde et il s’appuie sur l’expertise de son ami Ayoub Chah qui est étudiant en kinésithérapie pour se décider à parier».

16h45 : Le procureur évoque le rôle joué par Ayoub Chah, un ami de Samuel Honrubia et Nicolas Gillet, dépositaire de la Française des Jeux, et ami proche de Mladen Bojinovic. « C’est le conseiller technique du groupe. Il connaît tout : qu’au-delà de 500 euros, la Française des Jeux exige de sortir de l’anonymat et non pas 5.000 euros comme le prévoit la loi. Il savait que son terminal bloquait à 25.000 euros, la somme qu’il allait jouer. Personne d’autre ne connaissait ce détail ultra-technique. C’est lui qui demande de mélanger les tickets pour brouiller les pistes. »

16h30 «Giuseppe Palumbo est celui qui mise au tabac de Saint-Gély-du-Fesc. Il a misé 7.500 euros à 10 heures précises. Il a ensuite encaissé les tickets gagnants de Prost et Bojinovic. A ma connaissance, il n’a pas fait état de torture et autres mauvais traitements pendant sa garde à vue quand il a dit : "Je savais qu’ils n’allaient pas jouer le match comme d’habitude"».

16h16 : «C'est Mladen Bojinovic qui a eu l'idée»

« Mladen Bojinovic est au centre de tout pendant deux jours. Tout ramène à lui. Le soir du 11 mai, il est au restaurant Chez Vincent où il fête l’anniversaire de son épouse. Je ne vois pas une personne aujourd’hui dans cette salle qui ne l’a pas appelé, hormis peut-être Primoz Prost. Le lendemain, toutes les personnes sont connectées avec lui, sauf peut-être Issam Tej, qui à ce moment n’apparaît pas. C’est une personnalité centrale. Je pense que c’est lui qui a eu l’idée. Si ce n’est pas lui, c’est lui qui a rassuré. "Si vous faites comme je vous dis de faire, comme mon copain Nicolas Gillet me dit de faire, il n’y a pas d’aléas sportifs". »

Mladen Bojinovic / Jérôme Diesnis - Maxele Presse

16h13 : Le procureur évoque Mickaël Robin : « C’est au cours des conversations avec sa compagne que l’on va avoir la confirmation que tout ceci est concerté. « Le 11 mai 2012, sa compagne lui dit « comme par hasard, il y a aura plein de mises sur cette mi-temps ». Il répond : « pas par SMS ».

Mickaël Robin - Jérôme Diesnis/Maxele Presse

 

Nikola Karabatic, au tribunal correctionnel de Montpellier le 22 juin 2015, pour le procès des paris suspects. Jérôme Diesnis / Maxele Presse

16h07: «Enzo di Guardo gagne 310 euros par mois, mais il est capable de miser 3.600 euros. A lui tout seul, il engage plus que tous les paris français sur un match...»

16h03 : « Le dossier permet d’envisager contre Nikola Karabatic de requérir une culpabilité »

La réquisition du procureur Patrick Desjardins contre Nikola Karabatic : « Votre position et vos réponses dans ce dossier ont été d’une vraie pauvreté. Vous avez été décevant. D’autres ont pris leurs responsabilités, vous n’avez pas pris les vôtres. J’ai la conviction que vous avez fait le mauvais choix. On pardonne tout aux vrais champions, et vous en êtes un. Ce moment de faiblesse à vouloir en faire profiter votre copine, j’ai la conviction que le public vous l’aurez pardonné. Au contraire, on vous voit vous enferrer dans un système de défense qui n’a ni queue ni tête. Mais la justice, ce n’est pas comme un match de handball qui se gagne à la dernière seconde. Le dossier permet d’envisager contre vous de requérir une culpabilité. Je me demande si vous n’êtes pas dans un monde où tout le monde vous pardonne tout, vous passe la soupe et ne vous rend pas service finalement. Vous avez participé à cette escroquerie en équipe, personne n’est dupe aujourd’hui. »

15h59 : Le procureur à Nikola Karabatic: « Jamais vous ne ferez croire que votre compagne, en qui vous avez toute confiance, joue dans votre dos et met votre carrière en danger. Et vous ne lui en voulez pas. Dans les écoutes, ce n’est pas de la colère. Au contraire, c’est elle qui vous rassure. »

