Montpellier: Kléber Mesquida, favori pour la présidence du département, va-t-il réussir à convaincre Philippe Saurel ?

DEPARTEMENT Le maire de Montpellier veut s'entendre sur un programme, avant que ses binômes ne rejoignent éventuellement la majorité de gauche au département...

Nicolas Bonzom

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Philippe Saurel.
Philippe Saurel. — Pascal Guyot AFP

Philippe Saurel (divers gauche) et Kléber Mesquida (PS) ont jusqu'à demain matin pour s'entendre: ce jeudi, à partir de 10h, les élus du conseil départemental de l'Hérault désigneront leur nouveau président. Kléber Mesquida, candidat du PS et de ses alliés (divers gauche, Front de gauche) au perchoir, l'a promis: il veut rassembler «la grande famille de la gauche». Avec le maire de Montpellier, et président de la métropole, qui dispose de huit sièges au conseil départemental, l'affaire semble moins facile que prévu: Philippe Saurel veut négocier, sur des «questions programmatiques», avant d'évoquer un accord, et une éventuelle présence de ses binômes dans la majorité de gauche.

Il souhaite notamment un financement important du département sur la ligne 5 du tramway... Ce lundi matin, le maire a assuré qu'il n'y avait encore «rien de fait». «Le contrat est là, il est prêt, a confié Philippe Saurel, en brandissant un dossier d'accord entre sa collectivité et le département de l'Hérault. Ce mardi, à 11 h, Kléber Mesquida ne m'a pas répondu. Ensuite, il a essayé de me rappeler. Mais avec le vote du budget à la métropole, j'avais autre chose de prévu...» Ce jeu de cache-cache politique trouvera-t-il une issue avant ce jeudi matin?

Dans une interview au Midi Libre, Kléber Mesquida a assuré qu'il quitterait son mandat de député de la 5e circonscription de l'Hérault, s'il était élu président du conseil département, ce jeudi matin.