Procès des paris suspects: Les frères Karabatic «sont impatients et ont des choses à dire», confie leur avocat. Revivez la deuxième journée...

JUSTICE Ce mardi a été marqué par les auditions des compagnes des deux handballeurs montpelliérains…

Nicolas Bonzom
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Nikola Karabatic, avec son avocat, ce mardi matin.
Nikola Karabatic, avec son avocat, ce mardi matin. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Ce mardi, c’est le deuxième jour du procès des paris suspects, qui se tient jusqu’au 26 juin au tribunal correctionnel de Montpellier.
  • Seize personnes sont prévenues, accusées d’avoir parié sur la défaite à la mi-temps de Cesson-Montpellier, en mai 2012, dont Nikola Karabatic, et son frère Luka. Poursuivis pour escroquerie ou complicité d’escroquerie pour avoir sciemment influencé le cours du match, tous encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.
  • Au cours de la première journée, la défense a tenté de montrer l’iniquité de la procédure. Ses demandes de nullité ou de renvoi ont toutes été rejetées.
  • Ce mardi matin, la Française des Jeux a été entendue. Cette après-midi, Jennifer Priez et Géraldine Pillet, compagnes des frères Karabatic, l’ancien kiné du club, Yann Montiege, l’international Primoz Prost et le pizzaiolo Giuseppe Palumbo sont allés à la barre.

19h25 : L’audience est levée. Elle reprendra demain à 9h. Vous pourrez suivre l’intégralité de la journée sur 20minutes.fr, avec notamment, l’audition des frères Karabatic… Merci de nous avoir suivis, et bonne soirée !

19h15 : Le procureur s'emporte. En colère, il demande à M. Palumbo de dire la vérité, de dire pourquoi tout le monde a parié au même moment. "Ca suffit maintenant !", crie-t-il dans la salle d'audience. La journée touche à sa fin...

18h59 : « Je ne pensais que, moi, je n’avais pas le droit de parier pour lui », note le prévenu.

18h54 : Giuseppe Palumbo savait « très bien » que son ami joueur n’avait pas le droit de parier. « Tout le monde le sait », note-t-il.

Selon son ami pizzaïolo, le joueur souhaitait parier parce qu’il n’est « pas sur le terrain », parce que « c’est la fin de la saison ».

18h52 : Qui est Giuseppe Palumbo ?

Giuseppe Palumbo est le gérant de la pizzeria Chez Vincent, aux Beaux-Arts, très connue à Montpellier, où les joueurs du MAHB ont leurs habitudes. Il est un ami très proche de Mladen Bojinovic, avec lequel, selon le rapport, il partage la passion des paris sportifs. Une conversation téléphonique, en possession des juges, le prouve. L’homme aurait misé la somme de 7.000 euros sur la défaite du MAHB à la mi-temps : 3.000 euros lui appartenant, et 4.000 euros donnés dans une enveloppe par son ami joueur.

18h50 : Primoz Prost va s’asseoir. C’est au tour de Giuseppe Palumbo d’intervenir pour finir la journée...

18h47 : « Je ne suis pas fier de ce que j’ai fait, non », note Primoz Prost.

18h15 : Nikola Karabatic avait traduit les excuses de Prost...

« Après les faits, vous avez avoué, alors que vous avez joué le match, avoir parié, et vous avez pris vos responsabilités », reconnaît le procureur, qui invoque « l’honneur » du prévenu. Primoz Prost reconnaît « une période difficile dans sa vie ». Il a personnellement présenté ses excuses à ses coéquipiers. « Vous avez demandé à Nikola Karabatic de traduire vos propos », note le procureur. « C’est exact », note le joueur. Le procureur parle de « dindon de la farce », de « cocu ». Brouhaha dans la salle…

18h14 : Mais qui a parié au nom de Prost ?

Primoz Prost ne veut pas divulguer le nom de l’ami qui a parié à sa place. « C’était mon argent, c’était mon idée, mon initiative, c’est ma responsabilité, note le joueur. Il n’est pas nécessaire de mêler une autre personne à cette affaire. Je prends toute la responsabilité. »

18h08 : Parier contre son équipe…

« Quand avez-vous su que vous seriez gardien uniquement sur la deuxième mi-temps ? », note le président du tribunal. « On ne peut pas le savoir à l’avance, explique le joueur. J’aurai très bien pu entrer en jeu lors de la première mi-temps. Mais bon, comme M. Robin a bien fait son travail, j’ai joué la deuxième. » « Vous auriez donc pu rentrer dans une mi-temps où vous aviez parié votre équipe perdante ? » « Oui, c’est exact », note le joueur.