15h56: «L'information du pari vient de Nikola Karabatic»

Le procureur évoque Nikola Karabatic. « Géraldine Pillet ne peut pas avoir connaissance du pari car elle est à Montpellier lorsque Luka met Jennifer au courant à Paris. L’information privilégiée sur le pari ne peut pas venir d’elle-même, ni d’Enzo Di Guardo car c’est lui qui se connecte à 1h34 après votre appel à 1h23. L’information, elle vient de Nikola Karabatic. »

15h51: «Nikola Karabatic, un enfant gâté»

Le procureur évoque Nikola Karabatic : «Vous avez à juger un enfant gâté du sport français»

15h50 : A Géraldine Pillet toujours : « Votre système de défense ne tient pas. Vous avez largement bénéficié de cette escroquerie d’équipe »

15h44 : « C’est avec Nikola Karabatic que vous avez téléphoné et que vous vous êtes connecté au site de la FDJ »

S’adressant à Géraldine Pillet, la compagne de Nikola Karabatic : « On vous voit devenir l’élément central du dispositif, car vous êtes en contact avec tout le monde le 11 mai au soir. Toute l’organisation ne se fait pas sans vous. Vous dites que vous vous êtes connectés à La Française des Jeux sur le téléphone de votre compagnon parce que le vôtre était à l’étage. On se rend compte que ce n’est pas plausible. A 22h28, vous aviez raccroché depuis 15 secondes une conversation avec Enzo Di Guardo. C’est ensemble que vous avez téléphoné et que vous vous êtes connecté au site de la FDJ »

15h35 : « Lorsque les enquêteurs demandent à Jennifer Priez pourquoi elle a parié à 10 heures précises, elle répond : "Je savais qu’il fallait miser à 10h pour ne pas que la cote baisse. C’est Luka qui me l’a dit". »

15h31 : «Un grand nombre d'éléments à charge contre Jennifer Priez»

« La position de Jennifer Priez est de dire : j’ai fait ça pour Luka, je n’étais pas au courant. Tout indique le contraire, même si elle a été mise au courant le 11 mai au soir. Il y a un grand nombre d’éléments à charge. Le 12 mai à 0h30, elle se connecte pour aller consulter le site de la FDJ depuis son ordinateur. Son portable sera en relation avec "Dougui" (Mladen Bojinovic), celui dont on attend le top départ, à 9h46 »

15h29 : « Luka Karabatic a joué la cagnotte. Les 8.400 euros misés par lui et sa compagne ont rapporté 24.300 euros. Ce gain n’aurait pas été possible sans la certitude que l’aléa sportif avait totalement disparu. »

15h25 : « On a la certitude que ceci s’inscrit dans une entente préalable car le top départ de Dougui (Mladen Bojinovic) est attendu par Luka Karabatic. A 10 heures, on joue. Cet élément est incontournable. »

15h22 : Le procureur Patrick Desjardins évoque désormais un par un le rôle des 16 prévenus.

15h22 : « La position de Luka Karabatic n’est pas tenable. Il part à Paris le 11 mai 2012 avec la somme en numéraire dans sa poche. Il aurait pu parier la veille alors qu’il aurait pu multiplier la somme par cinq et non par trois »

15h19 : « Nikola Karabatic, personne n’a joué dans votre dos. Vous avez cautionné tout cela »

« Dans ce dossier, il n’y a pas de place pour le hasard, pas de place pour les paris faits de bonne foi. Nikola Karabatic, personne n’a joué dans votre dos. Vous avez cautionné tout cela. Tout a été fait en toute connaissance de cause. Et ce qui est valable pour vous est valable pour les autres »

15h15 : « Cet argent, on le veut, on le mérite, et on va se le mettre dans la poche »

« Avez-vous vu un seul des prévenus renoncer à récupérer ses gains ? Pour ne pas renoncer, un système a été mis en application immédiatement avec le mélange des tickets. Des tickets achetés à Rennes par Primoz Prost se retrouvent entre les mains de Mladen Bojinovic puis Giuseppe Palumbo. Des billets ont été mélangés pour brouiller les pistes. Cet argent, on le veut, on le mérite, et on va se le mettre dans la poche ».

