Fichage d'élèves à Béziers: Robert Ménard veut «mettre un terme à cette affaire»

POLEMIQUE L'élu a été entendu pendant près d'une heure et demie par le SRPJ de Montpellier, ce mercredi matin...

Nicolas Bonzom

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Robert Ménard, à la sortie de l'hôtel de police de Montpellier, ce mercredi matin.
Robert Ménard, à la sortie de l'hôtel de police de Montpellier, ce mercredi matin. — Nicolas Bonzom / Maxele Presse

Souriant, Robert Ménard a quitté l’hôtel de police de Montpellier en voiture, mercredi, vers 11 h. Entendu pendant près d’une heure et demie par les enquêteurs, le maire de Béziers, apparenté FN, n’a fait aucune déclaration aux journalistes qui, pour certains, faisaient le pied de grue depuis l’aube. Depuis sa déclaration sur France 2, dans l’émission «Mots croisés», lundi, sur des fichages d’élèves selon leurs origines dans la cité biterroise, l’élu est au coeur d’une violente polémique. Et malgré un «rétropédalage», mardi, les réactions négatives ont continué à affluer, mercredi.

Rien n'a filtré

Dans l’après-midi, le maire a continué de vouloir enterrer l’affaire. «Mardi 5 mai, le SRPJ de Montpellier a perquisitionné en mairie de Béziers, note la ville, dans un communiqué. En vain. Il n’existe pas, et il n’a jamais existé, de fichiers ou de fichage d’enfants (...) Le maire de Béziers s’est rendu dans les locaux de ce même SRPJ. Il a confirmé une nouvelle fois qu’il n’existait pas de fichiers ou de comptabilité en mairie. Il appartient désormais à la justice de mettre un terme (...) à cette affaire.»

De ce qu’il s’est dit dans les locaux de l’hôtel de police de Montpellier, entre 9 h 40 et 11 h, rien n’avait filtré, en fin d’après-midi. Et on ne savait pas si le procureur de Béziers, qui avait ouvert, mardi, une enquête préliminaire pour tenue illégale de fichiers en raison de l’origine ethnique, allait maintenir les investigations. Pendant ce temps, sur Internet, des citoyens, des élus et des personnalités s’indignaient encore de la sortie malheureuse du fondateur de Reporters sans frontières.