Montpellier: Trois anecdotes historiques à peine croyables sur la capitale héraultaise

LIVRES Dans l'ouvrage «Macaniche, quelle histoire», qui vient de paraître dans les librairies, l'auteur montpelliérain Roland Jolivet livre des informations, souvent insolites, sur le Montpellier d'antan...

Nicolas Bonzom

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L'auteur montpelliérain Roland Jolivet.
L'auteur montpelliérain Roland Jolivet. — N. Bonzom / Maxele Presse

L'auteur montpelliérain Roland Jolivet sort son 14e livre, Macaniche, quelle histoire. Sur une centaine de pages, ce passionné de cartes anciennes livre des pans méconnus de l'histoire de Montpellier. «Depuis une trentaine d'années, j'emmagasine des coupures de presse, des photographies, des cartes postales et divers documents, et je mène des recherches pointues», note-t-il. Histoire de vous donner envie, 20 Minutes a sélectionné pour vous trois anecdotes à peine croyables sur Montpellier...

 

  • Le baron Fabre enterré sous le tramway! François-Xavier Fabre, peintre français émérite, qui a connu ses heures de gloire entre Rome et Florence, en Italie, revint à Montpellier, sa ville natale, pour passer les dernières années de sa vie. Il y fonda le musée Fabre, qui est aujourd'hui l'un des plus grands musées français. Mais son corps, lui, fut perdu. «Le baron avait été enterré, dans la terre, dans l'ancien Cimetière des riches, raconte Roland Jolivet. En 1892, sur cet emplacement, un projet de clinique ophtalmologique est lancé. Les services de la commune demandent à ce que l'on enlève les corps... Mais François-Xavier Fabre n'ayant pas de descendant, personne ne vint le réclamer. Son corps restera là. Dans les années 2000, à la place de la clinique, on a construit la ligne 1 du tramway. Et lui est resté enterré là.» C'est ainsi que le corps du peintre serait aujourd'hui enfoui sous les rails du tramway.

 

  • «L'arnaque» des Trois-Grâces. La sculpture, qui trône sur la place de la Comédie, est attribuée au sculpteur Étienne Dantoine. Or, l'artiste a peut-être un peu triché sur sa paternité... «Dans les années 1770, une statue est commandée à Étienne Dantoine, explique Roland Jolivet. Il accepte, et propose d'aller chercher du marbre à Carrare, en Italie. Et lorsque le marbre arrive à Montpellier, ce ne sont pas de simples rectangles. Le procès-verbal de réception décrit une livraison des Trois-Grâces telles que nous les connaissons maintenant. Donc, le travail est plus que dégrossi, il était presque totalement achevé... La statue a été tout simplement sculptée par les marbriers de Carrare.» D'ailleurs, Étienne Dantoine n'a jamais signé son œuvre, qui fait aujourd'hui le bonheur des touristes de passage dans la capitale héraultaise.

 

  • Palavas, le Cape Canaveral français! Au début des années 1900, des milliers de personnes se pressaient à Palavas-les-Flots pour admirer les prouesses de l'aéronautique. En effet, un immense hangar de 35 mètres de haut a été construit dans la station balnéaire pour abriter un ballon dirigeable, fleuron des airs, à l'époque. Deux fois, le ballon s'est envolé, avec une quinzaine de personnes à bord. «Ce hangar a été à deux endroits différents: rive gauche, puis rive droite, note Roland Jolivet. Il a été déplacé, car les propriétaires de la rive gauche, qui craignaient de voir le ballon dirigeable exploser, et eux avec, se sont plaints à la commune.»

 

Livre en vente en librairie (112 pages, 19 euros) et sur www.rolandjolivet.com.