Montpellier: Les compagnes des frères Karabatic se confient sur leurs paris

JUSTICE La deuxième journée du procès des paris suspects dans le handball a été marquée par les auditions de Jennifer Priez et Géraldine Pillet…

Nicolas Bonzom

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Jennifer Priez et Géraldine Pillet. AFP PHOTO / PASCAL GUYOT.
Jennifer Priez et Géraldine Pillet. AFP PHOTO / PASCAL GUYOT. — AFP

Le tribunal a pu se pencher sur le fond de « l’affaire des paris suspects », ce mardi, à Montpellier. Pourtant, le procès a, encore une fois, bien failli être reporté… Dans la matinée, les avocats de la défense se sont livrés à une bataille judiciaire, portant sur des « nullités de procédure », pour faire annuler les débats.

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Nikola Karabatic n’était pas au courant

Le président a rejeté cette demande, ouvrant la voie aux premières auditions de prévenus. Et ce furent celles des compagnes des frères Karabatic qui ont marqué cette journée. Les deux jeunes femmes font partie des personnes qui devront s’expliquer, jusqu’au 26 juin, sur des paris engagés sur le score à la mi-temps de Cesson/Montpellier, le 12 mai 2012.

Jennifer Priez, ex-animatrice sur NRJ 12, et compagne de Luka Karabatic, a reconnu avoir fait valider, au matin du match, 45 fois un bulletin de pari d’une somme de 100 euros dans le 19e arrondissement de Paris. « C’est à la demande de mon compagnon que j’ai parié, souligne la prévenue, qui est apparue très tendue devant le président du tribunal. C’est un pari bête et stupide. Si je pouvais revenir en arrière, croyez-moi, je le ferai… »

Des incertitudes sur des appels téléphoniques

Sa belle-soeur, Géraldine Pillet a, quant à elle, souligné que son compagnon, Nikola Karabatic, n’était pas au courant des paris qu’elle avait engagé à Montpellier avec ses économies. « Il se serait opposé à ça, confie-t-elle. C’est quelqu’un d’intègre. Je l’ai fait juste pour le jeu, et pour l’appât du gain. Je n’avais que 900 euros de salaire à ce moment. »

Des incertitudes pèsent cependant sur les nombreux échanges téléphoniques que les jeunes femmes ont eu, notamment la veille des paris, avec d’autres prévenus. Elles ont tenté d’expliquer ces appels, face à un procureur assez dubitatif, parlant notamment de discussions amicales dans le cas de Jennifer Priez, ou, pour Géraldine Pillet, d’un « anniversaire à souhaiter » ou du fait que Nikola Karabatic ait pu prendre son téléphone pour appeler.

Ce mercredi, ce sera notamment au tour des frères Karabatic de s’exprimer… « Ils sont très impatients et ils ont des choses à dire », assurait leur avocat, Jean-Marc Phung, ce mardi. Et le tribunal, certainement, de nombreuses questions à leur poser…