15h13 : «Je vous demande de les condamner»

Le procureur Patrick Desjardins s’adresse au président du tribunal. « Vous avez en face de vous des champions magnifiques, mais aussi des prévenus que vous avez à juger pour des faits d’escroquerie et que je vous demande de condamner »

15h10 : Patrick Desjardins : «Ils disent tous, moi j’étais aux soins, je ne voyais personne. Mais comme ils étaient tous aux soins, c’est là où ils se voyaient ! »

15h07 : « Le meneur, c’était Mladen Bojinovic »

« Dans cette tricherie d’équipe, chacun avait son rôle à jouer. Il y avait un meneur. Et ce meneur, c’est Mladen Bojinovic, qui est charismatique et complètement addict aux jeux ». Il a cette personnalité et il est intime de Nicolas Gillet. A eux deux, ils ont été en mesure de faire émerger l’idée et d’apporter aux autres membres de l’équipe le savoir-faire, leur professionnalisme du jeu »

15h05 : « La cohérence était de jouer la cote le plus favorable. Et la cote le plus favorable, c’était le résultat final. Personne n’a envisagé de jouer sur le score final, mais à la mi-temps. Ca ne peut pas être anodin et un hasard »

15h04 : «Les éléments sont tellement nombreux, il n’y a qu’une hypothèse.»

15h03 : « Il y a eu un joueur par établissement et un seul. C’est encore la preuve que nous sommes dans une entente préalable ».

15h02: «Tout est clair et limpide, c'est de la tricherie d'équipe»

Patrick Desjardins: «Nicolas Gillet, c’est 25.000 euros à 10 heures. A 500 km de là, Jennifer Priez et Luka Karabatic vont jouer exactement, dans deux établissements différents, à la même minute et la même seconde. Tout est clair et limpide. C’est de la tricherie d’équipe. Si vous ne voulez pas que La Française des Jeux bloque les paris et que nous bénéficions tous de la même cote, nous devons voter à la même minute et la même seconde»

14h56 : « Parier à 10h, ce ne peut pas être un hasard »

Patrick Desjardins : « La deuxième modalité qui constitue l’entente préalable à laquelle tout le monde va adhérer est l’heure des paris. L’organisateur va dire à l’ensemble des personnes : attention, si vous jouez 5.000 euros, ça va attirer l’attention. Si vous jouez la veille, pas mal de gens vont penser que Cesson va gagner et la cote va baisser. Voilà pourquoi tous les parieurs ont respecté cette consigne : on ne parie pas avant 10h. Ce ne peut pas être un hasard »

14h52 : «Avec leur gueule de star, il n'était pas question qu'ils aillent jouer eux-mêmes»

Patrick Desjardins poursuit ses réquisitions : «Le comportement d’équipe reposait sur une entente préalable. D’abord sur la façon dont les paris devaient être pris. C’est ce qui saute aux yeux. Il ne fallait pas sortir de l’anonymat ni en pariant, ni en retirant les tickets. Les joueurs ne pouvaient pas parier eux-mêmes: 1,90m, 1,95m, des gueules de star, il n’était pas question qu’ils aillent jouer eux-mêmes. On fait jouer des amis dont on a toute confiance. Mais avec interdiction de parier sur le Web, par carte bleue ou par chèque»

14h46 : « De la première à la trentième minute, ils ont géré leur retard »

Patrick Desjardins : « On ne reproche pas aux joueurs d’avoir truqué le match. C’est beaucoup plus subtil que ça. On apprend aux joueurs à maîtriser le score dans le sens de la victoire, ils l'ont fait dans le sens de la défaite. Ils ont géré leur retard par leur attitude en défense. De la première à la trentième minute, ils ont géré leur retard ».