17h51 : Que ce pari pose un problème déontologique, le joueur slovène assure qu’il ne savait pas au moment des paris, mais après. « Le fait de jouer contre son équipe, cela vous pose un problème », questionne le président du tribunal. « En ce qui concerne les textes, je ne lis pas le français. Au moment de la signature du contrat, je ne savais pas », assure Primoz Prost.

17h48 : Le joueur note qu’il aurait retiré 6.500 euros pour partir en vacances avec sa famille à la fin du mois de mai. Le président du tribunal se demande pourquoi le joueur a emporté la somme à Rennes, où se jouait Cesson-Montpellier. « J’ai décidé de parier une fois là-bas », note le joueur, avant de reconnaître finalement qu’il a décidé de parier avant de partir.

17h31 : Qui est Primozt Prost ? Et sur quoi va-t-il devoir s’expliquer ?

Primož Prošt est un handballeur slovène, gardien de but, qui a joué au MAHB en 2011 et 2012. Devant le juge d’instruction, il a avoué avoir parié la somme de 3.000 euros, pour un gain de 8.700 euros, sur le match où il était lui-même joueur, mais a nié tout trucage dans la mesure où il n’est rentré qu’à la mi-temps.

Il va devoir s’expliquer sur des retraits en espèces et sur son pari. Les experts ont cependant noté que sa prestation aurait été en seconde période « bien inférieure » à ses performances au cours de la saison, mais au moins avait-il eu, note le rapport, « la volonté, contrairement à Mickaël Robin en première période, de relancer le jeu plus rapidement après chaque but encaissé, signe de sa volonté de ne pas perdre le match. »

Primoz Prost (Archives). Pascal Guyot / AFP.

17h26 : Yann Montiege retourne à sa place. C’est au tour de Primož Prošt d’aller à la barre. Une traduction en simultané va être effectuée pour qu’il puisse comprendre.

17h15 : Devant un procureur très étonné, Yann Montiege dit pouvoir comprendre qu’un joueur, sachant que son équipe n’était pas en mesure de gagner, puisse parier contre la défaite de son équipe à la mi-temps… La salle semble éberluée par cette petite phrase…

17h10 : L'audition de Yann Montiege va s'achever. Ce sera au tour du joueur Primož Prošt de s'exprimer.

17h02 : Yann Montiege note que, lorsque l'affaire a éclarté, son contrat avec le MAHB s’est arrêté, que les contacts qu’il avait pour commencer à travailler avec le club de water-polo ont été coupés, et qu’il a été de plus en plus difficile de travailler dans son cabinet.

16h50 : Yann Montiege nie avoir parié. Il souligne simplement qu'il voulait gérer le budget familial différemment, sans utiliser sa carte bancaire.

16h42 : Le 12 mai, au matin, « je me suis levé tôt, j’ai fait un footing. J’ai alors retiré des sous », note le prévenu. « Avec mon épouse, on voulait changer notre façon de gérer nos comptes, ça me travaillait énormément. » « J’ai du mal à comprendre, reprend le président du tribunal. 2.150 euros… C’est étonnant… Pendant un footing… »

16h38 : Le jour du match, Yann Montiege était à Cesson. « Est-ce que l’équipe avait à ce moment-là des problèmes physiques ? », note le kiné. « Oui », répond le prévenu. La veille, un joueur, Baptiste Bonnefont, souffre d’une gastro-entérite. L’enquête s’étonne que Yann Montiege, qui fait partie du staff médical, n’ait pas prévenu Patrice Canayer, le manager général du MAHB de cette maladie.

16h31 : Qui est Yann Montiege ? Et sur quoi va-t-il devoir s’expliquer ?

Yann Montiege est l’ancien kinésithérapeute du club de handball de Montpellier. Il était présent lors du déplacement du MAHB à Cesson, match qui fait l’objet de ce procès. Il connaissait mieux que personne l’état physique de l’équipe, note l’enquête. L’homme va devoir s’expliquer sur des retraits en numéraire, et des paris engagés.

16h30 : Après 40 minutes de pause, l'audience reprend, avec Yann Montiege, l'ancien kiné du MAHB.

16h22 : L'audience va reprendre dans quelques minutes, avec l'audition de Yann Montiege, ancien kiné du club.

