Hérault: Un habitant de Lunel dépose plainte après la mort de son fils, parti faire le djihad en Syrie

JUSTICE Son fils, un étudiant de 23 ans en école d'ingénieur, a trouvé la mort dans des bombardements en Syrie...

Nicolas Bonzom

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Illustration djihadiste.
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Un père, dont le fils parti de Lunel, dans l'Hérault, est mort victime des bombardements de l'armée syrienne, a déposé une plainte pour «instigation à participer à une entente ou à un groupement terroriste», a-t-on appris mercredi auprès de son avocat. La plainte qui vise le prosélytisme ayant amené Raphaël Amar, un étudiant de 23 ans en école d'ingénieur qui était parti en juillet en Syrie, où il est décédé en octobre, a été déposée vendredi au parquet de Montpellier, a précisé Jean-Robert Phung.

"Un garçon issu d'une famille aimante"


Le procureur de la République Christophe Barret a cependant indiqué n'avoir pour l'instant «rien reçu sur (s)on bureau». Selon Maître Phung, Raphaël Amar s'est converti à partir de 2010 et a été endoctriné sous l'influence de la mosquée de Lunel et d'une association sur laquelle «il faudra bien un jour enquêter». «Il y avait des retraites avec Coran organisées dans l'arrière-pays lunellois», a ajouté l'avocat, selon lequel le jeune homme s'est rendu en Syrie pour «un service civil et non pour aller dans un camp de combattant». Le jeune homme avait «un but humanitaire», celui d'aider un petit village à la frontière libano-syrienne, et «non celui de combattre», a-t-il insisté, assurant vouloir «comprendre comment un garçon issu d'une famille aimante, qui allait devenir ingénieur informaticien peut se faire endoctriner et radicaliser jusqu'à être embarqué vers la Syrie».


Le jeune homme était parti à Paris officiellement rendre un rapport de stage et avait annoncé le lendemain à ses parents par Skype qu'il était en Syrie. «Il est parti le 21 juillet et les services de police ont été alertés le 1er août», a précisé Jean-Robert Phung qui dit avoir alerté le parquet un mois plus tard. Entre une dizaine et une vingtaine de jeunes de 18 à 30 ans originaires de Lunel, selon les sources, sont partis depuis octobre combattre en Syrie. Six d'entre eux, dont Raphaël Amar, y ont trouvé la mort, selon les autorités françaises.