14h39 : « Tous les prévenus sont impliqués dans la combine »

Patrick Desjardins (procureur de la République) : « J’ai la conviction que tous les joueurs de Montpellier n’ont pas été impliqués. Certains joueurs sont passés au travers des mailles du filet et ne sont pas là aujourd’hui. Tous ceux qui sont là aujourd’hui sont impliqués. Mais toute l’équipe de Montpellier n’a pas participé à cette combine. Il faut le dire. William Accambray et Michaël Guigou n’ont pas été conviés à la réunion des joueurs en septembre. »

14h37 : « 99 % des paris ont été pris par des joueurs ou leurs proches. Tous ont parié sur la défaite de Montpellier »

Patrick Desjardins (procureur de la République) : « 99 % des paris ont été pris par des joueurs ou des proches des joueurs. Et tous ont parié sur la défaite de Montpellier. Voilà la réalité de ce dossier. Après, on peut venir raconter n’importe quoi. Ce qui est têtu, ce sont des paris pris de façon totalement aberrante. Et seuls les joueurs du MAHB ont gagné leur pari ce jour-là »

14h29 : Patrick Desjardins : « Très rapidement on aura à une évidence : l’existence de tricherie. Il y a trois secteurs de paris. Un à Paris, 12 à Montpellier pour 88.200 euros, tous ces paris étant positionnés sur une victoire de Cesson. Le troisième à Rennes, là où vient jouer Montpellier. Les parieurs de Paris sont rapidement identifiés sur les caméras de vidéo-surveillance: Luka Karabatic et Jennifer Priez. Et à Montpellier très vite est identifié Nicolas Gillet, entendu le 18 juin 2012 comme témoin ».

14h27 : Patrick Desjardins : « On aurait pu viser la circonstance aggravante de bande organisée. On aurait pu viser l’association de malfaiteur. »

14h22 : «L’escroquerie est là, elle n’est pas dans le fait de savoir si Mickaël Robin a levé le bras trop bas ou trop haut»

Patrick Desjardins : « 97,6% des mises ont été faites sur la victoire de Cesson à la mi-temps. Cesson était en voie de relégation à ce moment-là. 99,14% des mises suspectes ont été placées chez 15 détaillants, dont 12 dans le secteur de Montpellier. 96% de ces mises passées chez ces 15 détaillants l’ont été entre 10h et 10h50. L’escroquerie elle est là, elle n’est pas dans le match, dans le fait de savoir si Mickaël Robin a levé le bras trop bas ou trop haut ».

14h18 : Patrick Desjardins (procureur de la République) : « De quoi parle-t-on ? De faits très précis. Le 12 mai 2012, à 10h, les ordinateurs de La Française des Jeux ont commencé à s’affoler. A 12h, 104.887 euros avaient été misés, contre 1.247 euros sur le même match l’année dernière. Les paris à la mi-temps sur les matchs de handball ne dépassent jamais les 2.000 à 3.000 euros. »

14h12 : « Tout le monde aurait pu sortir par la grande porte »

Patrick Desjardins : « Tout aurait pu être tellement plus simple. Il existe des procédures pour des personnes qui n’ont jamais été condamnées, si on estime qu’elles ne vont pas récidiver et reconnaissent les faits : le plaider coupable. Cette opportunité pour une personne de ne pas être jugée publiquement aurait permis à tout le monde de sortir par la grande porte. Cette solution était la plus simple pour tout le monde et la moins coûteuse pour la justice »

14h11 : Patrick Desjardins : « L’opinion publique a pu voir que sa justice est opiniâtre et va jusqu’au bout. Elle ne fait pas cas de savoir si elle a face à elle des gens puissants. »

14h09 : Patrick Desjardins : « Mon sentiment est plus que mitigé. La plupart des prévenus ont raté leur rendez-vous avec la justice. »

14h08 : Le procureur Patrick Desjardins : « Il y a une évidence dans ce dossier : il y a une thèse et il n’y a pas la place pour une autre hypothèse ».

14h05: L'audience reprend avec le réquisitoire du procureur de la République

 

Les plaidoiries des parties civiles sont terminées. Thierry Herzog (ci-dessous), fut le premier à plaider. Brillant et incisif, il a ciblé Nikola Karabatic, personnage clé du procès. Les quatre avocats ont à tour de rôle regretté le manque de courage des prévenus et la faiblesse de leurs explications.

Thierry Herzog, avocat de La Française des Jeux, l’une des parties civiles - Jérôme Diesnis/Maxele Presse

Pour comprendre l’affaire des paris suspects, jetez un coup d’œil sur cet article :

Les clés pour comprendre le procès des paris suspects du MAHB

Pour savoir ce qui s'est passé lors de la première semaine d'audience, consacrée notamment à l'audition des prévenus et des témoins, c'est ici :

Procès des paris: Si vous avez manqué le début...