16h20 : Jean-Marc Phung, avocat de Nikola Karabatic, s’exprime.

« Les deux frères sont sereins, note-t-il. Ils sont impatients. Il y a eu cette période où l’on ne savait pas si le procès aurait lieu ou pas… Eux, ils veulent que le procès se tienne. Ils ont des choses à dire. Et nous avons des choses à demander. Croyez-moi, ce n’est pas une épreuve facile. Les Karabatic, c’est un clan, une vraie famille… »

Jean-Marc Phung, avocat de Nikola Karabatic, ce mardi. N. Bonzom / Maxele Presse

16h00 : Le point sur les auditions des compagnes des frères Karabatic.

Les compagnes des frères Karabatic ont été interrogées. Jennifer Priez, ex-animatrice télé et compagne de Luka, est apparue très tendue face au tribunal. Le 12 mai 2012, elle aurait fait valider 45 fois un bulletin de pari d’une somme de 100 euros dans le 19e arrondissement de Paris. « C’est un pari bête et stupide, a-t-elle reconnu. Si je pouvais revenir en arrière, je le ferai… (…) Il n’y a pas mort d’homme, ce n’est que la FDJ. Je maintiens mes propos », note celle qui assure que c’est à la demande de son compagnon qu’elle a fait ces paris. Son audition n’a visiblement pas convaincu le procureur, qui lui a reproché à plusieurs reprises de mentir…

Géraldine Pillet, quant à elle, a assuré que son compagnon Nikola n’était pas au courant de son intention de parier. Elle a parié avec ses économies. « Je n’ai jamais parlé à Nikola Karabatic de mes paris. Il se serait opposé à ça. C’est quelqu’un d’intègre. Je l’ai fait pour le jeu, l’appât du gain. Je n’avais que 900 euros de salaire à ce moment-là… », a-t-elle précisé. Des incertitudes persistent cependant sur la nature des échanges téléphoniques que les deux jeunes femmes ont échangés avec d’autres prévenus au moment des paris, et la veille.

15h50 : L’audition de Géraldine Pillet est terminée. L’audience est suspendue, et reprendra dans 30 minutes, vers 16h20.

15h48 : « J'ai téléchargé l'application de la Française des jeux sur le téléphone de Nikola parce que c'est le seul que j'avais sous la main », confie Géraldine Pillet.

15h44 : Géraldine Pillet note que le 11 mai 2012, la soirée n'était pas joyeuse à Castelnau-le-Lez, résidence familiale des Karabatic : cela faisait deux ans que le père des deux frères était mort. Géraldine Pillet souligne également qu'il est possible que ce soit Nikola Karabatic qui ait appelé des joueurs avec son téléphone... « Il utilise régulièrement mon téléphone, et je peux utiliser régulièrement le sien... », note-t-elle.

15h38 : « Je pensais faire mon petit pari, je ne pensais pas qu’il y ait des répercussions aussi énormes… »

15h35 : Des anniversaires à souhaiter ?

Le procureur reproche à Géraldine Pillet d'avoir appelé d'autres prévenus autour de l'heure du pari. Une vingtaine de coups de fil... « Je ne peux plus vous dire exactement pourquoi j'ai passé ces coups de fil », note la jeune femme. Pour l'une d'entre elles, elle parle d'un anniversaire à souhaiter. « Et pour les autres aussi, c'est un anniversaire ? », ironise le procureur.

15h32 : « Je suis partie à Montpellier avec mes économies, parce que je suis dans une chambre de bonne, et elles sont régulièrement visitées, note la prévenue. Je ne dépose pas l’argent sur un compte, car je suis dans une banque en ligne, et je n’envoie pas d’argent dans une enveloppe… »

15h25 : Le procureur trouve « énorme » que Géraldine Pillet ait eu conscience du caractère illégal de ces paris, alors qu’elle a « encaissé l’argent ». « Vous vous rendez compte du tort que vous avez causé à Nikola Karabatic, votre compagnon ? » Géraldine Pillet note qu’elle a voulu retirer l’argent, « car c’est son argent ». « Si c’était à refaire, je ne le referais pas », note-t-elle. « Personne n’est obligé de vous croire dans cette salle », ironise le procureur.

15h25 : Géraldine Pillet est interrogée par les avocats. Lorsque son audition sera terminée, ce sera au tour de Yann Montiege, ancien kiné du club, de s’exprimer.

