Montpellier: Terre historique de la gauche, l'Hérault pourrait basculer à droite lors des départementales

SCRUTIN Le contexte national et les scissions à gauche à Montpellier où le maire et président de la métropole Philippe Saurel (DVG) et le président du conseil général André Vezinhet (PS) se livrent à un duel frontal, peuvent bouleverser le visage de l'hémicycle...

Jerome Diesnis

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André Vezinhet, président du Conseil général de l'Hérault, porte le flambeau du PS
André Vezinhet, président du Conseil général de l'Hérault, porte le flambeau du PS — Jérôme Diesnis/Maxele Presse

Leur opposition est frontale. La campagne des élections départementales a pris l’allure d’un duel d’homme à homme entre Philippe Saurel (DVG), maire de Montpellier, et André Vezinhet (PS), président du conseil général.

Dans une famille politique traumatisée par la perte de la mairie de Montpellier, l’actuel président du conseil général tente de garder la barre dans la tempête. Pourtant, comme nombre de ses collègues dans un hémicycle d’un rose éclatant (43 sièges pour la majorité de gauche sur 49), l’ancien adjoint de Georges Frêche a décidé de ne pas se représenter.

C’est bien pour son parti que celui qui préside l’assemblée depuis 17 ans s’est jeté dans la bataille. «Je n’abandonne jamais le combat. Je me battrai jusqu’au dernier jour.» Avec une cible privilégiée, Philippe Saurel, «le seul qui n’a rien fait du temps où il était conseiller général».

Poussée attendue du FN

Le maire de Montpellier et président de la métropole a tenté de négocier un accord avec le PS sur les cinq cantons de Montpellier. Devant le refus de son ancienne famille, il a présenté ses candidats. «La métropole a besoin de travailler avec le conseil général de l’Hérault. Mais pour ça, il faut que le conseil général arrête de taper sur la métropole», se fâche Philippe Saurel, évoquant l’absence de financement d’une longue liste de projets. «Pour qu’il nous respecte, il faut des élus à l’intérieur de l’institution.»

La droite peut profiter de ces scissions et d’un contexte national très favorable. «Je suis intimement persuadé que nous avons une chance de gagner le département de l’Hérault, ce qui serait une victoire historique», prévient Bruno Le Maire (UMP). L’Hérault est une terre rose depuis toujours. Une victoire de l’entente UMP-UDI y serait un tremblement de terre.

Le Front national ne peut pas gagner. Mais pour la première fois, il est présent partout. A Béziers et Lunel notamment, il devrait y réaliser une très forte poussée. Et brouiller un peu plus les pistes.

De 49 à 25 cantons

Le nombre de cantons dans l'Hérault est ramené de 49 à 25. Neuf sont situés dans la métropole (Castelnau-Montpellier, Lattes, Le Crès, Pignan et cinq à Montpellier même), dont le poids politique se trouve considérablement renforcé.