11h45 : La plaidoirie de Michèle Tisseyre, avocate du MAHB (la structure professionnelle du club de Montpellier) et du MHB (l’association) est terminée. L’audience est levée. Elle reprendra à 14h avec le réquisitoire, puis les réquisitions du procureur Patrick Desjardins.

11h44 : «Le code pénal n’est pas fait que pour les pauvres»

Michèle Tisseyre (avocate du MAHB) : «Aux petits jeunes qui les regardent comme des exemples, il faut leur dire que tout n’est pas permis. Le code pénal n’est pas fait que pour les pauvres, les petites gens, les casseurs de McDonald's comme José Bové qui est parti en prison ou des SDF jugés pour avoir récupéré dans des poubelles de la nourriture périmée qui sont passés dans ce tribunal il n’y a pas longtemps. Pour eux ce ne sera pas justice, mais juste.»

11h39 : «Luka Karabatic s'est sacrifié en avouant une infraction qu'il n'a pas commise»

Michèle Tisseyre (avocate du MAHB): « Le plus jeune des prévenus, qui a une bonne tête (Luka Karabatic), est venu devant le procureur de la République dire « J’ai abusé de la confiance de mes amis qui m’ont confié la cagnotte. Je n’avais nullement l’intention d’en partager le produit. » Ce n’est pas vrai et c’est contesté par tout le reste du dossier. Ce garçon est venu se sacrifier en avouant une infraction qu’il n’a pas commise. C’est extraordinaire. »

11h34 : « On a perdu du merchandising et de la billetterie. »

Michèle Tisseyre (avocate du MAHB) : « Quand on aime moins son club, on achète moins son maillot et on a moins envie de venir voir jouer le MAHB. On a perdu du merchandising et de la billetterie. Ce préjudice découle des faits qui se sont produits. »

11h31 « Avec le départ de Brother, nous avons perdu 500.000 euros »

Michèle Tisseyre (avocate du MAHB): « Les recettes du club proviennent essentiellement des collectivités et des sponsors. Nous avions un gros sponsor maillot. Nous avions signé avec Brother un contrat en mai 2012. Il disait deux saisons et une troisième en option, pour 200.000 euros chacune. Le 16 octobre 2012 on a perdu le partenariat Brother qui ne souhaitait plus associer son nom au club. Nous avons perdu 500.000 euros »

11h28 : « On me reproche de demander de l’argent. Pourtant, on était bien intéressé quand on a parié au détriment du club. »

Michèle Tisseyre (avocate du MAHB) : « Quelles sont les conséquences pour le club ? On subit des préjudices économiques. On voudrait m’empêcher de parler parce que je demande de l’argent. On me reproche de demander réparation à mon préjudice économique. De quoi s’agit-il ici ? D’argent : on était bien intéressé quand on a parié au détriment du club. C’est Montpellier qui a perdu la face. »

11h25 : « Vous n’êtes pas des voyous… d’habitude »

11h23 : « Vous vouliez niquer le système ? C’est ce système qui vous nourrit. Et plutôt bien »

Michèle Tisseyre paraphrase Géraldine Pillet (compagne de Nikola Karabatic), qui a déclaré aux enquêteurs vouloir « Niquer le système ». « Niquer le système ? C’est ce système qui vous nourrit. Et plutôt bien »

11h21: Le MAHB réclame 1.246.391 euros aux prévenus

L'avocate du club défend elle aussi la raison pour laquelle le MAHB s'est constitué partie civile. Les avocats de la défense lui dénient cette possibilité. Le président du tribunal prendra sa décision en fin de procès. Le MAHB réclame plus d'1,2 million d'euros aux prévenus (1.246.391 euros) au titre de réparations pour les préjudices subis.

11h08 : Michèle Tisseyre : « Je prends la parole pour des centaines de gens. Depuis 30 ans que le club existe, des centaines voire des milliers de gens attachés à lui ont vécu avec tristesse ce qui s’est passé et attendent une réponse juste. »

11h07 : L’audience reprend avec la plaidoirie de la bâtonnière Michèle Tisseyre, avocate de l’association Montpellier handball et la structure professionnelle Montpellier Agglomération Handball, parties civiles.