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15h18 : Géraldine Pillet note que « la seule petite chose que l’on peut reprocher à [son] compagnon, c’est de [me] parler quotidiennement de son sport ». Elle note également que les compagnes n’ont pas été du voyage à Ibiza avec les joueurs…

15h09 : « On avait rendez-vous pour un brunch, j’ai dit à Nikola de m’arrêter (…) On avait des courses à faire… J’ai demandé à Nikola de m’arrêter pour acheter un magazine… »

15h07 : Comme pour sa belle-soeur, les réponses de Géraldine Pillet sont évasives…

15h02 : Géraldine Pillet affirme qu’elle a parié avec ses économies. Des économies venues de dons familiaux, à Noël, des anniversaires… « Pourquoi avez-vous parié ? », demande le président du tribunal à Géraldine Pillet. « Ma belle-soeur [Jennifer Priez] m’a dit "Luka m’a demandé de parier". Je n’ai jamais parlé à Nikola Karabatic de mes paris. Il se serait opposé à ça. C’est quelqu’un d’intègre. Je l’ai fait pour le jeu, l’appât du gain. Je n’avais que 900 euros de salaire à ce moment-là… »

15h01 : Géraldine Pillet est à la barre.

Géraldine Pillet et Nikola Karabatic (Archives).

15h00 : Sur quoi Géraldine Pillet va-t-elle devoir s’expliquer ?

La compagne de Nikola Karabatic aurait parié une somme de 1.500 euros en coupures de 50 euros le 12 mai 2012 à 10 h du matin, dans l’établissement Le Newlook à Montpellier. Dans les minutes qui ont précédé le pari, elle avait été en contact avec Jennifer Priez, compagne de Luka Karabatic, et Mickaël Robin, le gardien de l’équipe du MAHB, présent sur le terrain l’après-midi.

14h59 : Jennifer Priez retourne s’asseoir. Géraldine Pillet, compagne de Nikola Karabatic, la remplace à la barre.

14h56 : Jennifer Priez raconte que, pendant l’enquête, lors d'un interrogatoire, alors que son avocat était sorti pour téléphoner, un policier aurait tenté de la déstabiliser. « Il va t’arriver des choses, et ton père, serait-il fier de toi ? », aurait dit ce dernier, selon la prévenue.

14h52 : Les avocats vont à présent interroger Jennifer Priez.

14h47 : « Oui, c’est vrai, nous [les femmes de joueurs], nous sommes dans une situation de privilégiées face à certaines informations, comme les blessés, l’équipe… », note Jennifer Priez, face au procureur. La prévenue se dit « un peu émue ».

14h46 : L'ambiance se tend dans la salle d'audience...

14h45 : « Vous êtes occupée à mentir dans l'intérêt de tout le monde », confie le procureur à Jennifer Priez.

14h42 : Jennifer Priez paraît très tendue face aux questions du procureur...

14h40 : Le procureur ne croit pas Jennifer Priez quand elle dit qu'elle ne sait pas qu'on peut parier sur le web. « Mais vous avez téléchargé l'application sur votre téléphone ! Ne soyez pas stupide ! Ne passez pas pour une cruche devant toute une salle quand même ! »

14h31 : « C'est un pari bête et stupide, reconnaît Jennifer Priez. Si je pouvais revenir en arrière, je le ferai... »

14h26 : « Il n'y a pas mort d'homme, ce n'est que la FDJ. Oui, je maintiens mes propos », note Jennifer Priez. « Précisez vos propos, madame », note le président du tribunal. « J'ai voulu rassurer ma mère », dit-elle.

14h24 : Jennifer Priez n'est pas précise sur ses réponses au président du tribunal, et fait des réponses très évasives... « Je sais pas moi », répète-t-elle souvent.

14h22 : « J’ai joué pour lui, c’est quelqu’un d’intègre, en qui j’ai entièrement confiance », explique-t-elle. « Il m’a soumis ses idées, sa façon de voir les choses. Ses motivations étaient quelqu’un qui voulait faire un coup de poker. C’est un expert, sans mauvais jeu de mot. »

14h20 : « C'est à la demande de mon compagnon [Luka Karabatic] que je suis allée parier, note la prévenue. Il me semble avoir demandé l'aide du buraliste pour remplir les tickets. »

14h19 : Le président se demande pourquoi Jennifer Priez a eu des échanges SMS pour fixer l'heure du pari.

