Montpellier: l'avenir entouré de flou d'Anthony Mounier au MHSC

FOOTBALL L'attaquant va négocier une prolongation de contrat, mais il devra pour cela accepter une baisse de salaire...

Jérôme Diesnis

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Anthony Mounier et les Montpelliérains ont été très décevants contre Lyon, dimanche.
Anthony Mounier et les Montpelliérains ont été très décevants contre Lyon, dimanche. — AFP

Anthony Mounier sera-t-il Montpelliérain la saison prochaine? S’il est passé au travers contre Lyon, dimanche, comme beaucoup de ses partenaires, l’attaquant du MHSC est enfin au niveau où il était attendu à Montpellier (6 passes, 6 buts). Mais il a déjà fait un appel du pied très net à l’OL, son club formateur. «Il me reste un an de contrat. Forcément, il y a un moment où il faudra se poser les bonnes questions avec les dirigeants. Moi, je ne suis pas contre un retour à Lyon. Si un jour, j’ai la chance de revenir et que tout le monde est content, pourquoi pas», avance-t-il. Même si son match, dimanche, ne plaide pas en sa faveur.

«On doit en discuter»

S’il s’épanouit enfin dans l’Hérault après deux saisons quasiment blanches, son départ est tout à fait possible. Montpellier, qui a souffert financièrement des inondations, du déménagement à l’Atrad Stadium et, depuis, de la désaffection du public, ne pourra plus le rémunérer au même tarif, à la fin de son contrat, en juin 2016. «On doit en discuter pour savoir sur quelles bases repartir», expliquait récemment à 20 Minutes le président délégué, Laurent Nicollin.

En 2012, le président du club, Louis Nicollin, avait donné des garanties à René Girard pour surfer sur le titre et s’installer dans la première partie de tableau. Le recrutement folklorique de l’entraîneur (Congré pour 6,5 millions d’euros, Herrera, Charbonnier) et l’incapacité à faire jouer Mounier -acheté pour 3,5 millions d’euros, un gros salaire en prime- avait brisé cette dynamique.

Pour récupérer un peu de son investissement et dégager des marges financières qui pourraient lui permettre de conserver par exemple Lucas Barrios (prêté par Moscou) ou André-Pierre Gignac (lire encadré), le MHSC doit soit le prolonger, soit le vendre, à un an de la fin de son contrat. C’est cette dernière option qui semble la plus plausible à ce jour.

Et Gignac ?

Son affection pour André-Pierre Gignac n’est pas nouvelle. Louis Nicollin l’a redit sur Canal+ dimanche. Il verrait bien l’attaquant au MHSC à la fin de son contrat, en juin... Mais s'il devait un jour venir, le Marseillais devrait lui aussi consentir à une importante baisse de salaire.