Montpellier: Le chantier pharaonique de 2,28 milliards d'euros du contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier

TRANSPORT Débutés en 2013, les travaux de génie civil doivent se terminer fin 2015, pour une livraison de la nouvelle ligne mixte TGV/TER fin 2017

Jérôme Diesnis
— 
Le gros ouvre du futur viaduc du Lez-Lironde sera achevé fin 2015
Le gros ouvre du futur viaduc du Lez-Lironde sera achevé fin 2015 — Oc'Via

La jauge avait été limitée à 25 personnes venues assister à une visite guidée du chantier du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier. L’un des ingénieurs d’Oc’Via a expliqué à ce groupe de profanes en quoi ce chantier de 2,28 milliards d’euros est pharaonique. Les travaux, qui ont débuté fin 2013 sont devenus le quotidien des habitants du sud de la métropole.

Le casse-tête hydraulique

Tout au long des 60 km de ligne, des ouvrages d’art spectaculaires, à l’image de ce viaduc de 576 m franchissant le Lez et la Lironde, rendez-vous de ce mardi : « le viaduc le plus long de la ligne. Il est constitué de six tabliers », souligne Grégory Villain Dessus circulera le TGV, qui mettra Montpellier à moins de 3 heures de Paris en 2017, mais aussi le fret.

La zone, située à Lattes, est vulnérable. L’une des difficultés majeures du contournement consistait à franchir ces ruisseaux qui se transforment en torrents lors des épisodes cévenols ou méditerranéens.

Au total, 188 ouvrages d’arts seront construits. Celui enjambant le Lez, la Lironde et la route de la mer étant l’un des plus audacieux. « Les ouvrages ont été réalisés de façon à ne pas avoir d’appui dans les cours d’eau », reprend l’ingénieur. Ils sont ancrés sur des pieux en béton armé d’1,20 m de diamètre, à 30 m de profondeur.

Les travaux de génie civil doivent être achevés fin 2015. «On est pile poil dans les temps», souligne Pascal Bidan, directeur du projet. Avant de passer aux équipements ferroviaires, pour une livraison prévue fin 2017.