14h18 : La prévenue reconnaît des « relations amicales » avec certains anciens membres de l'équipe. « J'ai assisté quasiment à tous les matchs qui ont eu lieu à Montpellier », dit-elle. Le président note qu'elle a eu des entretiens téléphoniques avec les compagnes d'autres joueurs au moment des paris. « Une copine » (pour la compagne de Mladen Bojinović) et « ma belle-soeur et une amie » (pour la compagne de Nikola Karabatic).

14h15 : Jennifer Priez reconnaît ces paris. « J'ai perdu mon poste à la suite de cette affaire, depuis trois ans, je n'ai plus d'emploi à la télévision », dit-elle.

14h11 : L'audience reprend.

14h10 : Il pleut à Montpellier. Et on attend toujours la reprise de l'audience...

14h00 : Qui est Jennifer Priez ?

Née à Montpellier, Jennifer Priez est la compagne de Luka Karabatic. En février dernier, la presse annonçait leur union par Pacs. La jeune femme de 29 ans a d’abord débuté sa carrière dans le mannequinat dès 2009, avant de se lancer comme animatrice, d’abord sur NRJ Paris, puis sur NRJ 12. Elle présente « Les Anges de la télé-réalité », puis « Hollywood Girls » et « Le Mag ». Lorsque l’affaire des paris suspects éclate, placée en garde à vue, elle est écartée de l’antenne.

13h55 : Sur quoi Jennifer Priez va-t-elle devoir s’expliquer ?

Le 12 mai 2012, Jennifer Priez, compagne de Luka Karabatic, affublée de lunettes de soleil et d’une casquette, se serait, selon l’ordonnance de renvoi, rendue dans l’établissement La Gitane, dans le 19e arrondissement de Paris, à 10 h. Elle aurait demandé au buraliste de valider 45 fois un bulletin de pari d’une valeur de 100 euros. Le lendemain, puis le 14 mai, elle s’est présentée pour retirer ses gains, et s’est fait remettre la somme de 12.460 euros, « le buraliste lui indiquant ne pas disposer d’assez de fonds pour payer la totalité ».

13h52 : L'audience va reprendre à 14h avec l'audition de Jennifer Priez.

12h26 : L'audience reprendra à 14h.

L’audience est levée pour la pause déjeuner. Elle reprendra à 14h, avec l’audition de Jennifer Priez, ex-animatrice de NRJ 12, et compagne de Luka Karabatic, suivie de celle de Géraldine Pillet, compagne de son frère Nikola. Elles doivent toutes les deux s’expliquer sur leurs paris.

Jennifer Priez et L. Karabatic ce mardi à la sortie du tribunal. Bonzom / Maxele Presse.

12h15 : Le point à la mi-journée.

Les débats ont pris beaucoup de retard, suite à la multiplication des démarches de la défense pour renvoyer le procès. Le tribunal ayant rejeté ces demandes, la première audition a pu débuté : M. Pujol, représentant de la Française des jeux, partie civile, a expliqué comment la société a repéré des paris anormaux sur la défaite à la mi-temps du MAHB, sur le match Cesson-Montpellier.

Le président du tribunal a noté que plus de 100.000 euros ont été engagés par les prévenus sur ce pari. Les joueurs tenaient une « cagnotte » avec laquelle ils projetaient de se payer « un voyage à Ibiza ». Les compagnes des frères Karabatic, accusées d'avoir parié à Paris, seront auditionnées cet après-midi.

12h02 : La FDJ explique que, sur le match en cause, des paris suspects ont été repérés sur 15 points de vente, à Paris et à Montpellier, sur 25.000 points de vente en France.

11h52 : L’audition de la FDJ est plus longue que prévue. L’audition de Jennifer Priez devrait avoir lieu en début d’après-midi, après la pause.

11h45 : Le 12 mai, « nous avons vu, en très peu de temps, une prise de paris soudaine et forte sur un pari de mi-temps, ce qui est particulièrement atypique et anormal (...), sur la victoire d'une équipe qui n'est pas très forte. Avec un enjeu de localisation : on se rend compte qu'à Montpellier, ou aux alentours, on joue pour la défaite à la mi-temps du MAHB... Tout ça nous a conduit à prendre la décision de suspendre le pari. »

11h37 : La FDJ note que, lorsque des paris atypiques sont repérés, une analyse est faite, en vue d’une suspension. « C’est une décision forte », note M. Pujol, son représentant. Un cas extrêmement rare. L’affaire examinée aujourd’hui est le seul cas dans le handball, et « une à deux fois par an » sur l’ensemble des paris sportifs.