10h38 : La plaidoirie de Benjamin Peyrelevade est terminée. L’audience est suspendue, elle reprendra à 11h.

10h37 : L’avocat de la Ligue Nationale de Handball demande lui aussi un euro symbolique au titre d’atteinte au préjudice moral et les frais de justice.

10h37 : «En ouvrant les paris au sport, on voulait éviter une affaire comme celle-ci. Il faut une réponse adaptée»

Benjamin Peyrelevade (avocat de la Ligue nationale de Handball) : « Il faut préserver les compétitions, leur sincérité, tant pour leurs acteurs - les joueurs et les clubs - que pour le public et les gens qui parient. La France n’était pas très ouverte pour que soient ouverts - justement - les paris sur le territoire. On voulait éviter une affaire comme celle-ci. Ça tombe sur le handball, c'est terrible pour le handball. Mais il faut que la réponse soit adaptée afin que l’on sache qu’on ne peut pas atteindre à la sincérité des matchs. »

10h37 : Benjamin Peyrelevade : « Les prévenus ont trompé le public, leur club, les institutions sportives qu’ils essaient de sortir de la procédure et plus généralement ont trompé leur sport. »

10h28 : « Le sport dans son ensemble a pâti de cette triste affaire. »

10h28 : «La Ligue Nationale de Handball n’avait pas du tout envie de faire ce voyage»

Comme sa collègue de la Fédération Française de Handball à laquelle la défense tente de refuser la constitution de partie civile, l’avocat de la Ligue Nationale de Handball démontre qu’il a toute légalité à le faire. Il reprend le terme de « passager clandestin » utilisé par l’un des avocats de la défense le premier jour. « Comment peut-on encore laisser croire l’idée que je suis un passager clandestin de ce procès. Un passager clandestin veut faire le voyage. Je vous assure que la Ligue Nationale de Handball n’avait pas du tout envie de faire ce voyage. »

10h23 : "L’entente est manifestement constituée."

Pour Benjamin Peyrelevade (Ligue Nationale de Handball), "l’entente est manifestement constituée. Elle avait pour objet de tuer tout aléa d’un match."

10h23 : « Les deux phrases que l’on a entendues ont été : « C’est le fruit de la coïncidence » et « Je ne me souviens pas, c’était il y a trois ans ». Qui peut croire ces deux phrases, s’agissant d’un jour à tout point de vue exceptionnel ? »

10h23 : « Dénégations peu convaincantes et oublis importants »

L’avocat de la Ligue Nationale de Handball évoque l’attitude des prévenus durant les cinq premiers jours d’audience : « Les très légères avancées sont peu de chose face aux dénégations peu convaincantes et aux oublis importants. »

10h20 : La plaidoirie de Marie-Elisabeth Bagdi (Fédération Française de Handball) est terminée. C’est au tour de Benjamin Peyrelevade de plaider, pour la Ligue Nationale de Handball.

10h19 : La Fédération Française de Handball demande un euro symbolique à titre de réparation du préjudice moral et 1.000 euros de frais d'avocats.

10h11 : «Passé des Barjots aux tricheurs»

Marie-Elisabeth Bagdi (avocate de la Fédération Française de Handball) : «On est passé des Barjots aux tricheurs. Pour la Fédération Française de Handball, c’est un véritable tsunami.»

10h09 : La plaidoirie de Thierry Herzog pour la Française des Jeux est terminée. C’est au tour de Marie-Elisabeth Bagdi (pour la Fédération Française de Handball), de plaider.

10h09 : Herzog a ciblé Nikola Karabatic

Pour Thierry Herzog (La Française des Jeux), « ce qui s’est passé ne doit jamais se reproduire », en conclusion d’une plaidoirie brillante dans laquelle il a rappelé les incohérences des déclarations des prévenus. Dans sa plaidoirie, il a notamment ciblé et mis l’accent sur les déclarations à la barre de Nikola Karabatic jugées « peu convaincantes », censé être un exemple pour les autres sportifs et pour la jeunesse.

