Ligue 1: «On a manqué de mordant et de réussite», regrette le Montpelliérain Paul Lasne

FOOTBALL Battu à Saint-Etienne (1-0), Montpellier a dominé, mais manqué de réalisme offensif. Il rate une belle opportunité de mettre la pression sur Bordeaux pour la sixième place...

Jérôme Diesnis

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Max-Alain Gradel a frappé une douzième fois.
Max-Alain Gradel a frappé une douzième fois. — SIPA

Regrets, regrets, regrets… La saison de Montpellier tient pour le moment en un mot qui résonne comme un écho. A Saint-Etienne, Montpellier méritait au moins de partager les points. Après deux revers désespérants à Evian-TG et Toulouse, il s’est encore incliné sur le plus petit des scores (1-0), mais cette fois en montrant un visage conquérant. «On a été solide tout le match, ils ne nous ont pas trop mis en danger, malheureusement sur une belle frappe, sur un exploit, ils arrivent à l’emporter», évoque Paul Lasne.

Ce sont bien les Montpelliérains qui se sont montrés les plus dangereux, qui ont conservé au maximum le ballon dans le camp stéphanois. «Le coach nous avait demandé de les presser car actuellement ils ne pratiquent pas un super football», note Jonas Martin, de retour à un bon niveau au milieu, tout comme Jamel Saihi, qui a disputé ce dimanche son meilleur match d’une saison corrompue par les blessures.

Un but très contestable

Au niveau des occasions, ce fut équivalent. Mais dans la finition, Saint-Etienne et Max-Alain Gradel ont réussi là où Paul Lasne, Lucas Barrios (deux fois) ou Kévin Bérigaud (2 fois) ont échoué: faire preuve de réalisme offensif. «On a manqué de mordant et de réussite», reprend Paul Lasne. Saint-Etienne a bénéficié d'un petit coup de pouce. Le but de l'Ivoirien est entâché d'une petite faute au départ sur Geoffrey Jourdren et d'un hors-jeu de position de Mevlut Erding, qui a peut-être gêné le gardien.

Il y avait la place et cette expression récurrente match après match à l’extérieur finit par coûter cher à Montpellier. Les Héraultais ne sont pas «écartés de la course à l’Europe», comme le clame le capitaine des Verts Jérémy Clément. Mais de la Ligue des champions, à laquelle ils auraient pu rêver en cas de succès, oui. Pour la Ligue Europa, ils ont grillé leur dernier joker, trois points derrière Bordeaux. Ils n’ont plus le choix: il leur faut désormais stabiliser cet écart et s’imposer en Gironde lors de la dernière journée.

La mission est difficile, pas impossible au regard du calendrier des deux équipes (voir encadré). «On peut être fier de nous. On a montré de belles choses dont il faudra se servir pour les quatre derniers matchs. J’espère qu’on aura encore des choses à jouer», reprend le gaucher. Pour le moment, malgré cette nouvelle frustration à l'extérieur, c’est toujours le cas.

Ce qu'il leur reste à faire:

Bordeaux (6e, 55 points, +1): va à Lorient, reçoit Nantes, va à Lyon, reçoit Montpellier.

Montpellier (7e, 52 points, +8): reçoit Rennes, va à Lens, reçoit Paris, va à Bordeaux.

Lille (8e, 50 points, +1): reçoit Lens, va à Toulouse, reçoit Marseille, va à Metz.