11h25 : Jennifer Priez, ex-animatrice de NRJ 12, compagne de Luka Karabatic, doit être entendue à la fin de l'audition du représentant de la Française des jeux.

11h16 : Les débats autour du fonctionnement des paris s'éternisent...

11h11 : Les avocats et le président se font expliquer précisément comment se remplissent les bulletins de paris, et comment parier dans un bureau de tabac. Le 11 mai, veille du match, la cote de la défaite de Montpellier à la mi-temps face à Cesson était de 5,40.

10h56 : Les avocats interrogent M. Pujol, le représentant de la Française des jeux, sur le fonctionnement des paris. Plus de 100.000 euros auraient été engagés par les joueurs et leurs proches.

10h41 : C’est ce qu’il s’est passé sur cette affaire : la Française des jeux a été alertée d’un nombre anormal de paris, sur des sommes importantes, sur la défaite à la mi-temps de Montpellier sur Cesson le 12 mai 2012.

10h39 : Le représentant de la Française des jeux note qu’il n’y a pas de limite pour parier en espèces. Mais, au bout d’un certain moment, s’il y a trop de jeux sur un pari précis, la Française des jeux bloque.

10h35 : Le tribunal rejette la demande de renvoi. Le représentant de la Française des jeux va pouvoir s’exprimer sur le fond de l’affaire.

10h34 : L'audience reprend.

10h28 : L’audience doit reprendre dans quelques minutes, pour dire, ou non, si les demandes de renvoi du procès sont recevables… La bataille judiciaire de la défense pour suspendre le procès n’en finit plus…

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10h27 : L’audience est à nouveau levée.

Le président du tribunal revient sur le fond de l’affaire, notant que les joueurs tenaient une cagnotte pour se payer un voyage à Ibiza. La défense poursuit sa démarche de renvoi du procès. L’audience est à nouveau levée pour examiner les demandes des avocats.

10h18 : Il n’y a pas d’appel immédiat, le procès reprend son cours.

10h17 : Le président du tribunal note que le procès continue jusqu'à ce qu'un appel soit interjeté.

10h12 : Après 40 minutes de suspension, l'audience va reprendre.

9h53 : On ne sait toujours pas si le procès va être renvoyé ou pas. L’audience est toujours suspendue. Pour l’instant, le fond n’a toujours pas été abordé. La défense dénonce une procédure entachée « de nombreuses nullités ». Les avocats pointent notamment du doigt des « réunions hors procédure » et des « tentatives de déstabilisation » du ministère public.

9h30 : Le tribunal suspend l'audience et se retire pour délibérer sur la demande de la défense de faire renvoyer les débats.

9h28 : Le procureur de la République note que "personne n’a envie d’être jugé, et tous les moyens sont bons".

9h21: Les démarches de la défense de renvoyer les débats vont bouleverser le cours de la journée. A cette heure-ci, le représentant de la Française des jeux aurait dû être auditionné, avant les compagnes des frères Karabatic.

9h18 : Il est encore une fois demandé que soient renvoyés les débats.

9h16: La défense s'explique sur ses demandes de nullité de procédure, refusées ce lundi.

9h15: Avant le début de la deuxième journée, lisez notre article sur les clés pour comprendre le procès des paris suspects.

9h07: L'audience, qui doit reprendre dans quelques minutes, va se pencher sur les témoignages des compagnes de Nikola Karabatic, Géraldine Pillet, et de son frère Luka, Jennifer Priez, ancienne animatrice télé sur NRJ 12. Mais d'abord, le représentant de la Française des jeux va s'exprimer.

Jennifer Priez, au tribunal de Montpellier, ce lundi. J. Diesnis / Maxele Presse

8h55: Nikola Karabatic, accompagné de son avocat, vient également d'arriver au tribunal, accompagné de son avocat. Les joueurs Mladen Bojinović et Mickaël Robin s'installent également dans la salle du tribunal. La deuxième journée va s'ouvrir dans quelques minutes...

 

Revivez la première journée du procès

8h53: Les compagnes des frères Karabatic, Géraldine Pillet et Jennifer Priez, viennent d'arriver au tribunal correctionnel de Montpellier. Elles vont être auditionnées ce matin (à partir de 10 h).

Suivez le procès en direct à partir de 9 h.

8h45: La deuxième journée du procès des paris suspects doit s'ouvrir à 9h.