10h08 : Herzog : « Votre jugement est un signe pour le sport, les sportifs, la jeunesse »

Thierry Herzog (avocat de la Française des Jeux), demande un signe fort pour la jeunesse : « Vous ne devez pas rendre un jugement pour l’exemple. Mais puisqu’il s’agit d’une entente préalable, votre jugement est un signe pour le sport, les sportifs, la jeunesse qui se doit de prendre et reprendre le chemin qu’elle ne doit pas quitter. On peut être un champion exemplaire, hors norme, on ne doit pas se laisser entraîner. Et si on le fait, on se doit de venir battre sa coulpe. » Il conclut en demandant l’euro symbolique et la restitution des gains.

10h01 : Pour Thierry Herzog, « c’est une triche organisée ».

9h56 : «Les explications de ceux qui ont retiré de l’argent en liquide dès le 9 mai ne peuvent convaincre personne»

9h53 : Thierry Herzog au sujet des prétextes des prévenus : «C’est prendre le tribunal pour plus naïf qu’il ne l’est».

9h51 : Thierry Herzog, avocat de la Française des Jeux, cite Géraldine Pillet (compagne de Nikola Karabatic) lors de sa garde à vue. « C’était pour niquer le système »

9h45 : « Pourquoi n’ont-ils parié qu’une fois? Pourquoi n’ont-ils pas recommencé alors qu’ils ont gagné ? »

9h44 : «Des mises de 100 euros pour ne pas sortir de l'anonymat»

Thierry Herzog: « Pourquoi ne pas avoir misé la veille ? La cote était de 5,4. Cela doublait la mise que vous alliez gagner le lendemain. Pourquoi à l’heure d’internet ne pas parier sur le web ? Parce que vous seriez sorti de l’anonymat. »

9h39 : Herzog: «C'est comme si la femme de Wawrinka pariait pour Djokovic»

Thierry Herzog: « Ce qui m’a le plus choqué, c’est que l’on puisse expliquer l’inexplicable. Il est impensable de parier contre celui qu’on aime, contre sa propre équipe. Imaginez la femme de Wawrinka parier des sommes considérables que Djokovic va gagner. Ca n’a aucun sens. »

9h31 : « Patrice Canayer a rappelé qu’il y avait un défaut d’engagement, pas un défaut technique. »

9h29 : Thierry Herzog rappelle qu’il était avocat de l’un des joueurs marseillais impliqué dans l’affaire VA-OM. « Ce joueur manifestait le regret de s’être fourvoyé, regret dont l’instruction avait tenu compte. »

9h28 : Thierry Herzog rappelle les montants habituels misés sur ce genre de match et les mises le 12 mai 2012.

«Le jour du match, 50 euros avaient été misés par internet sur ce match. Il y a eu près de 105.000 euros de mise dans les détaillants le 12 mai 2012. L’année précédente, le même match avait entraîné une mise de 1.500 euros. 99,94 % des mises ce jour-là le sont sur le pari sur le match à la mi-temps. 99,14 % des mises l’ont été dans 15 sur 25.000 détaillants de la Française des Jeux. Pourquoi un pari de 100 euros ? Parce que c’est le montant maximal des paris qui garantit l’anonymat.»

9h27 : «Dès le 12 mai à 11h04, la Française des Jeux prend la décision de suspendre le pari.»

9h26 : Thierry Herzog : « On se demande si on a affaire à des sportifs de haut niveau »

« On se demande si on a affaire à des sportifs de haut niveau ou comme tous les prévenus « pas vu, pas pris ». Peut-être a-t-on affaire à des prévenus qui encore une fois résistent et vont perdre leur pari. »

9h26 : «Trop de hasard tue le hasard»

9h25 : «J’ai entendu les prévenus s’exprimer très maladroitement»

9h25 : «Leur système de défense n’est pas cohérent»

9h23 : Me Hezog : « Ces champions qui sont icônes pour les jeunes renvoient une image désastreuse de triche. »

9h19 : Thierry Herzog rappelle l’engagement de la Française des Jeux pour le handball : 600.000 euros par an.

9h18: Thierry Herzog est l'un des ténors du barreau de Paris.

9h18: C'est Thierry Herzog, l'avocat de la Française des Jeux, qui le premier prend la parole.

9h15 : Le sixième jour consacré à l’audience des parties civiles et aux réquisitions débute.